Pour un retour urgent au « kalos kagathos »

Dès l’époque homérique, il y a dans la célébration de la beauté par les Grecs une dimension morale, qui transcende la plastique et le monde des formes visuelles. Le kalon, ce qui est beau, est indissolublement lié à l’agathon, ce qui est bien, les deux mots étant très tôt associés dans la célèbre expression qualifiant le meilleur modèle qui soit de l’homme, kaloskagathos, bel et bon. 

Un autre trait de cette morale est que, comme l’être humain prouvera sa valeur personnelle s’il vainc ses concurrents, que ce soit à la guerre, aux jeux athlétiques, ou dans les joutes oratoires, où les vainqueurs sont par définition une minorité, la kalokagathia concerne surtout une élite.

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Lois fondamentales de la stupidité humaine

Nous avons lu l’ouvrage de Carlo Maria Cipolla, éditions PUF. Au-delà de l’ironie méritée et du savoureux parler « cash » avec lesquels l’auteur traite le sujet, la stupidité est bien une sinistre réalité de notre monde et impacte gravement sa marche. L’auteur, vous le verrez, évoque la proportion des stupides et leur répartition. Cependant, on est plus qu’en droit de se demander s’il n’y a pas des sociétés où les stupides sont largement surnuméraires. En réalité, la chose a été observée de longue date, si l’on en croit les paroles du chef Viking Olaf Hoskuldsson que nous plaçons en image d’illustration. Le stupide surnuméraire devient dramatiquement problématique lorsqu’on lui accorde le droit de vote.

Extraits de l’ouvrage de Carlo Maria Cipolla :

Chacun sous-estime toujours inévitablement le nombre d’individus stupides existant dans le monde. Si élevé que l’on juge le niveau de la stupidité humaine, on est régulièrement frappé, de façon récurrente, par le fait que d’une part des gens que l’on croyait rationnels et intelligents s’avèrent outrageusement stupides, et d’autre part que jour après jour, avec une monotonie imparable, chacun est confronté à des individus stupides, ou subit leurs décisions.

S’appuyant sur une quantité impressionnante de formules et de données scientifiques, généticiens et sociologues se donnent beaucoup de mal pour tenter de prouver que tous les hommes sont naturellement égaux et que si certains sont supérieurs aux autres, c’est le fait de la culture et non de la nature. En réalité, tel individu est stupide de la même façon que tel autre a les cheveux roux ; on appartient au groupe des stupides comme on appartient à un groupe sanguin. L’homme stupide naît stupide par la volonté de la providence. Un pourcentage d’êtres humains est stupide pour des raisons génétiques, et la stupidité est uniformément répartie selon une proportion constante. Mais ce qu’il y a de plus remarquable, dans la fréquence de la stupidité, c’est que la Nature la maintient égale à la probabilité du pourcentage d’individus stupides dans les groupes humains les plus nombreux comme les plus restreints. Il y a le même pourcentage de stupides dans tout un pays que dans un village de deux-cents habitants. Aucun autre ensemble de phénomènes observables n’offre une preuve aussi frappante de la puissance de la Nature.

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Où est « l’homme providentiel » ?

Evidemment pas dans les partis qui se sont partagés le pouvoir depuis 1958 et qui ont mis la France dans la situation catastrophique où elle se trouve actuellement. On ne répare pas les dégâts avec les idées, les structures et ceux qui les ont commis. Pour notre part, pleurant les effets et parce que nous sommes dotés de cohérence intellectuelle, nous ne pouvons chérir les causes. Les décennies ont passé, et la France est allée sans discontinuer de pire en pire, jusqu’à aujourd’hui où les personnages les plus malsains et les plus dangereux, à l’image de l’actuel ministre des Affaires étrangères, psychopathe prolongement d’une dynastie de ces centristes de pseudo-droite malfaisants systémiques (son père était déjà ministre sous les funestes Giscard et Chirac) veulent nous plonger dans une guerre contre la Russie dont nous sortirons détruits. Cette dérive d’un demi-siècle est la démonstration par l’exemple que dans la querelle philosophique entre les Modernes et les Anciens (les premiers considérant l’humanité comme s’élevant par un progrès continu vers un état meilleur, alors que les seconds inclinaient au contraire à croire que les générations suivent, surtout sous le rapport des mœurs, une marche de dégradation, et qu’elles sont en proie à une corruption toujours croissante), ce sont bien les Anciens qui ont raison.

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La fin de Yukio Mishima

Nous sommes le 25 novembre 1970. Ce jour-là, à 11 heures, l’écrivain japonais Yukio Mishima, né le 14 janvier 1925, se donne la mort par seppuku en geste de protestation. Mishima se présente à la caserne d’Ichigaya avec quatre jeunes membres de son groupe nationaliste, la Société du bouclier, la Tatenokai. Le lieu n’était pas choisi au hasard puisque c’était dans ce même bâtiment qu’avait siégé le Tribunal militaire international de Tokyo, le « Nuremberg japonais », qui jugea comme « criminels de guerre » les chefs militaires nippons en 1946.

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Qu’est-ce que le multiculturalisme ?

Et quel effet le multiculturalisme a-t-il sur la réalité nationale ?

L’idéologie multiculturelle s’est déployée partout en Occident, lentement à partir des années 1970, et à partir des années 1990 surtout. Et toutes les sociétés occidentales y ont été soumises par une camarilla de félons mondialistes partageant ce projet. Le multiculturalisme repose sur le fait qu’il est une critique radicale et sans concessions de l’expérience historique des sociétés occidentales, qui va jusqu’à la criminalisation de leur identité et de leur héritage. Cette criminalisation de l’identité nationale est supposée permettre, du point de vue des « multiculturels », l’émancipation de toutes les identités marginales qui auraient été étouffées par l’histoire. 

En conséquence, ce que l’on pratique à partir de là, c’est une censure délibérée de l’héritage majoritaire, de l’héritage fondateur de nos sociétés au nom d’une forme d’égalitarisme multiculturel qui pense toute la réalité sociale selon les catégories inclus/exclus, dominant/dominé, ce qui fait en sorte qu’à terme cette critique radicale sert à véritablement « déconstruire » le fait national et à remplacer nos sociétés, le régime politique de nos sociétés, par une forme de convention multiculturelle, d’égalitarisme multiculturel, qui repose sur la révocation de leur expérience fondatrice. 

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Quand tu t’engages…

La vie devient tellement plus simple quand tu t’engages vraiment.

Quand tu fais ce véritable pacte avec toi-même… soudainement, la friction disparaît. Tu peux enfin avancer.

Peu importe que tu travailles jusqu’à 05h00 du matin. Quatre heures de sommeil suffisent parce que tu es engagé.

Peu importe si tu te sens mal. Tu accomplis quand même ta tâche parce que tu es engagé.

Peu importent les défaites. Tu te relèves comme si de rien n’était parce que tu es engagé.

Si tu ne t’engages que quand les conditions sont bonnes et qu’il n’y a pas d’obstacles, c’est qu’il n’y a rien à renverser.

Une dimension esthétique avant tout

Au-delà de tout, dans le fascisme, il existe un sentiment du monde, un certain style de vie, une approche particulière de l’existence. Dans le fascisme, il y a, avant la politique, une dimension esthétique, symbolique et existentielle, il y a un certain savoir-faire aristocratique voué au peuple, qui fait décanter l’esprit en cultivant le corps, qui emporte en triomphe la mort en vivant pleinement sa vie, qui expérimente la liberté au sein de la communauté.

La pensée juive veut « réparer le monde »

Les mondialistes, à commencer par Jacques Attali en France, ont été depuis une vingtaine d’années suffisamment explicites sur leurs désirs quant à l’avenir de l’humanité, notamment sur la nécessité selon eux d’une « gouvernance mondiale ». Et le fait est que ce vœu coïncide avec les intérêts d’une espérance messianique portée par le Judaïsme.

Il faut connaître certains éléments du passé pour comprendre le présent que nous subissons. De tout temps, les hommes se sont plu à imaginer une ère fortunée, réalisant toutes leurs espérances, tous leurs rêves de félicité : l’âge d’or, dont la tradition se retrouve chez presque tous les peuples de l’Antiquité.

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Le poids des émotions en matière politique

Voici un sujet à la croisée des chemins entre psychologie, anthropologie et politique, où l’on peut distinguer les régimes politiques en fonction de leurs ressorts émotionnels.

 Il faut avant tout distinguer émotion et passion. Le premier terme est devenu le plus courant dans les sciences sociales, sous l’influence de la psychologie et de Darwin. On a tendance à les confondre, alors que ce sont en fait deux temps dans l’état affectif des êtres humains. L’émotion est la réaction brusque, irréfléchie, initiale, alors que la passion vient dans un second temps se greffer sur l’état émotionnel initial et y fixe une idée qui devient plus ou moins obsessionnelle et qui constitue donc la passion. Les passions affectent le comportement en société, ainsi que les rapports entre gouvernants et gouvernés.

On identifie quatre phénomènes ou ressorts qui permettent d’expliquer le comportement en société : 

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« Et cela, c’est déjà la WWIII »

Dmitri Medvedev a réagi en ces termes sur son compte X à l’autorisation donnée par Joe Biden à l’Ukrane de frapper « profondément en Russie » et sur la gravité des conséquences qui pourraient en découler :

1. Il n’est pas si important de savoir qui et quand a pris la décision d’utiliser les missiles tactiques balistiques et de croisière à longue portée des pays de l’OTAN « profondément sur le territoire » de la Russie. Surtout depuis qu’il y a déjà eu des tentatives de les utiliser contre notre pays.

2. Il n’est pas si important de savoir combien d’entre eux l’ennemi possède aujourd’hui. Tout comme le fait que leur utilisation, selon nos ennemis, devrait avoir non seulement un effet militaire, mais aussi un effet d’information.

3. Il n’est pas si important que ces missiles ne puissent pas apporter une contribution significative aux actions militaires de l’ennemi.

4. Il n’est pas si important qu’avec de telles décisions, l’administration actuelle des États-Unis crée délibérément une telle escalade du conflit que l’équipe de Trump devra gérer.

5. Une chose est importante – ce que le Chef de l’État russe a déclaré le 12.09. Et en conséquence – aujourd’hui, une nouvelle version des Fondements de la Politique d’État dans le domaine de la Dissuasion Nucléaire a été approuvée. L’utilisation des missiles de l’Alliance de cette manière peut désormais être qualifiée d’attaque des pays du bloc contre la Russie. Dans ce cas, il naît le droit de lancer une frappe de représailles avec des armes de destruction massive sur Kiev et les principales installations de l’OTAN, où qu’elles se trouvent. Et cela, c’est déjà la WWIII.

Peut-être que le vieux Biden a vraiment décidé de quitter cette vie avec grâce, emportant une partie significative de l’humanité avec lui…

Dmitri Medvedev – sur son compte X (X Account)