Une forme polie et déguisée de la servitude

La modernité fabrique des hommes creux, des êtres sans mémoire, sans ancêtres et sans sol. En arrachant l’homme à ses racines, elle ne l’a pas libéré mais l’a seulement rendu disponible ; disponible pour le marché ainsi que pour la spéculation financière apatride, qui prospèrent précisément sur l’absence d’enracinement. Celui qui crache sur son histoire, qui renie sa terre et ses pères au nom d’une émancipation imaginaire, ne s’affranchit de rien. En fait, c’est même tout l’inverse : il se livre, désarmé, aux puissances de l’argent et du déracinement universel. La prétendue liberté moderne n’est qu’une forme polie et déguisée de la servitude. Soyez anti-modernes, embrassez la révolution conservatrice !