Par la nature que « Monsieur Destinée » attribue à chaque humain apparaissant en ce monde, le corps social se divise en deux catégories, ceux qui deviendront des serpents et ceux qui deviendront des gens honnêtes. La catégorie des serpents se divise elle-même en deux groupes, la racaille de droit commun, criminels et délinquants, et la racaille en col blanc. Le terrain d’épanouissement de la racaille de droit commun a toujours été la société dans son ensemble. Celui de la racaille en col blanc est un principe politique, c’est le théâtre de la démocratie.
La politique est certes une activité professionnelle comme une autre. Quoique pas tout à fait. C’est une activité dans laquelle celui qui s’y engage devrait, dans un monde normal, le faire certes pour gagner sa vie, mais en pensant prioritairement agir pour l’intérêt du pays, du peuple, pas égoïstement pour sa sale petite gueule. Les serpents qui s’épanouissent dans la démocratie ne sont pas des femmes et des hommes qui portent des idées, un programme, par adhésion sincère. Ils n’ont aucune fidélité. La seule conviction qu’ils portent, c’est celle de leur carrière, et tant pis si pour cela il faut massacrer le pays. Pour eux les partis, les leaders de mouvements ne sont que des écuries, et ils naviguent de l’un à l’autre, de Alain Juppé à Édouard Philippe, de Hollande ou Pécresse à Macron, de Macron à Attal, de Pierre Arpaillange à Sarkozy, mangeant à gauche ou à droite, etc. etc. ils louvoient, ils avancent, ils changent d’alignement autant de fois qu’ils l’estiment nécessaire pour servir égoïstement leur carrière. Et dans ce cheminement qui ne sert que leur personne, chaque nouveau ralliement est fatalement précédé d’une trahison, d’une défection envers une précédente fidélité éphémère. Ils n’ont aucun scrupule, aucune pitié, ils sont forgés dans la malhonnêteté intellectuelle, ils sont sans foi ni loi autre que pour leur personne. En fait, ces gens ne sont pas faits comme nous, ils ne sont tout simplement pas humains, ce sont des merdes sans honneur et tout ce qu’ils font est contraire aux intérêts du pays et du peuple français historique. C’est dans les mains de ce type de gibiers de potence que meurent nos pays. Aucun autre type d’homme ne suscite autant de dégoût et de mépris. L’honnête homme qui se fait une idée vertueuse de l’action politique ne peut pas adhérer au monde de ce nid de vipères maçonniques, car ils sont tous maçons authentiques ,ou maçons « sans tablier » adhérant aux idées des premiers sans en faire partie formellement. C’est cette secte politique qui dirige la France. Les personnages au sommet dont l’évocation va suivre tirée du livre de Marc Eynaud L’AMPLEUR DES DÉGÂTS (sur le bilan de la présidence Macron, publié en mars 2026) sont de parfaits archétypes de ce modèle :
« Plombée par affaires que Le Canard enchaîné révèle à un rythme régulier, la campagne Fillon est aussi soumise au lent supplice chinois des défections. Thierry Solère, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire mais aussi le conseiller de Paris Jérôme Dubus ou encore Marie Guévenoux. Un cas emblématique. Cette juppéiste alors salariée de la campagne de Fillon travaillait en sous-main pour Emmanuel Macron. Investie dans l’Essonne, elle sera députée jusqu’en 2024 et ministre dans l’éphémère gouvernement de Gabriel Attal. Arrivée troisième aux législatives anticipées, elle se désistera en faveur du candidat du Nouveau Front populaire. Repêchée par Gérald Darmanin, elle est aujourd’hui sa conseillère spéciale Place Vendôme. »
Voilà donc une femme capable de rouler pour le RPR chiraquien (avec Juppé), être un agent infiltré au service de la macronie, et se désister ultérieurement (parce qu’il y a un intérêt là-dessous) en faveur d’un communiste. Un cas emblématique en effet selon les mots de l’auteur.
Marc Eynaud poursuit : « Dans la continuité de la scène nationale, les grandes villes jusqu’ici détenues par LR [Les Républicains] tombent les unes après les autres. Christian Estrosi (Nice), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Arnaud Robinet (Reims) et Hubert Falco (Toulon) quitteront au fur et à mesure la formation de la droite pour se placer d’abord chez Emmanuel Macron puis certains chez Horizons, la formation politique d’Édouard Philippe, autre dauphin mué en Brutus. Depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022, ils étaient même une petite vingtaine d’anciens LR passés chez Renaissance [ndlr, le parti macroniste] à se réunir régulièrement pour faire exister la droite au sein de la majorité relative. Parmi eux les députés Éric Woerth (ancien ministre de Sarkozy), Charles Rodwell (ex-conseiller de Bruno Le Maire), Constance Le Grip (écurie Sarkozy), Robin Reda (pécressiste), Laure Miller, etc. Pour la droite, la saignée est colossale. Ce fut une des forces d’Emmanuel Macron lors de sa montée en puisance. Saigner LR. L’un des chirurgiens en chef s’appelle Thierry Solère. Élu, en 2012, député de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) sous les couleurs de l’Union pour un mouvement populaire (UMP ex-RPR devenue LR en 2015) puis réélu en 2017 sous les couleurs de LREM [le parti de Macron], Thierry Solère ne s’est pourtant pas représenté en 2022. Et pour cause : il est, entre temps, devenu l’homme politique le plus mis en examen de l’hexagone, puisqu’il est poursuivi pour treize infractions, un record. Parmi celles-ci : détournement de fonds publics, fraude fiscale, emploi fictif, favoritisme, trafic d’influence… etc. etc. La complète de l’homme politique sans scrupule… »
La valse des renégats et des girouettes sans conviction politique véritable à laquelle ils puissent être fidèles, des serpents sans colonne vertébrale et sans boussole autre que leur carrière et leur coffre-fort, dont l’escroquerie démocratique permet l’épanouissement… Et l’on voit dans quel état se trouve la France !
Ce n’est pas un hasard si le serpent symbole de comportement perfide et de vie criminelle fut pris pour être représenté sur le Badge de combat contre les organisations de malfaiteurs, remis aux membres de la Wehrmacht, de la Luftwaffe, des forces de Police et des Waffen SS ayant participé à la sécurité du Reich.

