La réponse n’est pas là où les gens ont été formés à penser qu’elle se trouve.
En URSS, le nommé Isay Davidovich Berg fut chargé de la logistique des exécutions dans la région de Moscou. Au lieu de procéder à des exécutons par balle, il participa à la mise au point, en 1937, de chambres à gaz mobiles utilisant des camions dont le pot d’échappement était relié au compartiment arrière étanche, provoquant la mort des occupants par suffocation au monoxyde de carbone durant le transport vers les fosses communes d’inhumation. On ne pouvait pas imaginer plus diaboliquement pragmatique.
Mais l’idée du gazage est née en France, dans la tête des révolutionnaires. Cela surprend n’est-ce-pas ? L’historien Reynald Secher raconte qu’en 1793, le pouvoir jacobin de Paris songe à recourir aux armes chimiques contre les Vendéens réfractaires à la révolution. Un pharmacien d’Angers nommé Proust, est sollicité, il invente une boule contenant d’après lui « un levain propre à rendre mortel l’air de toute une contrée ». On pourrait l’employer pour détruire par infection cette région rebelle, mais des essais tentés sur des moutons ne donnent pas satisfaction. La méthode est alors abandonnée, pour maintenir l’extermination traditionnelle par le fer et le feu.
On attend toujours que Hollywood et le système éducatif racontent ces faits.
