
« Citoyen de la République française » n’est pas une identité ethnique. Voilà pourquoi la République doit sans cesse donner l’illusion d’une identité commune idéelle qui par définition réfute l’ethnie, refuse de voir le concret des couleurs de peau et l’incompatibilité des cultures.
Elle prétend assimiler des populations étrangères à l’ethnie historique française tout en refusant de reconnaître cette ethnie comme telle. L’assimilation et l’intégration des populations musulmanes et africaines ont globalement échoué (comment pouvait-il en être autrement !), il existe bien sûr des individualités qui font exception. Un passeport n’efface ni une religion, ni une origine, ni les liens internes à un groupe et qui le maintiennent dans ses particularités culturelles. Un coup de tampon administratif ne fait pas le poids face à 1400 ans d’imprégnation islamique et de culture africaine, il n’efface pas davantage les réflexes communautaires et la culture acquis sur tant de siècles, réflexes et culture qui fonctionnent comme des automatismes, surtout quand le pouvoir ne fait rien pour faire adopter par la coercition le modèle culturel et civilisationnel français (propos qui vaut pour les autres pays d’Europe concernés par la submersion migratoire).
Quand l’assimilation promise ne se produit pas, le pouvoir malhonnête feint de s’en prendre aux signes visibles et cherche à la forcer par la loi. Il a bien retenu les mots de son icône révolutionnaire Camille Desmoulins : « Ce sont les despotes maladroits qui se servent de baïonnettes. L’art de la tyrannie est de faire la même chose avec des juges ».
Quand la conversion ne faisait pas disparaître les anciens cultes, le christianisme politique interdisait leurs rites. Quand l’intégration, du fait de son échec ne fait pas disparaître les appartenances, la République veut interdire leurs signes. Même mécanique. Autre catéchisme. Avec ceci de différent que dans le second cas il ne s’agit que d’effets d’annonce sans application, une loi interdit de longue date la dissimulation du visage dans l’espace public, rien n’a été fait pour la faire respecter, et les burqas fleurissent librement.
