Avant, tout était simple. Les pays ethniquement homogènes ne posaient pas de problème d’identification de leurs ressortissants. Mais depuis que nos pays d’Europe occidentale ont perdu l’homogénéité ethnique de leur corps social, pour certains l’identité est devenue une fiction administrative, un habit artificiel. Désormais, un passeport n’établit en rien que son porteur appartienne à l’identité du peuple dirigé par l’autorité qui a délivré ce passeport. Un passeport n’est plus qu’un document par lequel cette autorité reconnaît que son porteur vit dans le pays qu’elle dirige. Un Japonais voyage avec un passeport congolais, c’est la norme d’un monde à qui l’on a fait perdre toute cohérence.

