Nous ne trompons pas Dieu en nous

Le chrétien est un éternel sceptique. Est-ce qu’un homme qui se montre déloyal envers lui-même peut être loyal aux autres ? Peut-il être grand s’il est rongé par le désir de retourner à la poussière ? Quelqu’un peut-il être fort s’il aime la faiblesse ? Quelqu’un peut-il être fier, s’il avance avec humilité ? Est-ce qu’un homme qui se considère comme né dans le péché peut être pur ? Est-ce que quelqu’un qui méprise le monde peut être heureux dans ce monde ? Et quiconque méprise la Création divine peut-il porter le Créateur dans son âme ?

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Le gauchiste est pacifiste

Le pacifisme est une « valeur » traditionnellement portée par l’homme de gauche. Mais quelle en est l’origine ? S’agissant des Français, c’est un étrange fait que la fibre guerrière se soit étiolée chez nombre d’entre eux, pour un pays qui détient le record du nombre de batailles gagnées dans l’histoire. D’aucuns datent l’émergence du pacifisme suite aux horreurs et au nombre de morts de la Première Guerre mondiale. C’est une erreur. Elle date du XIXe siècle, époque qui est d’ailleurs celle de la création d’une organisation pacifiste s’il en est, la Croix Rouge, par le suisse Henri Dunant, heurté par la dureté de la bataille de Solférino (1859).

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Gueule de bois post-électorale

Très inconfortable réveil, au lendemain de cet épisode électoral, européennes, et législatives nationales 2024. La France est dans une crise inédite dans l’histoire de la Ve République. Une crise où le système politique produit le contraire de ce à quoi aspire la grande majorité de la population. Sur la question de l’immigration, il est désormais établi qu’il y a une majorité très importante d’idée en France pour stopper l’immigration massive extra-européenne. Non pas pour la ralentir, pour la modérer, mais pour la stopper. Or le régime fondamentalement continue d’imposer cette immigration massive aux Français. Il démontre s’il en était encore besoin combien cette démocratie « représentative » est une escroquerie(*) qui se fout de l’avis des gens pour ne retenir que le sien. Les Français ont beau crier sur le mode du désespoir, on ne les entend pas, et on leur impose le contraire de ce qu’ils expriment souhaiter. L’oligarchie bourgeoise mondialiste agit au grand jour. Il en va de même de sa surdité volontaire et méprisante sur tous les autres sujets, s’agissant de l’insécurité, de délinquance et de criminalité, du pouvoir d’achat, de la perte de souveraineté à travers l’inféodation à l’Union européenne, des agriculteurs en train de crever… Ce sont des démophobes (voir notre article La fin de 50 ans de déclin, répertorié dans la thématique République, Démocratie, Vie politique française). Les gueux ne comptent pas, ils n’ont qu’à fermer leur gueule, et subir sans broncher. Dans la situation actuelle, nous n’en sommes plus à un décalage entre les institutions et la population, mais à un retournement des premières contre la seconde.

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Comme on leur dira…

Cette folle semaine de matraquage généralisé du Système contre le Rassemblement national entre les deux tours des élections législatives, illustre pleinement la phrase d’Alexis de Tocqueville (1805-1859),

Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira.

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La nation n’a pas dit son dernier mot

Les idées internationalistes ont compté et comptent encore de nombreux adeptes sur différents plans de la théorie politique, économique et sociologique, qui ont tôt fait d’enterrer la nation. Des millions de personnes n’ont-elles pa cru en l’idée marxiste d’ « internationalisme prolétarien » et conduit en son nom la plupart des révolutions du XXe siècle ? Cela n’aurait pas été possible sans l’interprétation donnée par Karl Marx de l’identification nationale, selon lui déterminée par l’histoire, par conséquent passagère. Comme bien d’autres phénomènes sociaux, Marx a borné la nation à une manifestation historique éphémère ayant des causes et des conséquences exclusivement économiques. Ce mode de réflexion internationaliste apparaît le plus clairement dans le livre La troisième vague d’Alvin Toffler qui ne part pas, du moins explicitement, des positions marxistes. Il voit l’apparition et le développement des nations et des Etats nationaux simplement comme le résultat de l’aspiration intégrative de l’industrialisme. Foutaises de l’un et de l’autre ne tenant pas compte des notions de clan, d’hérédité, de famille, de langue, de religion, de souffrances partagées sur le champ de bataille fondatrices d’un sentiment national comme à Bouvines autour de Philippe Auguste le 27 juillet 1214, comme il en fut du sentiment d’unité nationale italienne émergeant dans les années 1830 autour de Giuseppe Mazzini.

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Pauvres Français !

Nos amis Suisses gagnent presque trois fois plus que les Français. Pourtant le coût de la vie en Suisse n’y est que 63% plus élevé.

Et si l’on prend les Pays-Bas ? Le Hollandais moyen gagne près de 14 000 € de plus par an pour un coût de la vie quasi identique à celui des Français. 

Le « pays de glace » l’Islande, terre minérale et semi désertique, aux maigres forêts (plus de la moitié du territoire islandais est dépourvue de végétation), sans agriculture (les terres arables en Islande représentent moins de 1 % de la surface de l’île ; la pêche et le tourisme y sont importants en revanche), qui n’exporte pas son énergie, parvient à se classer deuxième, et est l’un des pays les plus prospères dans le monde.

Qu’est-ce qui ne va pas en France ? On pose la question par formalisme. La réponse est connue : des « élites » politiques et économiques incompétentes et lamentables, une politique volontaire de bas salaires, 60 % d’une population de mendigots trop pauvre pour être soumise à l’impôt sur le revenu et pour compenser un écrasement fiscal des 40 % imposables, une dilapidation de l’argent public dans une générosité délirante envers des populations hostiles importées et maternées par millions… Un système général à abattre et à reconstruire en interdisant d’accès au pouvoir les idéologies et les hommes dudit système. Mais il gèlera en enfer avant que ce soit le cas. Pourtant, la France était la quatrième puissance économique et militaire du monde dans les années 1970. C’est à cet incroyable déclassement que l’on mesure la bêtise malfaisante des générations qui ont gouverné depuis cette époque, avec une aggravation extraordinaire opérée par celui qui est en poste depuis 2017. C’est un crève-cœur.

Florent de Mestre

Progressistes vs Rétrogrades

Par l’école dont elle s’est emparée à partir de 1789, par un bourrage de crâne incessant depuis une quarantaine d’années, la franc-maçonnerie est parvenue à faire reculer chez le Français historique le patriotisme devant l’idée, déjà ancienne puisqu’elle est dans l’ADN de la République héritée de la Révolution, de « fraternité universelle ». En substance et en vérité, la conscience nationale originelle, patriotique, a été effacée au nom d’une utopie en apparence noble, mais en réalité non enracinée dans la vie et dans le réel (il n’existe pas un seul exemple dans l’histoire de coexistence pacifique sur un même territoire entre races et cultures distinctes). Et non seulement une partie importante des « élites », mais aussi des millions de Français qu’elle a entraîné dans cette aventure, se retrouvent déracinés, privés de leur culture nationale d’origine et des marques fondamentales de leur civilisation, perdus dans le vide, sans terrain solide sous leurs pieds, avec l’illusion de vivre dans des sphères élevées, mais en fait dans une impasse. Pour ces Français renégats, il est devenu souhaitable de renoncer à leur propre nation et de se déclarer « citoyens du monde », internationalistes, ce qui n’est que le cosmopolitisme vendu par l’intelligentsia juive médiatique, dont BHL n’est qu’un exemple parmi de très nombreux autres (Les Français se libèreront-ils un jour de la domination de cette pensée extérieure !), dont les déclarations sont connues, qui ont intoxiqué depuis des décennies les cervelles perméables qui se classent en « progressistes » et les autres en « rétrogrades », suivant leur attitude envers l’internationalisme.

Florent de Mestre

Quand commença la décadence de Rome ?

Le parallèle est saisissant entre ce qui a précédé et amené la chute de l’Empire romain, et la situation de la France aujourd’hui. Le rappel on ne peut plus clairvoyant de ces quelques étapes par Dominique Venner est là pour le démontrer. Quand des dirigeants ivres de leur idéologie mondialiste multiraciale refusent depuis cinquante ans de voir et d’accepter les leçons de l’Histoire… La France aujourd’hui est à mi-chemin entre Septime Sévère et Héliogabale.

Menées souvent au hasard, les conquêtes drainent vers Rome des richesses fabuleuses et une énorme main-d’œuvre servile qui « barbarisera » l’Italie bien avant les Grandes Invasions. La petite république pastorale des origines devient une métropole impériale énorme et richissime. Les conquêtes ont fait affluer des centaines de milliers d’esclaves africains ou syriaques. Au fil du temps, par métissage, ils modifient en profondeur la population de Rome et de l’Italie. La richesse, très inégalement répartie, profite aux familles puissantes qui se partagent le pouvoir. Pendant ce temps, les anciens citoyens libres, agriculteurs en temps de paix, légionnaires en temps de guerre, sont déchus et prolétarisés, transformés en troupeau informe, proie des démagogues. 

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Ce que nous apprend le paganisme

Le sacré, le divin, la spiritualité sont des exigences de la nature humaine. Tout le monde connait cette célèbre formule selon laquelle « l’homme est un animal religieux ». N’oublions pas que religion vient d’un mot latin qui signifie relier. Il s’agit bien de relier toutes les parties du monde, relier ce qui appartient à la sphère de l’humain et ce qui appartient à la sphère d’un univers beaucoup plus vaste au sein de laquelle l’humain n’est qu’une partie. C’est ce que signifie le symbole de la croix (la croix dite grecque aux quatre branches égales et non la croix dite latine). Ce symbole, beaucoup plus ancien que le christianisme, comme l’atteste l’archéologie, est une façon de dire que l’homme est à la croisée d’un axe horizontal, qui représente le lien entre les choses de la terre, et un axe vertical, qui représente le lien avec le reste de l’univers, « ce qui est en dessus et ce qui en dessous ». Ainsi le paganisme nous apprend, entre autres choses, à être tout à la fois solidaire de l’ensemble de l’univers et humble vis-à-vis de cet univers. Nous sommes de petites étincelles, de petites poussières brillantes au sein de l’infini. Le paganisme c’est à la fois la prise en compte de cette humilité devant la diversité de la vie, devant la diversité du monde, mais aussi la grande fierté d’appartenir à ce monde vivant. – Pierre Vial.