Focus sur les Altermondialistes

Ils disent militer pour un autre monde. D’une certaine façon, oui, mais ils sont démasqués de longue date désormais, ils nous ont suffisamment donné à comprendre que cet autre monde n’est qu’un avatar du vieux monde soviétique. Altermondialistes est le terme par lequel se sont désignés les activistes ci-devant antimondialistes. Il fut lancé fin 2002 par le mouvement Attac, qui en raison de son rôle idéologique central dans le mouvement « antimondialisation » gauchiste le fit accepter rapidement par l’ensemble de ce mouvement.

On remarquera que la définition de l’altermondialisation a été donnée par Pierre Tartarowski, à l’époque secrétaire général d’Attac, devant le Grand Orient de France, le 22 novembre 2002. Et n’est pas reçu au 16 rue Cadet le premier venu, cela en dit long sur la source et les liens d’Attac, comme de toutes les organisations qui militent à la destruction de la société traditionnelle en France, toutes pilotées par les idées maçonniques sur lesquelles le Français moyen semble mettre une sorte de tabou craintif, une réalité qu’il ne veut pas affronter, avec tous les dommages qui en découlent. Pierre Tartarowski a été par ailleurs président de la Ligue des droits de l’homme de juin 2011 à mai 2015, il n’y a pas plus lié à la maçonnerie que ce genre d’activistes. Attac fait donc partie de cette entreprise médiatique trompeuse consistant à présenter en rebelles des gens totalement liés au sérail du régime, faisant croire à l’opinion qu’il y a une opposition à la politique menée, un leurre pour idiots et pour ignorants. 

Le mot altermondialisation n’apparaît pas dans le texte, mais seulement dans l’intitulé de la conférence, qui semble donc constituer l’acte de naissance de l’altermondialisme. Pierre Tartarowski soulignait que « ce n’est pas la mondialisation en général qui est prise en ligne de mire, mais une mondialisation particulière, la mondialisation libérale ». Attac n’est donc pas antimondialiste, mais veut « inverser les logiques sociales, économiques, culturelles et politiques » des processus de globalisation des économies. Pierre Tartarowski dit crûment : « Attac estime urgent d’apporter des réponses réellement mondialistes. » Mais conformes aux valeurs défendues par le mouvement, qui sont des « valeurs internationalistes ». C’est un « nouvel humanisme » qui « se nourrit d’utopie » pour créer « un autre monde ». Il insiste : « Il s’agit d’un tout autre monde, d’une toute autre mondialisation. » Ainsi apparaît clairement que le mouvement qui se disait antimondialiste est en fait un mouvement mondialiste, qui mêle l’utopie révolutionnaire rouge, l’humanisme maçonnique, l’internationalisme marxiste pour fabriquer « un tout autre monde », et tel est le sens originel d’altermondialiste. Mais en fait de tout autre monde, c’est à un monde sinistrement connu que tout cela renvoie. Le mondialisme anti-libéral, c’est seulement un autre nom pour l’internationalisme anticapitaliste, autrement dit pour le communisme soviétique. On connaît le résultat : la plus grande misère du XXe siècle, les plus grands crimes, et les plus grandes catastrophes écologiques. 

On peut objecter à cela qu’Attac insiste sur l’humanisme. Ce n’est pas un argument : Karl Marx a écrit que le communisme est un nouvel humanisme. Mais le fait de souligner cet « humanisme » devant le Grand Orient a une signification bien précise. On se réfère alors (en même temps) à l’humanisme maçonnique. Celui-là qui inspire nombre des dirigeants français et des grands sommets internationaux. On montre sans ambiguïté aux membres de la Secte, qu’on en est… Ainsi l’humanisme est la notion qui relie les deux faces de la mondialisation : la « libérale » du G7 et de l’OMC, et l’ « anti-libérale » des contre-sommets. Un humanisme qui pour être à géométrie variable relève, dans tous les cas, de la subversion de l’ordre naturel. D’un côté comme de l’autre, il s’agit de détruire les communautés, leurs défenses et leurs traditions, afin d’imposer un marché planétaire unique, libéral ou anti-libéral, en tout état de cause totalitaire.