Sur Polaris média, nous sommes suffisamment critiques à propos de la démocratie (voir nos articles rappelés ce 31 mars 2025 sous le titre Ne plus être dupe sur la démocratie et la République, thématique République, Démocratie, Vie politique française) pour qu’il ne soit pas possible de nous ranger parmi ses partisans inconditionnels. Nous invitons d’ailleurs à la lecture de Pourquoi je suis moyennement démocrate, de Vladimir Volkoff, aux Éditions du Rocher. Nonobstant, sans être donc dans une démarche volant à son secours, jouons le jeu. Il est possible de faire les réflexions suivantes.
Nos sociétés sont très imaginatives pour inventer des concepts pour justifier la négation des libertés publiques et de la souveraineté populaire, au nom de la « démocratie ». C’est au nom de la démocratie que l’on piétine la démocratie aujourd’hui. Parmi les motivations du jugement du 31 mars 2025 contre Marine Le Pen, si celle-ci finissait par pouvoir être candidate à la présidentielle, et si elle l’emportait plus encore, il s’agirait d’un « trouble irréparable à l’ordre public démocratique qu’engendrerait le fait qu’elle soit candidate, voire élue… ». C’est très révélateur. On nous dit ainsi qu’il y aurait désormais un concept plus important que la démocratie réelle : l’ordre public « démocratique ». Une forme de morale néo-soviétique des temps présents.
Afin d’instaurer une dictature moderne, molle et asphyxiante, l’extrême-centre profite du théâtre médiatique monté sur l’affrontement entre l’extrême-gauche et ce qui est qualifié d’ « extrême-droite » pour continuer à se présenter comme le « cercle de la raison ». L’extrême-centre exploite l’affichage de cet affrontement pour masquer l’avènement du vrai contrôle, celui qui se place en pseudo « arbitre du chaos ». Nous avançons vers la grande bascule planifiée et annoncée du Grand Reset. Nous y sommes presque. À moins d’un sursaut radical toujours possible – personne n’a la vérité de l’histoire – la trajectoire apparaît comme inéluctable. Sa morbidité en Europe occidentale ne fait plus aucun doute.
On a beaucoup dit et écrit à propos du deep state américain – et, inévitablement, on en a dit tout et son contraire, au point de perdre complètement de vue ce qu’il est réellement –, mais on n’a jamais parlé d’un deep state européen. Pourtant, il existe, et il devient de plus en plus visible. Il y a bien sûr une différence fondamentale avec celui des États-Unis, qui représente un ensemble composite, certes, mais néanmoins focalisé sur le maintien de l’hégémonie américaine sur le monde, tandis que celui de l’Europe est avant tout centré sur la préservation de lui-même et de son propre pouvoir.
Ce deep state européen est essentiellement composé de politiciens, de bureaucrates, de grands commis et de lobbyistes, en connexion croissante avec des militaires du commandement de l’OTAN. Il constitue de fait une sorte de franc-maçonnerie européenne, fortement engagée dans la promotion et la défense de ses membres, mais surtout dans l’exercice d’un pouvoir supranational de plus en plus envahissant – et de plus en plus antidémocratique.
Il y a en France des sujets qui soudain semblent mériter une attention toute particulière. En ce moment se déroule une crise politique et sécuritaire majeure dans le pays, plus de 1 000 agressions gratuites par jour, plus de 120 attaques au couteau par jour, des attentats terroristes commis par des clandestins qui auraient dû quitter le territoire, mais pour l’occupant de l’Élysée l’urgence est ailleurs. Selon France Info, l’Élysée a jugé bon de mandater des « experts » de sociétés privées de conseil pour observer un phénomène qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines : la montée du courant « libertarien », adepte d’un interventionnisme minimal de l’État dans la vie des gens et d’une diminution drastique du gaspillage de l’argent public. Voilà donc que ces analystes s’attèlent à décrypter les discours de certains comptes sur X (le réseau social de Elon Musk ex-Twitter).
Ce qui préoccupe au sommet de l’État aujourd’hui c’est de voir se diffuser l’idéologie libertarienne dans des cercles de plus en plus étendus, puisque de plus en plus d’intellectuels, de leaders d’opinion de droite, de figures politiques, de journalistes, réputés comme crédibles, partagent les publications de certains comptes qui critiquent donc le Système, estimant que l’on paie trop d’impôts, comptes suivis par des dizaines de milliers d’abonnés.
Tout le monde peut constater le changement de nature qui a été celui d’une organisation créée pour être commerciale en matière d’énergie et de métallurgie, la Communauté économique du charbon et de l’acier, CECA, devenue une organisation antidémocratique, dictatoriale, l’Union européenne, qui veut transformer nos pays en sociétés multiraciales et métissées, en faire des reproductions miniatures du contenu de la planète en important sur nos terres ancestrales et historiques par dizaines de millions (et en vérité sans limites déterminées) des populations aux cultures, moeurs, religions dissonantes empêchant une coexistence harmonieuse, dans la réalisation du melting-pot théorisé et promu par la pensée juive avec Israël Zangwill (sa pièce de théâtre The Melting Pot en 1908, publiée en 1920) et les idéaux de la Franc-Maçonnerie, melting-pot réalisé initialement dans les deux pays les plus engagés dans cette pensée, Royaume-Uni et États-Unis d’Amérique*, avec les énormes problèmes que ce modèle de corps social génère, problèmes dont nous n’avons aucun besoin et qu’il est fou de s’infliger sciemment à soi-même. La question ne quitte pas ma pensée : comment certains peuvent s’être laissés convaincre qu’il faut préférer les emmerdes et les drames à une vie paisible !?! Un esprit sain ne peut adopter ce modèle de société. Lire notre autre article La loi naturelle contre le melting-pot, répertorié dans la thématique Société multiraciale.
Union européenne qui a viré effectivement en une réplique méthodologique de nature soviétoïde, et qui considère aujourd’hui que la « démocratie » c’est uniquement la préservation de son pouvoir à travers les partis qui ont son approbation et non pas la volonté des peuples, UE qui prétend restreindre la liberté d’expression à sa seule parole afin que personne ne puisse entraver son action. Au point où nous en sommes, l’Union européenne peut directement fournir la liste des candidats qu’elle autorise à gagner les élections sur le continent. Pays par pays. Ça ira plus vite. Que faut-il encore aux peuples pour comprendre que l’UE est une tunique de Nessus et qu’ils doivent au plus vite chasser du pouvoir ceux qui en sont partisans !
*Même si le nouveau pouvoir américain s’écarte heureusement de ce que fait l’oligarchie de l’UE, il ne rompt pas avec son propre modèle de société multiraciale, il ne peut le faire, les USA sont définitivement marqués par ce type de société. Toute l’histoire du XXe siècle des Etats-Unis, depuis leur entreprise de « Ellis Island », est celle de l’opposition conflictuelle entre les différentes communautés (parce que les gens ne se mélangent pas contrairement aux utopies de l’idéologie, il y a un instinct invincible, « Qui se ressemble s’assemble », c’est la loi naturelle pourtant bien connue), avec leurs quartiers respectifs, Irlandais, Polonais, Juifs, Blacks, Chinatown, Little Armenia, etc. bien vulgarisée par le cinéma. Le spécialiste des sciences politiques américain de Harvard, Robert Putnam, rappelait dans une conférence de presse en Angleterre le 9 octobre 2006 que la « diversité ethnique » est source de « méfiance » entre les individus. L’idéal universaliste de la Franc-Maçonnerie de société cosmopolite sans limites sous lequel l’oligarchie fait vivre nos pays est un idéal frelaté dans son essence même, parce que contre-nature. Et forcer à aller contre la loi naturelle ne provoque que des catastrophes. Il faut sans cesse rappeler les paroles de bon sens de Guillaume Faye, « Le vivre-ensemble bienveillant n’est possible qu’entre des populations apparentées, biologiquement et culturellement. Tout le reste n’est que fumisterie. »
– la « ville de 15 minutes », ce concept visant, au nom de l’écologie, à limiter les déplacements en organisant la présence de tout ce qui est nécessaire à quinze minutes de chez soi, qui finalement n’est pas sans rappeler « le Village » dans la série Le Prisonnier,
– la puce RFID dans le bras, le crédit social associé au traçage des déplacements et au contrôle comportemental permanent, ainsi que autres joyeusetés de la sorte,
le Discours de la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie, et les expériences de Milgram et de Asch montrent que la masse fera précisément ce qu’elle a fait pendant les règles les plus absurdes qui ont triomphé durant la société pharmaco-punitive de l’épisode Covid-19 : les gens accepteront. Ils accepteront sans broncher. Pire, ils accepteront en s’en prenant à ceux qui s’y opposent.
Où l’on ne peut s’empêcher par ailleurs de trouver certaines similitudes de méthode avec la gestion du Covid-19 par le gouvernement français, et de mentalité communiste qui infuse toujours dans de nombreuses cervelles.
La Conspiration des Égaux (1795/1796), avec Gracchus Babeuf, projette de renverser le Directoire, d’abolir la propriété, et instaurer la communauté des biens et des travaux dans une égalité parfaite entre les citoyens qui sont nourris par la distribution de l’État.
Un décret de police prévu par les conspirateurs prive de tous droits politiques ceux qui vivent de leurs revenus, puisque le citoyen doit travailler au service de la communauté et reçoit des autorités ce qu’il lui faut pour vivre. Ce décret exclut de la communauté ceux qui vivent de leurs revenus en les considérant en tant qu’« étrangers auxquels la République accorde l’hospitalité. Les étrangers sont sous la surveillance directe de l’administration suprême, qui peut les reléguer hors de leur domicile et les envoyer dans des lieux de correction (on se souvient du journaliste économique de BFMTV Emmanuel Lechypre, et d’autres, prônant d’aller chercher les non vaccinés menottes aux poignets). Ils déposeront, sous peine de mort, les armes dont ils sont possesseurs entre les mains des comités révolutionnaires. L’administration suprême astreint à des travaux forcés les individus des deux sexes dont l’incivisme, l’oisiveté, le luxe et les dérèglements donnent à la société des exemples pernicieux. Leurs biens sont acquis à la communauté nationale.
Les îles Marguerite et Honoré, d’Hyères, d’Oléron et de Ré, seront converties en des lieux de correction où seront envoyés, pour être astreints à des travaux communs, les étrangers suspects et les individus arrêtés. Ces îles seront rendues inaccessibles. Ainsi, surveillance de la police, désarmement, travaux forcés, relégation dans des îles solitaires, confiscation, tel est le sort réservé aux propriétaires qui ne s’empresseront pas de se soumettre au régime communiste. Il eût été bien plus simple de décréter immédiatement l’expropriation générale. Mais les Égaux voulaient sans doute que l’accession à la communauté parût volontaire. Ils pensaient que la contrainte (sous l’épisode Covid-19 la menace de perdre son emploi, le pass sanitaire et les tests payants poussant à la vaccination) n’annulait pas le consentement ; ils faisaient des prosélytes (des vaccinés) comme l’Inquisition des convertis.
Les porteurs de valises du christianisme, ses théologiens, ses fidèles, ont tous présupposé, avec un total esprit partisan et aveugle, sans la moindre considération critique, que le monothéisme est, d’une façon ou d’une autre, une forme de croyance supérieure au polythéisme.
Est-il donc si évident que le monothéisme soit philosophiquement « supérieur » au polythéisme ? Absolument pas bien sûr. Le monothéisme n’est pas nécessairement, philosophiquement ou métaphysiquement supérieur au polythéisme, puisqu’il n’existe AUCUNE preuve de l’existence d’un seul et unique Dieu.
En démocratie française en 2024, celui dont on sent qu’on finira par ne plus pouvoir le vaincre « à la loyale » dans les urnes (95 % des 36 000 communes de France avaient placé le Rassemblement National en tête lors des dernières élections législatives européennes en Juin 2024), on l’élimine purement et simplement de l’équation par anticipation. Le Système assume désormais ouvertement comme légitime d’empêcher ses concurrents de concourir tout en se prétendant toujours démocratique, ce qu’il n’est plus de longue date désormais (il ne l’a jamais été en réalité, voir entre autres notre article Sommes-nous en démocratie ?*, mais n’a pas l’honnêteté de le reconnaître. Le nombre grossit de ceux qui ont compris que la conception de la démocratie pour cette mafia républicaine qui se partage le pouvoir et agit contre les intérêts de la France depuis cinquante ans ne vaut que dans l’entre-soi. Pour l’honnête homme, c’est en cela, en cette hypocrisie, que ce Système est insupportable, suscite l’indignation et un rejet viscéral.
Le réquisitoire prononcé contre Marine Le Pen dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (faits datant de 2009 exhumés aujourd’hui avec un vice remarquable) a fait l’effet d’une bombe politique. Il vise, tout le monde l’a compris, à l’éjecter de la vie « démocratique » et l’empêcher d’être présente à la prochaine élection présidentielle, afin de sauver le cul d’un Système et d’un régime aux abois. Nous sommes dans un procès politique à part entière qui s’inscrit dans une histoire longue, plus d’une décennie, où l’on a vu à répétition des candidats, des figures politiques, des intellectuels catalogués « anti-Système » se faire expulser du jeu. Et c’est par ces purges répétitives, le dernier outil qu’il lui reste, que le Système se maintient, même s’il rompt toujours un peu plus son lien avec le peuple.
En 1932, Aldous Huxley publie son livre Le Meilleur des Mondes, une dystopie décrivant une société futuriste où le contrôle technologique et social est omniprésent. Il est précédé en 1921 par le russe Eugène Zamiatine qui écrit sa propre dystopie totalitaire Nous Autres. Il sera suivi de George Orwell avec 1984. Le glissement de notre époque contemporaine vers les univers décrits par Zamiatine, Orwell et Huxley a amené les érudits et les analystes à évoquer de plus en plus fréquemment leurs trois romans dans le débat, dans des articles, permettant de les faire connaître davantage, mais tous ceux qui ne les ont pas encore lu doivent absolument le faire.