Symptômes de la décadence

– L’effondrement du pouvoir, l’impuissance, ou plutôt le refus de s’attaquer à certains problèmes qu’il a créés et de les résoudre. Il y a un pouvoir, mais il n’est plus lié à une responsabilité, à un devoir, il est lié simplement aux privilèges que l’on a lorsqu’on y participe, et à l’action de destruction volontaire qu’il porte.

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Il naît tous les jours des gens de droite

Utilisons les termes gauche et droite par convention pour faciliter le propos, les réalités doctrinales n’étant pas aussi simples (par exemple un fasciste, même s’il est aussi autre chose, est un socialiste).

Les gens de gauche basculent à droite, quand ils s’indignent soudain du désordre ou se découvrent des racines. Cette démarche peut être liée à l’avancée en âge, mais c’est loin d’être une règle, la prise de conscience peut être plus précoce, selon les individus. Le processus inverse, passer de la droite à la gauche, est beaucoup moins évident et beaucoup moins fréquent. Pourquoi ? Parce que l’homme qui commence à droite n’est pas, comme le considère la gauche, une feuille vierge, un sujet autonome qui ne doit rien à des racines, à une hérédité, une culture, ou une histoire. L’homme qui démarre à droite est porteur de ces éléments réfutés par la gauche, et dès lors passer à une idéologie qui les rejette constituerait une forfaiture, une trahison de soi-même. La chose est donc beaucoup moins répandue.

Quoi qu’il en soit, les gens de gauche qui basculent à droite ne doivent pas craindre de l’assumer au grand jour, parce que l’exemple du courage est un moteur pour autrui.

Des primates au consumérisme

C’est un processus presque logique : si tu places un distributeur de confiseries dans une forêt peuplée de chimpanzés, tu observeras qu’une fois avoir appris à appuyer sur le bouton de la machine, les singes passeront leur vie à le faire. Si le distributeur est inépuisable, les primates se lèveront tous les jours pour aller appuyer sur le bouton. Quelles que soient leurs capacités cognitives, aller appuyer sur le bouton sera devenu leur raison de vivre. Heureusement, une telle machine n’existe pas dans la forêt et après avoir arraché des figues bien sucrées sur un arbre offrant ces confiseries de la nature, les chimpanzés doivent attendre une année pour pouvoir en prendre d’autres sur ces mêmes branches. Entre temps, ils cherchent d’autres fruits, d’autres arbres. Cette recherche, cette quête d’autres branches ne peut être considérée comme de la consommation stérile, elle rend le singe actif et dynamise le développement de son intelligence. Elle rend les singes attentifs à leur environnement, ils partent en quête après l’avoir observé et étudié. Leur raison de vivre sera la recherche de nourriture et non la consommation à proprement parler.

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Qui se ressemble instaure la confiance

La coopération par la culture commune et la réputation est infiniment plus efficace que la coopération par la loi, la surveillance et le contrat des sociétés de masse multiculturelles et postculturelles. Les mathématiciens Albert W. Tucker puis Robert Axelrod ont montré (avec le dilemme itératif du prisonnier) que c’est la répétition des interactions du fait de la nécessité, de la proximité et la compréhension mutuelle des acteurs qui en résulte, qui permet l’apparition d’un comportement altruiste mutuellement profitable. On n’a jamais fait mieux que la coopération par la culture commune et la préservation de la réputation pour organiser les humains en communautés de confiance et réduire les comportements asociaux. La communauté de culture est l’optimum coopératif.

A l’inverse, Robert Putnam, spécialiste des sciences politiques à l’université de Harvard, auteur de Bowling Alone, a validé par ses travaux que la diversité ethnique est source de méfiance entre les individus. La diversité ethnique sape gravement la confiance et les rapports sociaux au sein des communautés. Son étude approfondie démontre que plus une communauté est diversifiée, moins ses habitants sont enclins à faire confiance à quiconque, depuis leur voisin immédiat jusqu’à leur administration locale. Même à l’intérieur de leur propre groupe ethnique, les gens deviennent encore plus méfiants les uns à l’égard des autres, comme ils le sont à l’égard de ceux d’une origine différente. Sa plus importante trouvaille a été qu’« en présence de la diversité nous nous faisons tout petits ». « Nous réagissons comme des tortues » rentrant dans leurs carapaces. « Le résultat de la diversité est pire que ce que l’on avait imaginé ». Il a mesuré que c’était à Los Angeles, « la concentration humaine la plus diverse de l’histoire humaine », que la confiance était au plus bas. Quand les données prenaient en compte de multiples facteurs dont la classe sociale, ou les revenus, elles montraient que plus il y avait de gens de races différentes à vivre dans la même communauté, plus grande était la perte de confiance. 

En résumé, plus nos différences physiques sont visibles, plus elles semblent installer dans notre inconscient, et ce malgré toute notre bonne volonté, des barrières rendant très difficile ou impossible de voir l’autre totalement au-delà de son apparence. Tout cela n’est que l’évocation des tendances comportementales de fond de l’être humain. Tous éléments et notions qu’ignorent les ignares réjouis partisans de la société multiraciale, ou dont ils se moquent royalement préférant s’accrocher à leur utopie ou prétendant modifier la nature humaine par l’imposition répétée de ce type de société, ce qui est voué à l’échec, et génère en conséquence tous les problèmes de cohabitation que nous subissons avec le monde extra-européen.

La rancune des disgraciés

« Tout ce qui est laid affaiblit et afflige l’homme. Il rappelle la décadence, le danger, l’impuissance ; il subit en réalité une perte d’énergie en sa présence. L’effet du laid peut être mesuré avec un dynamomètre. Chaque fois que l’homme se sent déprimé, il ressent la proximité de quelque chose de « laid ». Son sentiment de puissance, sa volonté de puissance, son courage, sa fierté – ils diminuent avec le laid, ils augmentent avec le beau. » – Friedrich Nietzsche.

L’appréciation de la beauté et de la laideur par l’être humain est un sujet énigmatique et passionnant. Pour quelle raison sont-ce tel trait, telle forme, tel détail, tel aspect, qui ont été installés comme agréables ou désagréables dans notre perception, et pas leurs contraires ? Umberto Eco a traité de ce sujet dans ses deux volumes Histoire de la Beauté et Histoire de la Laideur. En lien avec cet extraordinaire sujet, nous associons également la beauté au bien, et la laideur au mal. Tout comme la beauté est associée à la liberté. Elle lui est même consubstantielle selon Philippe Nemo dans Esthétique de la Liberté. La contrainte n’a jamais accouché que de choses laides.

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Les idées de gauche et les femmes

Comment expliquer que les femmes n’ayant pas fait d’études prolongées votent conservateur et sont davantage sensibles à la notion identitaire, alors que celles avec de plus longues études sont le seul groupe à voter massivement pour l’extrême-gauche ? C’est en réalité très simple. Deux raisons principales entrent en jeu :

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Les crédules et les clairvoyants

« La Russie montre une hostilité volontaire envers nous, elle est une menace existentielle pour l’Europe et la France ». De nombreux observateurs, journalistes honnêtes (si si, il y en a quelques-uns), chroniqueurs politiques et simples citoyens ont heureusement compris que ce propos n’est qu’un énorme bobard colporté par tous les perroquets médiatiques au service du pouvoir, dans la presse écrite, sur les chaînes radio et de télévision du service public, bobard forgé par la clique qui pilote l’Union européenne, avec son représentant parisien, le fléau qui occupe actuellement le palais de l’Élysée. Et ils ont également compris, ces clairvoyants, la raison de ce bobard, raison sur laquelle nous ne reviendrons pas ici, ce n’est pas le propos, nous l’avons déjà comme beaucoup d’autres expliqué antérieurement. Mais s’il y a des clairvoyants, l’expression publique sur les réseaux sociaux montre à qui pourrait encore en douter qu’il y a hélas beaucoup de crédules.

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La sidération au service des tyrans

Le cerveau de la plupart des gens est sensible à l’état de sidération. Ils sont dans cet état depuis la période Covid qui a été marquée par un totalitarisme franc, un crime contre l’humanité et du terrorisme d’État. Cela explique pourquoi ils banalisent les scandales dévoilés chaque jour, même quand ceux-ci sont d’une ampleur sans précédent.

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Psychologie du crétin

Les temps sont trop graves pour continuer à faire acte de bienveillance. Il faut parler cash et clair, utiliser les mots appropriés, si déplaisant soient-ils pour certains.

À voir tant d’abrutis, bien dirigés comme toujours par le discours de l’ensemble politico-médiatique, se ranger dans l’affaire ukrainienne derrière les autorités en dépit du mensonge constant pratiqué par celles-ci en toutes matières, et se faire leurs perroquets, l’observateur curieux en vient à se demander pourquoi ces idiots se comportent ainsi. La réponse est simple. Ce sont des lâches et des Q.I médiocres. Or, les lâches ont besoin d’être rassurés. Et la seule façon pour eux d’être rassurés est de rester dans la pensée frappée du sceau de l’autorité, qui les impressionne toujours, avec sa pompe, les ors de ses palais. Ce sont des esprits aisément impressionnables. Et c’est le propre de la crédulité.

Parce que comprendre qu’un pouvoir puisse agir contre les intérêts de sa population et comprendre que le système médiatique puisse être complice du mensonge dépasse leurs capacités, c’est un phénomène étrange mais les faits ne pénètrent pas leur cerveau. Pour ces esprits faibles, peu importe de se tromper si c’est en se tenant du côté du « camp autoproclamé du Bien ». Penser faux ensemble assure l’impunité. Suivre le mouvement officiel sans se poser de questions, c’est confortable, rassurant, et préférable à penser juste avec les « rebelles » qui osent adopter une opinion déviante et risquent la relégation hors du troupeau. Ne plus faire partie du troupeau les terrorise. Des paresseux, des faibles et des lâches. Toute notre vie, nous avons vu le pouvoir en France nous mentir à tout propos. Pourquoi croire qu’il nous dirait la vérité « cette fois-ci » à propos d’une menace d’intervention guerrière russe sur les pays d’Europe ?