Abattre l’ennemi totalement

Tout peut s’effondrer. Les maisons, les corps et les ennemis s’effondrent lorsque leur rythme se dérègle. Dans la stratégie à grande échelle, lorsque l’ennemi commence à s’effondrer, tu dois le poursuivre sans laisser passer l’occasion. Si tu ne profites pas de l’effondrement de ton ennemi, il pourrait se rétablir. Dans le combat singulier, l’ennemi perd parfois le rythme et s’effondre. Si tu laisses passer cette opportunité, il pourrait se ressaisir et ne plus faire preuve d’autant de négligence. Fixe ton regard sur l’effondrement de l’ennemi, poursuis-le, attaque-le de sorte qu’il ne puisse se relever. Tu dois faire cela. L’attaque de poursuite exige un esprit fort. Tu dois abattre complètement l’ennemi pour qu’il ne retrouve pas sa position. Tu dois comprendre comment abattre l’ennemi totalement.

Miyamoto Musashi, Le Livre des Cinq Anneaux, 1645

L’insupportable fanatisme des “droits de l’homme”

La société dans laquelle nous vivons a un problème : elle a totalement perdu contact avec la réalité et vit immergée dans un monde imaginaire constitué de pensées prétendument solidaires qui, inévitablement, mèneront à la fin de la civilisation occidentale. On peut la qualifier de « fanatisme des droits de l’homme ». Une sorte de culte néo-humaniste qui place l’homme et sa prétendue liberté d’être ce qu’il veut au centre du cosmos. En allant à l’encontre des lois naturelles, voire même de la science elle-même, qui devient utile ou inutile selon les intérêts de ceux qui dictent les règles du jeu mondialiste. Les principaux médias qui véhiculent l’information dans le monde entier – via la télévision et Internet – font de leur mieux pour empêcher la population d’accéder à des informations, des analyses ou des commentaires qui ne soient pas au diapason de ce qui a été décidé ailleurs. Les raisons sont évidentes : conduire l’opinion publique à se convaincre de la beauté et de l’inévitabilité d’une société fondée sur le multiculturalisme, l’athéisme et l’individualisme égalitaire.

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Identifier un gauchiste, mode d’emploi

Les cervelles de gauche, et c’est à cela que l’on constate qu’elles sont dans un sida mental, estiment que l’idée est plus importante, plus intéressante, que la réalité, ce sont des rêveurs, ils sont dans la conjecture. Jean-Jacques Rousseau en est une illustration majeure lorsqu’il dit de façon assez incroyable : « Commençons par écarter les faits ». La gauche n’accepte pas le réel, l’ordre naturel, et prétend lui substituer son utopie. Or les utopies sont par définition des buts impossibles, et c’est cet acharnement à vouloir les faire advenir qui suscite tant de problèmes. Rabelais de son côté condamne ceux qui s’indignent de la dénonciation de choses anormales : « Si les signes vous fâchent, quand vous fâcheront les choses signifiées ? ». Le gauchiste dont les conséquences de ses idées le font se heurter sur le mur du réel, préfèrerait que ces conséquences restent inconnues, nous sommes là typiquement dans l’exemple de ceux qui sont scandalisés de la mise en ligne sur le web par un agent des transports de la vidéo montrant une agression dans un train, et non par l’agression elle-même.

On reconnaît une société au type d’individus qu’elle produit

Un attentat d’un masculiniste appartenant à la mouvance « incel » déjoué, le suspect de 18 ans mis en examen, nous disent les médias jamais en reste pour faire du sensationnalisme à la moindre occasion.

Un puceau de 18 ans frustré de se découvrir incapable d’adresser la parole aux filles sans se mettre à bégayer, dopé à la pornographie sans doute et déçu de voir que dans la vraie vie il ne suffit pas de vouloir pour avoir, frustré aussi sans doute après avoir été éconduit par des filles elles-mêmes convaincues d’être des princesses n’hésitant pas à lui ricaner à la figure, influencé par l’omniprésence de la violence, peut-être abonné à des « playlists » de rap sur Spotify, trop faible moralement après une éducation bâclée, trop vide intellectuellement après une scolarité républicaine, se retrouve à ne plus savoir, à ne plus pouvoir contrôler ses émotions et ses nerfs et s’embarque, faute de mieux, rongé par toutes les frustrations invaincues, dans une idée débile à cause des limites déjà atteintes de son potentiel anéanti par la coalition de toutes les forces malsaines de notre temps, devient : « Un masculiniste appartenant à telle mouvance prévoyait de commettre un attentat. »

Ou comment mettre des mots politiques et idéologiques, des mots de journalistes sur un malaise post-adolescent, afin bien sûr de servir un agenda politique et un murmure idéologique, et ainsi donner au législateur une raison de réfléchir à de nouvelles lois toujours plus restrictives, toujours plus castratrices, toujours plus humiliantes, avec en filigrane l’idée sous-jacente suivante qu’il faut absolument démasculiniser la société parce que les mâles, c’est mal, « comme en témoigne ce projet d’attentat masculiniste ».

Je ne vois pas comment ce modèle de société pourrait se terminer autrement qu’en immense tas de ruines.

Jonathan Sturel

Liberté moderne : ce doux mensonge sponsorisé par les puissants

Beaucoup croient se battre pour la liberté. Ils ne font que contester la forme de la cage.

L’homme moderne se croit libre. Il poste sur les réseaux sociaux, pense avoir une opinion, choisit entre Pepsi et Coca en toute autonomie, quel triomphe de la pensée critique !

Il parle de « liberté d’expression », mais coche la case « J’accepte » à chaque cookie numérique, vendant son âme contre trois secondes de scroll.

Il vote tous les cinq ans, persuadé de « choisir », alors qu’on lui tend deux clones en costume, interchangeables à souhait. Il râle dans sa voiture connectée, pendant que Google Maps, Siri, et le fisc savent déjà qu’il est coincé à un péage, pour son bien, évidemment.

Sa pensée ? Formatée par des algorithmes, par les tendances TikTok, par des chaînes d’information qui débitent la vérité comme un menu du jour. Son corps ? Assis huit heures par jour devant un écran, traqué par sa montre connectée qui mesure son sommeil, ses pas, son stress, mais pas son aliénation.

L’élite le berce avec des slogans : « sois toi-même », « vis tes rêves », pendant qu’elle siphonne ses données, ses votes, ses espoirs. Ce n’est plus Orwell, c’est Netflix : l’esclavage en haute définition, avec abonnement premium.

Bref, l’homme moderne est libre comme un hamster dans une roue de designer en ingénierie sociale. Il court, s’épuise, croit avancer… et remercie la cage pour sa modernité.

Mais chut. Il faut le laisser croire qu’il pense librement. C’est ça, le progrès.

Qu’est-il arrivé au 21 juin ?

La philosophie des Lumières a considéré que l’Homme est une machine, un objet que l’on peut manipuler, que l’on peut faire « évoluer » comme le diront plus tard les marxistes. Selon ces derniers, modifier l’environnement de l’Homme, modifie la nature profonde de l’Homme. Les « Lumières » ne disaient pas autre chose. C’est d’ailleurs pour cela que sous la Révolution française, un certain nombre de Conventionnels avaient estimé que la religion catholique disparaîtrait des villages en cinq ans, sous l’influence répétée de fêtes organisées à la gloire de « l’Etre Suprême », effaçant dans les mémoires le souvenir des fêtes catholiques. Ils avaient déjà l’idée qu’il est possible de modeler par l’environnement extérieur jusqu’à l’âme, l’esprit le plus intime des populations. Et ils avaient raison. La gouvernance française l’a prouvé avec la Fête de la Musique inventée un an après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. L’organisation répétée tous les ans depuis 1982 de cette fête politique a effacé des mémoires ce qu’était le 21 juin avant cela et ce qui s’y passait… la Saint-Jean et les feux qui étaient organisés dans chaque village de France. La mention Saint-Jean a même disparu des calendriers qui à cette date ne mentionnent plus que l’Eté et… la Fête de la Musique. Feux qui étaient il faut le rappeler les feux païens sur lesquels l’Église avait collé l’un de ses saints pour phagocyter cette fête du solstice comme elle a phagocyté tant d’autres moments du culte païen pour se faire accepter des populations. Aujourd’hui, des foules totalement noires importées sautent sur des sons indigents place du Chatelet à Paris sans rien savoir des feux de la Saint-Jean. Et combien de Français blancs fabriqués depuis quarante ans, la cervelle lavée par les initiatives du régime, ignorent tout eux aussi de la façon dont leurs ancêtres se réjouissaient autour des feux ? Modifier l’environnement de l’Homme modifie la nature de l’Homme. Les feux du 21 juin existent encore dans quelques communes, comme je les ai connus enfant dans les années 1970, et demeurent aujourd’hui le fait des fêtes païennes du solstice d’été.


De l’effondrement psychique occidental

Est-ce que les gens de gauche sont malheureux parce qu’ils sont de gauche ? Ou bien est-ce qu’ils sont de gauche parce qu’ils sont malheureux ? Au-delà de la boutade, c’est une vraie question liée à la sociologie, à la philosophie politique : quel est l’arrière fond psychique d’une société ? L’erreur de la sociologie depuis un siècle est d’avoir cru que l’on pouvait bannir le psychique, bannir le psychologique, l’imaginaire, pour traiter la société comme une série de mécanismes, sans tenir compte de l’arrière fond, des passions, des affects, sans tenir compte des tempéraments lorsque l’on s’engage en politique. Parce que disons-le, les idées en politique ne sont pas des idées flottantes, on ne choisit pas ses idées simplement parce qu’après un calcul rationnel tout à fait fin on se dit que l’on préfère celle-ci plutôt que celle-là. On embrasse certaines thèses en fonction de nos affects, de nos sentiments, de notre attitude existentielle devant la vie.

Des enquêtes existent pour chercher à expliquer ce constat que les gens de droite globalement ont tendance à se dire moins malheureux, ou pire encore plus heureux que les gens de gauche. Y a-t-il des raisons derrière cela ? 

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Comment expliquer la chute de la natalité ?

La natalité, pensent certains, aurait baissé en grande partie à cause de la façon dont la parentalité s’est transformée en une sorte d’ensemble d’obligations sociales en constante évolution et à haute pression.

Autrefois, il n’y avait pas de questions sur les pratiques sportives constantes, les activités parascolaires, la préparation aux examens, les visites médicales constantes, les fonds pour les études supérieures, les Noëls coûteux, et ainsi de suite.

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L’honneur n’est pas un choix

La honte est l’épine dorsale de toute société morale. Supprimez-la, et vous engendrez la décadence, des hommes sans honneur et des femmes sans retenue. Pas de peur de la disgrâce, pas de sens du devoir, mais la décadence déguisée en liberté. Entourez-vous de gens qui ne vous flatteront pas, mais vous corrigeront. Des amis qui vous aiguisent comme des lames, non pas pour vous blesser, mais pour vous forger. La réputation compte. La trahison laisse une marque plus profonde que n’importe quelle blessure. L’honneur n’est pas un choix, c’est la loi. La loyauté n’est pas demandée, elle est exigée. Sans honte, pas de discipline. Sans discipline, pas de grandeur. Sans grandeur, nous pourrissons dans la médiocrité. Rétablissez la culture de la honte, où la disgrâce dévore l’âme et où l’honneur se paie par le sang.

Du conditionnement

« Pour étouffer par avance toute révolte, il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.

Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. 

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. »

Aldous Huxley

Vous reconnaissez l’Occident actuel dans cette description ? Toute ressemblance avec la société social-démocrate créée par les vainqueurs de 1945 n’a rien de fortuit.