Une gouvernance de délinquants

Bertolt Brecht, le dramaturge et poète, écrit que celui qui ne connaît pas la vérité est un imbécile. Mais celui qui, la connaissant, l’accuse de mensonge, est un délinquant.

Eh bien, alors nous vivons dans un monde dirigé par des délinquants. Et ce n’est pas un réactionnaire, un obscurantiste qui le dit… mais justement ce Bertolt Brecht qui plaît tant à une certaine « gauche » à la mode. Qui, probablement, ne l’a jamais vraiment lu, ou même seulement regardé une de ses nombreuses œuvres théâtrales.

Car la citation de Brecht avait un seul but. Mettre en lumière comment notre monde est, en ce moment, entre les mains de délinquants.

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Comment ne pas être fasciste !…

L’affirmation ne sera une provocation que pour les ignorants, les manipulés et les déconnectés de la réalité contemporaine. Comment ne pas l’être en effet si l’on est doté de bon sens et d’un minimum d’intelligence ?

Dans une édition de l’émission radiophonique satirique Le Tribunal des Flagrant Délires restée célèbre, « La journée d’un fasciste », l’excellent humoriste Luis Rego, militant gauchiste qui pour ces raisons avait dû fuir son Portugal natal mais qui pour autant n’était pas dénué de lucidité sur notre époque, dans le rôle d’avocat de la défense de Jean-Marie Le Pen présent dans le box des accusés, disait dans son intervention à propos de son client et de la société actuelle : « Mais je suis sûr que vous vous demandez comment un nazi peut vivre heureux au milieu de cette pagaille ? ». Très difficilement, tant l’état de putrescence dans lequel les vainqueurs de 1945 ont placé notre société, est contraire à ses aspirations. D’où son désir ardent de rétablir les choses dans la normalité, de nettoyer les écuries d’Augias.

Nous allons citer Maurice Bardèche dans Qu’est-ce que le fascisme ? (1961), et nous y ajouterons quelques commentaires personnels mis entre parenthèses. Chacun pourra reconnaître dans ses description critiques de la démocratie l’horrible situation dans laquelle nous vivons soixante ans après la rédaction de son essai. Dans un pays normal et homogène, cet essai devrait figurer au programme de tous les écoliers et offert à chaque famille par le gouvernement. Mais nous ne sommes pas dans un pays normal.

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Un pays, c’est un hôtel…

C’est ce que déclarait Jacques Attali le 15 avril 2011 devant les caméras de France 2. Mais qu’attendre d’autre de la part d’un nomade du désert ? Eh bien non, un pays ce n’est pas cela. La pensée juive, qu’elle soit cachée dans la franc-maçonnerie ou exprimée ouvertement, en a malheureusement convaincu les Français blancs historiques. Un pays peut accueillir, s’il le veut, mais uniquement une quantité limitée de personnes culturellement compatibles. Il faut sans relâche citer et faire connaître les propos de Guillaume Faye : « Le vivre-ensemble bienveillant n’est possible qu’entre populations apparentées, biologiquement et culturellement. Tout le reste n’est que fumisterie. » Le Grand Remplacement est une catastrophe, indépendamment de la qualité des remplaçants. Certains extra-Européens prennent mal le rejet qu’ils ressentent chez ceux qui sont opposés à leur arrivée massive ? Mais qu’ils essayent de se détacher des notions manichéennes de bien et de mal, de bons ou de méchants. Même si l’ensemble de l’immigration que nous subissons était composée de médecins et de prix Nobel de physique (ce qui serait certes plus agréable à vivre), cela ne changerait absolument rien au problème de base, qui est la lente extinction du peuple historique (également due en partie au fait que les blancs ont été convaincus par une gouvernance de scélérats et une organisation de la société, de ne plus faire d’enfants). La réalité, c’est qu’un chômeur blanc avec 80 de QI sera toujours plus légitime en France qu’un Africain ou qu’un Pakistanais travailleur avec 130 de QI. Il n’est pas question de valeur humaine individuelle, mais d’un concept essentiel que la plupart des gens ici semblent avoir perdu : l’instinct de survie et de préservation face à des populations à la natalité explosive. C’est une transformation putride et mortifère que les gouvernants occidentaux ont imposé à leurs peuples. L’idéologie des Lumières et la République ont façonné un modèle d’homme en France qui a perdu l’amour de sa communauté, pour devenir un pion isolé et individusliste, vulnérable (voir notre article Philosophie des Lumières, Acte III : des citoyens isolés et inorganisés), sans défense face à ce le régime veut lui imposer. Cet isolement en « cellule citoyenne » du corps social, nu sous la houlette de l’Etat, a été évidemment conçu pour consolider la position de la gouvernance et faciliter l’action de celle-ci. De là, les Français aujourd’hui se trouvent impuissants à s’opposer à leur remplacement.

Sur le mouvement phalangiste espagnol

Dans Qu’est-ce que le fascisme ? publié en 1961, Maurice Bardèche répond à la question. Nous en présentons divers extraits choisis.

Mais coupons court quant à la réponse : le fascisme, personnifié par les trois régimes que furent le fascisme mussolinien, le franquisme, et le national-socialisme, fut un mouvement de défense des petits, contre les puissants du monde capitaliste. D’aucuns, à la vue trop courte ou à la connaissance trop pauvre, seront tentés de se dire « mais alors, ce sont les mêmes que les socialistes marxistes, bolcheviques ! pourquoi donc dès lors se sont-ils combattus ? ». C’est que, tous ces mouvements étant ou se présentant comme défenseurs des petits, ils ne voient pas la chose évidente, élémentaire, qui les différencie : les mouvements fascistes étaient nationalistes, chacun œuvrait au profit de sa population, le célèbre « les nôtres avant les autres » (et quel mal y a-t-il à cela ?), car la patrie c’est le bien de ceux qui n’ont rien ; le socialisme marxiste au contraire est internationaliste, il procède de la pensée cosmopolite juive à la fois au pouvoir à Moscou depuis 1917 et à Washington et Londres, il ne distingue pas, le monde est sans frontières. Cela devrait être clair pour tous. Comme il devrait être clair que, les puissants, la banque, le camp de la bourgeoisie (tant de jeunes gens abusés, qui n’y comprenaient rien, se sont battus et sont morts pour eux) étant à l’Ouest sortis vainqueurs du deuxième conflit mondial, le fascisme, défenseur des petits est depuis diabolisés (et cette réputation de « vilain » de l’histoire a la peau dure, il est laborieux d’en délivrer le manipulé, le camp des vainqueurs travaille à son maintien sans relâche, notamment à travers le cinéma). C’est pourquoi le lecteur ne doit pas être surpris de trouver dans les extraits à suivre des propos, comme ceux du phalangiste espagnol Jose-Antonio Primo de Rivera, que l’on voit plus habituellement placés dans la bouche des socialistes internationalistes. En Angleterre, le mineur ou l’ouvrier pouvait rejoindre les rangs du Parti travailliste ou ceux du nationaliste social Oswald Mosley. De même en France entre la CGT et le maréchal Pétain. Par quelle perversion de l’esprit quelqu’un peut préférer la doctrine contre-nature de l’indistinction apatride à une doctrine focalisée sur son propre pays, c’est l’éternelle question qui établit la séparation entre gens de gauche socialiste marxiste et des « fachos ».

Extraits :

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Presse, radio, cinéma, édition…

Est-ce la première fois qu’une idée vaincue [le fascisme] a disparu ainsi après avoir été si puissante, disparu comme un énorme navire, ne laissant sur la mer que quelques épaves dispersées ? Il y eut jadis les Albigeois, on n’en connait pas d’autre exemple. Et, à la vérité, le fascisme a été, en effet, extirpé comme une hérésie, ses chefs massacrés, ses symboles maudits, le sol même qui l’avait porté brûlé et purifié. Ce déracinement total fut mené avec les armes les plus modernes et avec une puissance effrayante : la campagne des atrocités en fut le principal instrument, et cette campagne ne fut pas l’effort d’un moment, elle fut continue, méthodique, industrielle, elle dura des années et elle dure encore, et elle durera tant que les vainqueurs du fascisme seront les possesseurs exclusifs de tous les haut-parleurs de l’opinion : presse, radio, cinéma, édition.

Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961)

« la campagne des atrocités en fut le principal instrument… » (Hebdomadaire Le Point, interview du 17 avril 2025)

Esprit libre…

On appelle esprit libre celui qui pense autrement qu’on ne s’y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps, nous dit Nietzsche dans Humain, trop humain (1878). Il est l’exception, les esprits asservis sont la règle. Ce que ceux-ci lui reprochent, c’est que ses libres principes, ou bien ont leur source dans le désir de surprendre ou bien permettent de conclure à des actes libres, c’est-à-dire de ceux qui sont inconciliables avec la morale asservie.

Vista !

Vous avez craint les fascistes à cause de leurs casques. Ils n’ont plus de casques, les fascistes. Mais ils ont un œil clair qui n’est pas plus rassurant. Les gens qui voient clair, c’est toujours inquiétant.

(Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? – 1961)

Arnold Toynbee éclaire les causes du déclin français

Le déclin de la France ne fait plus guère débat aujourd’hui. Il se manifeste par quantité de chiffres économiques et sociaux. De puissance moyenne, la France est devenue peu à peu une « puissance » impuissante, rongée par des problèmes économiques, financiers et sociaux qui semblent insolubles à tous les modérés, les nourris à l’eau tiède, qui par lâcheté et indécrottable adhésion à leur dogme destructeur refusent de recourir aux attitudes et mesures évidentes de fermeté nécessaire, de rupture radicale avec la pensée qui a généré la chienlit décadente actuelle dans tous les domaines de la société française. Le monde se construit sans la France, une réalité difficilement acceptable pour un peuple qui a longtemps été un phare intellectuel et actif. Pour comprendre la logique de ce déclin, il est intéressant de relire l’historien britannique Arnold Toynbee (1889-1975), spécialiste de l’histoire des civilisations. Pour lui, le déterminant de l’ascension et du déclin d’une civilisation est sa capacité créative.

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Qu’est-ce que le fascisme ? Florilège d’extraits

Aborder une étude de la doctrine fasciste sous la plume de Maurice Bardèche peut, selon nous, se faire par la lecture des extraits suivants :

La première version du fascisme que nous présente l’histoire contemporaine est le fascisme italien. A l’origine, c’est un mouvement de militants socialistes et d’anciens combattants qui sauva l’Italie du bolchevisme. Mussolini est le fils d’une institutrice et d’un forgeron militant de l’Internationale. On le met en prison à vingt ans pour avoir fomenté une grève générale. Il est d’abord insoumis, s’exile en Suisse, traduit Kropotkine, la première revue qu’il fonde s’appelle La lutte de classe, le premier journal qu’il dirige est un journal socialiste. Les débuts du fascisme ne démentent pas cette origine. Le discours de San Sepulcro qui est l’acte de naissance du fascio réclame la confiscation des biens des nouveaux riches, la dissolution des grandes sociétés anonymes, la distribution des terres, la participation des ouvriers à la gestion des entreprises, la suppression des titres nobiliaires.

Définition honnête de Fasciste dans un ancien dictionnaire en langue anglaise, contrairement aux définitions que l’on trouve actuellement, dans le Larousse, le Robert, etc. qui occultent volontairement le combat contre le bolchevisme dont les horreurs en Russie sont connues très tôt après la révolution de 1917… Mais le communisme fait partie du camp des vainqueurs de 1945.

En vingt ans, qu’est-ce que le fascisme a réalisé de ce programme ? Ce que nous pouvons dire, ce que nous devons dire, c’est qu’il a été autre chose. Très vite, le fascisme a oublié une grande partie de son programme révolutionnaire pour accomplir une œuvre d’efficacité pratique et d’union. Il était venu au pouvoir pour éviter l’anarchie, le chaos, la guerre civile. Il alla au plus pressé, rétablit l’ordre, le travail, la paix. L’Italie redevint la nation des bâtisseurs. La sève romaine remonta dans le vieux tronc. Mussolini fut d’abord un proconsul. Le fascisme produisit des routes, des hôpitaux, des écoles, des aqueducs, il assécha des marais, augmenta les récoltes.  (…)

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