La condamnation judiciaire de Marine Le Pen a apporté la preuve, à ceux qui en doutaient encore, y compris dans les rangs du Rassemblement national, que son entreprise de « dédiabolisation », à travers laquelle le parti a perdu son âme, pensant qu’il serait ainsi accepté à la table de ceux qui se partagent le pouvoir, sera éternellement insuffisante. Chaque fois que le Système a besoin de rediaboliser ce parti, il le fait.
La machine juridique derrière laquelle se barricade l’oligarchie européiste, son sacro-saint « État de droit », connaît partout en Occident, une forme claire et assumée de dérive autoritaire. Cette conduite autoritaire, que cette oligarchie de tartuffes n’a eu de cesse de reprocher au fascisme, alors qu’elle a toujours été pratiquée dans l’histoire ici ou là au gré des circonstances et quel que soit le personnel politique se trouvant alors en place lorsque celui-ci se sent menacé par une situation de crise, elle la pratique à son tour. Mais parce que ce sont eux, ces tartuffes, ce serait pour la bonne cause, pour « sauver la démocratie », contre des partis accusés d’être populistes, qui selon eux instrumentaliseraient les méthodes de la démocratie contre l’esprit de la démocratie, il serait dès lors nécessaire de les frapper. Cela a été dit maintes fois, ces mauvais joueurs n’acceptent de jouer à la compétition électorale qu’à la condition qu’ils soient toujours les gagnants. A défaut ils renversent le plateau de jeu. Dès lors, « l’Etat de droit » n’est plus seulement un encadrement juridique du politique, c’est une idéologie dans les faits qui fonctionne à la criminalisation d’à peu près tous les propos qui entrent en contradiction avec son idéologie dominante.
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