Le département d’État américain accuse l’UE de censure et de manque de liberté d’expression

Le 2 juillet dernier, la Commission européenne a discrètement adopté un acte juridique dont les conséquences seront graves : le « Delegated Act on Data Access » relatif au « Digital Services Act » (DSA) précise quel sera l’accès des chercheurs politiquement approuvés aux données internes des plateformes.

Simultanément, un échange diplomatique ouvert s’est effectué entre la France et les États-Unis – non pas dans des instances officielles, mais sur X. Deux publications visuellement presque identiques, un espace numérique, deux récits opposés. Le message : la lutte pour la liberté d’expression a atteint une nouvelle phase – et l’Union européenne se trouve de plus en plus au centre des critiques.

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Avez-vous vu le Truman Show ?

C’est un film sorti en 1998 et dans lequel Jim Carrey joue le rôle d’un homme prisonnier à son insu d’un spectacle de télé-réalité. En effet, Truman, le personnage principal est né sur un gigantesque plateau de tournage et tous ceux qui l’entourent – amis, femme, collègues, voisins, etc. – ne sont que des acteurs complices de la tromperie. À la fin du film, Truman comprend qu’il vit depuis sa naissance dans un énorme mensonge.

Imaginons maintenant un autre scénario : le personnage ne se rend jamais compte de la réalité du monde dans lequel il vit, puis fait des enfants et les élève comme si de rien n’était. Ces derniers grandissent naturellement sans comprendre la réalité du monde qui les entoure et finissent par devenir des adultes parfaitement intégrés dans cette pièce de théâtre grandeur nature. Puis ils font des enfants à leur tour, lesquels font ensuite des enfants eux-mêmes et ainsi de suite. Au bout de quelques générations, voilà que plusieurs personnes sont prisonnières du Truman Show.

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Vers une police du journalisme ?

Le 29 avril dernier se sont tenues à Marseille des Assises du journalisme, de gauche, auxquelles ont participé des figures importantes de la presse et des médias (L’Humanité, Reporterre, Médiapart…), du monde associatif (France Terre d’Asile…), de nombreux chercheurs et universitaires « gardiens de la Vérité », etc. Bref, l’ensemble du lobby immigrationniste et diversitaire. Tout ce beau monde a accouché d’une Charte en onze points, dite Charte de Marseille, sur l’information et les migrations. Avec cette idée qu’il faut définir un nouveau cadre éthique, déontologique, narratif, pour traiter des migrations dans nos sociétés, et indiquer à la profession de quelle manière elle doit, ainsi que les Français par diffusion de leur parole, parler des migrations.

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La vanité macroniste à prétendre avoir une influence sur les forces de la Nature

En mer Égée, vers 1450 av. J.-C., l’île de Théra – aujourd’hui appelée Santorin – est coupée en deux par une formidable explosion ; elle est submergée par les eaux ; reste aujourd’hui à la source de l’explosion un cratère volcanique à moitié émergé. En 1883, dans le détroit de la Sonde (Indonésie), une explosion similaire détruit l’île de Krakatau ; l’explosion est d’une telle puissance que des navires et des locomotives sont projetés au-dessus de maisons de plusieurs étages. Le volcan du mont Tambora situé à l’est de Java dans la presqu’île de Sanggar se réveille en avril 1815, avec à l’époque l’explosion la plus forte qu’ait jamais connu la Terre depuis plus de 10 000 ans. Près de 90 000 personnes sont tuées dans l’explosion du volcan. Des colonnes de flammes montèrent jusqu’à 50 km d’altitude. La masse supérieure de la montagne fut littéralement liquéfiée, et le sommet s’effondra de 4 300 mètres d’altitude à 2 850 mètres. La quantité de matière projetée en altitude fut telle qu’elle provoqua une baisse significative de la radiation solaire sur l’ensemble de la planète. L’année suivante fut une année sans été. Cette dégradation climatique dans laquelle la main de l’homme n’y était pour rien eut des conséquences terribles. En occident, explique en 2002 dans Le Figaro l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, les vendanges de 1816 sont les plus tardives connues depuis le début des séries viticoles annuelles, élaborées de 1484 à nos jours. La production agricole en Europe s’effondra. Les prix, le chômage, la disette, montèrent. Les naissances et les mariages diminuèrent de façon significative en 1816-1817. C’est seulement à partir de 1819, que le choc démographique et économique causé par la variation climatique s’estompa. Lorsque la puissance des éléments et les cataclysmes naturels décident de parler, nous ne sommes que des moucherons impuissants à empêcher quoi que ce soit et totalement soumis aux évolutions chaotiques, aux caprices, dont seule la Nature a la « maîtrise d’œuvre ». Ce rappel historique était nécessaire à notre sujet.

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Un régime ne meurt jamais sans sauvagerie…

La condamnation judiciaire de Marine Le Pen a apporté la preuve, à ceux qui en doutaient encore, y compris dans les rangs du Rassemblement national, que son entreprise de « dédiabolisation », à travers laquelle le parti a perdu son âme, pensant qu’il serait ainsi accepté à la table de ceux qui se partagent le pouvoir, sera éternellement insuffisante. Chaque fois que le Système a besoin de rediaboliser ce parti, il le fait.

La machine juridique derrière laquelle se barricade l’oligarchie européiste, son sacro-saint « État de droit », connaît partout en Occident, une forme claire et assumée de dérive autoritaire. Cette conduite autoritaire, que cette oligarchie de tartuffes n’a eu de cesse de reprocher au fascisme, alors qu’elle a toujours été pratiquée dans l’histoire ici ou là au gré des circonstances et quel que soit le personnel politique se trouvant alors en place lorsque celui-ci se sent menacé par une situation de crise, elle la pratique à son tour. Mais parce que ce sont eux, ces tartuffes, ce serait pour la bonne cause, pour « sauver la démocratie », contre des partis accusés d’être populistes, qui selon eux instrumentaliseraient les méthodes de la démocratie contre l’esprit de la démocratie, il serait dès lors nécessaire de les frapper. Cela a été dit maintes fois, ces mauvais joueurs n’acceptent de jouer à la compétition électorale qu’à la condition qu’ils soient toujours les gagnants. A défaut ils renversent le plateau de jeu. Dès lors, « l’Etat de droit » n’est plus seulement un encadrement juridique du politique, c’est une idéologie dans les faits qui fonctionne à la criminalisation d’à peu près tous les propos qui entrent en contradiction avec son idéologie dominante.

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La démocratie est en voie de putréfaction en France

Sur Polaris média, nous sommes suffisamment critiques à propos de la démocratie (voir nos articles rappelés ce 31 mars 2025 sous le titre Ne plus être dupe sur la démocratie et la République, thématique République, Démocratie, Vie politique française) pour qu’il ne soit pas possible de nous ranger parmi ses partisans inconditionnels. Nous invitons d’ailleurs à la lecture de Pourquoi je suis moyennement démocrate, de Vladimir Volkoff, aux Éditions du Rocher. Nonobstant, sans être donc dans une démarche volant à son secours, jouons le jeu. Il est possible de faire les réflexions suivantes.

Nos sociétés sont très imaginatives pour inventer des concepts pour justifier la négation des libertés publiques et de la souveraineté populaire, au nom de la « démocratie ». C’est au nom de la démocratie que l’on piétine la démocratie aujourd’hui. Parmi les motivations du jugement du 31 mars 2025 contre Marine Le Pen, si celle-ci finissait par pouvoir être candidate à la présidentielle, et si elle l’emportait plus encore, il s’agirait d’un « trouble irréparable à l’ordre public démocratique qu’engendrerait le fait qu’elle soit candidate, voire élue… ». C’est très révélateur. On nous dit ainsi qu’il y aurait désormais un concept plus important que la démocratie réelle : l’ordre public « démocratique ». Une forme de morale néo-soviétique des temps présents.

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La dictature des minorités

Nous y sommes. Et c’est évidemment anormal. Avec l’imposition massive de populations extra-européennes par la culture ou par l’ethnie, avec la politique obsessionnelle de la non-discrimination, nous avons affaire aujourd’hui à un phénomène nouveau, en l’occurrence à des totalitarismes d’essence communautaire et à un État qui semble totalement impuissant, qui est devenu un « self-service normatif » où chaque communauté va chercher sa loi, sa façon de réprimer les autres, ses droits, et instrumentalise l’action judiciaire à des fins communautaires privatives. Chacun, en tant que communauté, qui exige « sa » loi. Et l’État, le législateur, très mous et clientélistes, cèdent aux demandes de lois mémorielles ou catégorielles de toutes sortes dans une surenchère des lobbies virulents qui les sollicitent. La traduction de lobby est groupe de pression. A la vérité, il s’agit davantage de groupes « d’oppression », pour reprendre la formule de Philippe Muray.

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Un jour ordinaire sur les réseaux sociaux

Depuis l’interview entre Zelensky et Trump, les réseaux sociaux débordent de posts indignés et d’analyses superficielles qui se copient tous, comme s’il y avait un mot d’ordre unique. On assiste à un concours d’indignation où chacun tente de prouver sa vertu, sans jamais prendre le temps d’analyser les enjeux.

Et gare à ceux qui osent penser autrement ! Toute voix discordante est aussitôt réduite au silence, affublée d’étiquettes comme « poutiniste » ou « complotiste ». Ces slogans simplistes servent avant tout à couper court au débat et à protéger un pseudo-consensus moralisateur. Plus besoin de discuter des faits ni d’examiner les causes : il suffit d’une étiquette pour clore la conversation. Cette manœuvre malhonnête révèle une lâcheté intellectuelle face à la complexité du monde.

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Le courant libertarien sous l’œil de l’Élysée

Il y a en France des sujets qui soudain semblent mériter une attention toute particulière. En ce moment se déroule une crise politique et sécuritaire majeure dans le pays, plus de 1 000 agressions gratuites par jour, plus de 120 attaques au couteau par jour, des attentats terroristes commis par des clandestins qui auraient dû quitter le territoire, mais pour l’occupant de l’Élysée l’urgence est ailleurs. Selon France Info, l’Élysée a jugé bon de mandater des « experts » de sociétés privées de conseil pour observer un phénomène qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines : la montée du courant « libertarien », adepte d’un interventionnisme minimal de l’État dans la vie des gens et d’une diminution drastique du gaspillage de l’argent public. Voilà donc que ces analystes s’attèlent à décrypter les discours de certains comptes sur X (le réseau social de Elon Musk ex-Twitter). 

Ce qui préoccupe au sommet de l’État aujourd’hui c’est de voir se diffuser l’idéologie libertarienne dans des cercles de plus en plus étendus, puisque de plus en plus d’intellectuels, de leaders d’opinion de droite, de figures politiques, de journalistes, réputés comme crédibles, partagent les publications de certains comptes qui critiquent donc le Système, estimant que l’on paie trop d’impôts, comptes suivis par des dizaines de milliers d’abonnés.

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Liberté d’expression sur Facebook. Mais jusqu’où ?

Meta ne veut plus de « vérificateurs de faits » (fact checkers) – mais qu’en est-il du « shadowbanning » ?

L’ère des soi-disant « vérificateurs de faits » devrait prendre fin sur Facebook, Instagram et Threads. C’est ce qu’a annoncé Mark Zuckerberg, le patron de Meta. Mais quel est l’intérêt de mettre un terme aux mesures de censure idéologiquement motivées si certaines restrictions sur la portée de certains comptes persistent ?

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