Alexandre III de Macédoine

Qui donc se charge d’établir pour l’histoire officielle et la mémoire collective l’image et les qualificatifs associés à certains personnages ayant marqué leur époque ? Qui a décidé d’accoler le terme « Grand » au nom d’Alexandre III roi de Macédoine ? Quels sont les critères définissant la grandeur que l’on associe à ces hommes ayant laissé leur nom dans l’histoire ? Ce qualificatif est-il finalement fondé pour Alexandre III de Macédoine au regard de l’ambivalence du personnage et de la façon dont s’achèvera son parcours ?

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Brigadistes rouges en Espagne

Le crypto-communiste Jacques Chirac, en 1996, accorda aux survivants des Brigades internationales en France les droits des anciens combattants de l’armée française ! Mais quoi d’étonnant, ce pays est coutumier du scandale. Il avait été précédé dans sa décision par la campagne en 1992 du député socialiste d’Indre et Loire Jean Proveux, qui n’hésita pas à qualifier les brigadistes rouges de « héros d’une force multinationale d’un genre spécial ». Très spécial en effet. Les Brigades internationales formées de volontaires partis se battre avec les communistes espagnols contre les nationalistes du général Franco, ont été le bras armé, sous contrôle sans partage du NKVD (le FSB de l’époque), de cette stratégie entièrement conçue et conduite à Moscou, ce qui explique que si Jean Proveux souhaitait disposer du fichier complet des brigadistes, il aurait pu le trouver à l’Institut ex-marxiste-léniniste. Ce qui explique aussi que les archives s’ouvrant à Moscou, des journalistes de la télévision catalane aient pu établir avec certitude que le ministre de la Justice de la République de Catalogne en 1937 Andreu Nin, dissident d’avec le trotskisme et fondateur du célèbre POUM (le Parti ouvrier d’unification marxiste), avait été assassiné par deux agents des services secrets soviétiques, avec la complicité de trois militants du Parti communiste espagnol. Déclinant sur le terrain la rivalité au sommet de l’appareil soviétique, la guerre faisait rage en effet au sein des « rouges », entre staliniens, trotskistes, et anarchistes.

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Ils ne nous apportent que leurs propres désordres

L’Europe est à présent colonisée par ceux qu’elle avait colonisés. Mais les deux colonisations sont de nature diamétralement opposée. Le colonialisme européen était une “colonisation par le haut” ; notre colonisation par le Tiers monde est une “colonisation par le bas”. Le colonialisme européen avait été une entreprise de civilisation, la colonisation de l’Europe est une entreprise de décivilisation.

Il faut tout d’abord en finir avec le sacro-saint cliché selon lequel le colonialisme européen aurait été un “pillage”, un péché historique, une entreprise de destruction d’éminentes “cultures”, etc. En réalité, le colonialisme européen a été profitable au Tiers monde et de bilan négatif pour l’Europe.

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Camarade Lénine

A l’instar de son premier ministre Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing continue – dans le monde politico-journalistique français, et chez une partie de l’opinion définitivement trop stupide pour comprendre ce qui est infligé à la France depuis les années 1970 – de jouir d’un respect révérencieux et d’une image de Grand homme en réalité totalement immérités. C’est, dans ce pays, la rançon de ce genre de fonction, quoi qu’il ait pu être fait de néfaste durant l’exercice. Les gens ont oublié que ce félon de centre-droit ira jusqu’à fleurir, sur la place rouge à Moscou, la momie du créateur du plus durable et gigantesque système de terreur, de massacre et d’esclavage que le monde ait jamais connu. 

Ce détour introductif fait par la classe politique française corrompue par le marxisme culturel, revenons à notre sujet, Lénine. Vladimir Ilitch Oulianov, né à Simbirsk le 9 décembre 1870 d’un père inspecteur des écoles du gouvernement et d’une mère fille de médecin. Il était donc d’origine bourgeoise. C’était avant-hier 21 janvier 2024 la date anniversaire de sa mort, dont la presse de gauche célèbre le centenaire.

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Réhabilitez Alexis Carrel !

« C’est l’observation d’un fait très simple qui a été à l’origine de ce livre, le haut développement des sciences de la matière inanimée et notre ignorance de la vie. La mécanique, la chimie et la physique ont progressé beaucoup plus vite que la physiologie et la psychologie. L’homme a acquis la maîtrise du monde matériel avant de se connaître soi-même. La société moderne s’est donc construite au hasard des découvertes scientifiques suivant le caprice des idéologies, sans aucun égard pour les lois de notre corps et de notre âme. Nous avons été les victimes d’une illusion désastreuse, l’illusion que nous pouvons vivre suivant notre fantaisie et nous émanciper des lois naturelles. Nous avons oublié que la nature ne pardonne jamais. Afin de durer, la société et l’individu doivent se conformer aux lois de la vie. » – extrait de la préface américaine de L’homme, cet inconnu, par Alexis Carrel.

Alexis Carrel n’a pas fini sous la devise du Panthéon (« Aux grands hommes la Patrie reconnaissante »). Il a pourtant été jusqu’à la fin des années 1950, avec son livre à grand succès L’homme, cet inconnu, qui trônait dans de nombreuses bibliothèques privées, un auteur et un scientifique reconnu. Puis on s’est mis à débaptises les rues qui étaient à son nom. Qui était-il, et pourquoi ces campagnes de dénigrement ont vu le jour à son sujet ? 

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1 FRANC = 0,15 euro

Le franc est définitivement mort. C’est ce que proclament les euromonétaristes bien prompts à oublier qu’en politique tout n’est que question de courage, et que ce qu’une loi a fait une loi peut le défaire.

Le franc faisait partie de notre histoire comme de notre imaginaire national, bien au-delà de sa valeur pécuniaire. La première monnaie-or ayant cours légal en France, un écu d’or valant dix sous tournois, est l’oeuvre de Louis IX (1266), revendiquant la frappe monétaire comme instrument de souveraineté… et de libération des Français, qui ne seront plus obligés de payer leurs transactions commerciales importantes en or florentin (florin), vénitien (ducat) ou du Saint Empire romain germanique.

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Les « privilèges » sont abolis !

C’est clairement établi désormais, même si nombre de Français font encore semblant de ne pas le voir, pour prolonger l’illusion, la Révolution de 1789 fut une escroquerie « durable » (pour faire usage ironiquement de ce mot chéri de l’écologie démago), réalisée par une poignée de manipulateurs qui se sont fait la vie belle, un simple « changement de propriétaire » comme le dit George Sand, la maison passant aux mains de la bourgeoisie. Tous les petits Français apprennent dans les écoles de la République que la nuit du 4 août 1789 fut un moment glorieux de justice et de générosité de la part de l’Assemblée nationale constituante décrétant « l’abolition des privilèges ». Le mot privilège, dont l’étymologie signifie droit privé, a pris depuis, le sens que l’on sait, un favoritisme particulier, injuste et choquant (ce qui est soit dit en passant exactement la politique de « discrimination positive » – l’affirmative action nord-américaine – appliquée en faveur de la « diversité » non-blanche, non-européenne, par nos autorités). Or, Quand on parle de « privilèges », sous l’Ancien Régime, on parle en réalité de toutes les libertés particulières, franchises, exemptions, autonomies, dont bénéficiaient à divers titres les corporations, les villes, les provinces, une multitude d’autres corps intermédiaires, et de nombreux individus (et pas seulement la noblesse ou l’Église). Ainsi parmi ces privilèges figuraient ce que l’on appelle aujourd’hui des « droits ». Et les diverses décentralisations de la Ve République sont bien loin de conférer aux « régions » les libertés qui étaient celles des provinces françaises sous la monarchie.

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Hergé et le communisme

En envoyant Tintin en Russie soviétique, en 1929, Hergé son génial créateur fait preuve d’une lucidité incontestable sur le bolchevisme mais, comme le note pertinemment Jean Mabire, « il reste pourtant très modéré quand on connaît la réalité de la Guépéou et du Goulag ».* Stéphane Courtois et les autres historiens de gauche, auteurs du Livre noir du Communisme, iront bien plus loin, soixante-dix-ans plus tard, dans la dénonciation des crimes bolcheviques, notamment commis au moment où Tintin part pour le « pays des soviets ». 

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Regard sur la Phalange espagnole

Traiter de Guerre d’Espagne nécessite d’emblée une précision de vocabulaire afin de ne plus avoir à y revenir : les gens rassemblés par l’historiographie officielle sous le terme Républicain, sont des forces de gauche, socialistes, communistes staliniens, et accessoirement anarchistes.

La génération des intellectuels des années 1930 en Espagne, c’est celle de 1898 c’est-à-dire une génération qui a vécu les pertes de l’Empire espagnol, les dernières étant les Philippines et Cuba. L’Espagne n’a pas participé à la Première Guerre mondiale, mais toutes les guerres amènent du malheur ainsi que du sang nouveau et une façon de remettre en cause les schémas politique que l’on pouvait voir auparavant. L’Espagne a vécu une monarchie décadente, jusqu’au début des années 1920 où un général sympathique, face à l’incompétence politique, a pris les choses en main. Il était le père de Jose Antonio Primo de Rivera. La monarchie s’est éteinte en 1931. Il y a eu des élections. Dans la ruralité on a plutôt voté pour les candidats monarchistes, et dans les villes plutôt pour la gauche. La majorité des Espagnols était assez satisfaite de ce changement de régime, à part ceux évidemment qui pensaient pouvoir défendre des privilèges c’est-à-dire ne pas faire évoluer la société économiquement et socialement.

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Les « vilains » ne sont pas ceux que l’on croit

Indépendance de l’Algérie, juin 1962. A Oran, des Pieds Noirs acculés au départ attendent, sur les quais depuis des jours sous le soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement par les autorités françaises vers la France.

En Espagne, le général Franco, diabolisé comme chacun sait par les communistes vainqueurs de 1945, souhaite venir en aide à ces sinistrés parmi lesquels figurent des descendants d’Espagnols. Le « fascisme », c’est les méchants. Pour que les bateaux espagnols puissent accoster, il lui faudra longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même lancer à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique.

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