Zeus et Europe

Notre mythologie européenne est tellement plus belle que les fables misérabilistes du christianisme… Dans la mythologie grecque, Zeus tomba amoureux de la princesse Europe. Pour s’approcher d’elle, il se métamorphosa en un doux taureau blanc. Europe, attirée par le taureau, le para de fleurs et grimpa sur son dos. À cet instant, Zeus se précipita dans la mer et l’emporta jusqu’en Crète. Là, il révéla sa véritable apparence divine. Europe devint plus tard la mère de trois fils – Minos, Rhadamanthe et Sarpédon – et épousa finalement le roi Astérios de Crète.

De Néron à Macron

Faut-il être haï ou aimé pour gouverner ?

C’est la question que Jean Racine place dans les dialogues entre Néron, Burrhus, et Narcisse dans sa pièces Britannicus. La gouvernance d’Emmanuel Macron, particulièrement dans la contestation actuelle, est le miroir de ces scènes de l’illustre dramaturge français : la tentation de s’engager dans la voie du comportement tyrannique (sous prétexte, pour l’actuel occupant de l’Elysée, de légalisme démocratique selon la lettre des institutions en cours, cela va de soi). Néron est en voie d’assassiner son frère Britannicus. Il évoque l’éphémère nature que peut avoir le pouvoir. Burrhus veut l’en dissuader. Narcisse l’y posse, l’incitant à ne pas tenir compte d’un peuple d’esclaves avec qui il faut se montrer dur :

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Bellérophon et Pégase

Bellérophon ne dompta pas Pégase par la seule force, mais grâce à l’aide et à la discipline divines. Selon la mythologie grecque, Pégase était insaisissable par les moyens ordinaires. Après de nombreux échecs, Bellérophon implora les dieux. Athéna lui apparut en songe et lui offrit un mors d’or. À son réveil, le mors était à ses côtés. Il trouva Pégase s’abreuvant à la source de Pirène, à Corinthe. Tandis que le cheval ailé se cabrait, Bellérophon, avec calme, lui mit le mors d’Athéna. La magie de ce don permit de maîtriser Pégase, non en brisant sa force, mais en unissant la volonté humaine à l’ordre divin. Ceci est symboliquement important : Pégase se soumet non à la force, mais à la sagesse, à la retenue et à la faveur des dieux. C’est seulement ainsi que Bellérophon put le chevaucher pour vaincre la Chimère et accomplir des exploits héroïques.

Merveilles de l’art antique européen

La vibrante fresque « Ladies in Blue » offre un aperçu captivant du monde sophistiqué de la civilisation minoenne. Découvert au palais des Knossos en Crète, ce chef-d’œuvre date d’environ 1525-1450 avant l’an zéro de l’ère de domination idéologique de notre continent par la religion de Yeshua ben Yosef (alias Jésus). Il représente trois femmes élégamment habillées, leurs coiffures élaborées et leurs bijoux détaillés signalant un statut social élevé. Leurs poses dynamiques et leurs conversations animées suggèrent une scène vivante et gracieuse de la vie de la cour minoenne. La fresque est réputée pour son utilisation brillante de la couleur, en particulier le bleu azur frappant dérivé d’un pigment égyptien, mettant en évidence les techniques artistiques avancées des Minoens et les liens commerciaux étendus. Aujourd’hui, cette œuvre emblématique est préservée au musée archéologique d’Hérakleion, où elle continue d’être un puissant témoignage de la richesse artistique et culturelle de la Crète de l’âge du bronze.

La passion de Mishima pour l’Espagne

Le code d’honneur caldéronien

Mishima était un lecteur vorace. Il semble qu’il ait été familiarisé dès son plus jeune âge avec les auteurs de notre Siècle d’Or espagnol. En particulier, le théâtre baroque et ses thèmes de l’honneur et de la gloire l’attiraient beaucoup. Et ici, Calderón de la Barca était, pour lui, notre étoile la plus brillante.

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Qu’est devenu le Cinéma français !

Le Cinéma français poursuit son autosatisfecit. Mais il est au fond du gouffre qualitatif. Il n’est (à de très rares exceptions près) qu’un train train psychologisant grisouillâtre gauchiste, avec ses sujets « sociétaux », sa propagande institutionnelle, ses comédies minables, sa moraline, son militantisme pleurnichard tiers-mondiste sur fonds publics. Le Cinéma français aujourd’hui, c’est Emmanuel Macron qui porte Ladj Ly. Le comparatif avec les productions françaises des années 1960-1970 est douloureux. Exception faite de très rares cas, l’effondrement français de la qualité est édifiant : niveau des scenari, jeu des acteurs qui n’articulent pas, qui surjouent, la constante d’une prise de son défaillante (on se demande ce qui se passe dans les écoles de cinéma françaises) sur des acteurs trop souvent mal audibles, qui susurrent, parlent trop bas, des dialogues écrasés au montage par les bruits et la musique de fond… Seul le doublage reste souvent de qualité. Et pour cause, il ne procède pas d’une prise de son lors des tournages. Comment en est-on arrivé là ?

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Nouvelle attaque contre la langue française

De temps en temps, les partisans du sabotage de l’identité française trouvent un porteur pour ressortir cette idée qu’il faut simplifier l’orthographe afin de rendre la langue accessible aux foules de la submersion migratoire extra-européenne. Autrement dit, abâtardir la langue française, la transformer en sabir sans règles où chacun écrira comme il le veut au gré des fantaises de sa phonétique. C’est actuellement à un certain Christophe Benzitoun de s’attaquer à l’exercice d’inversion des normes à ce sujet sur les antennes des médias de gauche. Deux remarques à cela :

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Libération culturelle

Depuis que Charles de Gaulle, qui manifestement n’avait pas lu Gramsci, et devant probablement considérer que seules la diplomatie et l’économie étaient des sujets « sérieux », dignes d’intérêts, a commis la terrible erreur de déclarer sous forme de boutade « Donnons la culture à la gauche, ça les occupera ! », il y a un complot de la gauche contre la droite dans le milieu culturel. Le mot « complot » en défrise quelques-uns ? Alors disons une conspiration, c’est-à-dire une organisation méthodique, concertée et automatisée des forces de gauche, une pratique réflexe pour entraver considérablement la carrière ou les perspectives d’évolution d’un individu si celui-ci n’est pas de gauche.

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Sagesse romaine

Certaines tombes romaines portent une inscription courte et étonnante : « NFFNSNC ». C’est l’acronyme d’une ancienne phrase latine : Non fui, fui, non sum, non curo. Ce qui signifie : « Je n’étais pas, j’ai été, je ne suis plus, je m’en moque. »

Elle était gravée par des personnes qui croyaient qu’il n’y avait rien à craindre avant la vie, et rien à craindre après. Cette formule est profondément marquée par la pensée épicurienne. Les épicuriens considéraient que la peur vole notre tranquillité, et que s’inquiéter de l’après-vie n’apporte rien de bon aux vivants. Pour eux, la vie doit être appréciée tant qu’elle est là, et sa fin ne devrait effrayer personne. Inscrire ces mots sur une tombe était une manière de dire aux autres : ne redoutez pas ce que vous ne pouvez pas maîtriser.

Ce qui rend cette inscription encore remarquable aujourd’hui, c’est son honnêteté. Elle ne promet aucune récompense éternelle, n’annonce aucun châtiment. C’est simplement une acceptation paisible de l’existence telle qu’elle est. La personne a vécu, son temps il s’est achevé, et elle l’a affronté avec calme. Un message plein de bon sens… toujours aussi puissant, même des siècles plus tard.

Le « Mal » dans la cosmogonie de Tolkien

La lecture de l’épopée Le Seigneur des Anneaux(1) ne révèle pas toute la portée mythique de l’œuvre de J. R. R. Tolkien, qui fournit dans Le Silmarillion(2) la véritable clé de son univers. On y trouve une description de l’origine du monde, des dieux et du « Mal ». Le statut de ce dernier dans l’œuvre de Tolkien correspond à plusieurs égards aux différentes manifestations du Mal dans la mythologie germanique. Le but de cet article est d’examiner cet aspect et de retracer certaines similitudes entre le Mal dans l’œuvre de Tolkien et la mythologie germanique telle qu’elle nous est transmise par les Eddas(3).

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