La querelle des crèches chrétiennes dans les mairies

Depuis plusieurs années, à la saison concernée, on voit resurgir cette querelle dans le débat public à propos de l’installation de crèches dans les mairies, installation contestée par des militants au nom de la laïcité, militants qui il ne faut pas se le cacher sont des francs-maçons se présentant sous l’étiquette de la « Fédération nationale de la libre pensée », les mêmes qui trouvent à contester ici ou là sur le territoire la présence d’une croix, d’une statue. Et à chaque fois ces épisodes municipaux ne manquent pas de nous amuser du point de vue païen. Pourquoi ? Il faut rappeler quelques évidences.

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Catholique !

Voilà un adjectif participant de façon active et de fort longue date, à la guerre des mots entre chapelles du christianisme. Sujet pouvant intéresser la culture générale du païen et alimenter sa connaissance de l’ennemi, sans qu’il soit pour autant concerné par ces querelles de sémites synthétiques. Observons donc la ruse.

Le mot grec catholicos signifie « universel ». Son choix comme dénomination de l’Église qui porte ce nom (et que les Églises concurrentes aiment à dénommer « romaine », pour lui dénier cette prétention à l’universalité) n’est cependant, historiquement, rien d’autre qu’une machine de guerre dans la concurrence qui l’opposa aux autres organisations ecclésiales, et tout d’abord aux Églises dites « orthodoxes ». Ce dernier mot, orthodoxe, est naturellement la machine de guerre inverse. Également grec, il signifie à peu près « qui représente la doctrine juste », c’est-à-dire « fidèle à la vraie foi ». Se dénommer « orthodoxe », pour une Église, c’est dire par contre-coup que les autres (et particulièrement la catholique) ont trahi la vraie foi.

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La falsification de l’histoire allemande

Au catalogue des éditions Didi18 figure une traduction française du livre (aujourd’hui épuisé) de Wilhelm Kammeier, La Falsification de l’histoire allemande (1940). Ce livre, souvent réédité en Allemagne, a beaucoup inspiré l’école récentiste allemande (Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz). La somme d’informations collectées par l’auteur me permet de compléter et préciser la thèse principale de mon livre, Un millénaire de trois siècles ?, à savoir que l’histoire admise de l’Empire romain est, pour une large part, une falsification médiévale, commencée sous la direction des papes du XIe siècle et achevée par les humanistes aux XVe et XVIe siècles, alliés des papes romains et florentins. C’est la raison pour laquelle, lorsque vous regardez le film Gladiator, vous voyez en fait un décor et des costumes Renaissance. J’explique cette falsification de très grande ampleur principalement comme une entreprise de propagande destinée à exalter l’Antiquité et la civilisation de Rome pour rabaisser celles de Constantinople. Mais les Italiens, clercs et humanistes confondus, avaient accessoirement un autre ennemi à rabaisser, plus proche encore : l’Empire germanique. Car tout le projet papal se résume à ces deux objectifs : soumettre à son autorité les deux empires concurrents, byzantin et germanique, et régner ainsi sur l’univers. Grégoire VII, qui a donné son nom à la réforme grégorienne, proclamait en effet en 1075 : « Le pape est le seul dont tous les princes doivent baiser les pieds » (Dictatus Papae). Innocent III, l’autre grande figure de ce mouvement qui triomphe au quatrième concile du Latran (1215), ira plus loin encore en affirmant que Dieu a donné à saint Pierre et ses héritiers, « non seulement le règne de l’Église universelle, mais aussi le règne du monde entier ».

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Désenchantement chrétien

« L’opposition entre chrétiens et païens ne se réduit évidemment pas au nombre des dieux. Le paganisme est d’abord une religion de la Cité (les Grecs rendaient un culte à des dieux grecs). C’est ensuite une religion du kosmos et de la vie, où l’éthique et l’esthétique n’entrent jamais en opposition.

Le paganisme, c’est l’éthique de l’honneur, pas la morale du péché. C’est la condamnation de la démesure (hybris), le sens des limites, le refus du primat de tout ce qui n’est que matériel.

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Comment l’Église a exécuté les penseurs de la Renaissance au nom de la foi durant l’Inquisition

Entre foi et dogme, l’Église catholique a condamné des dizaines d’intellectuels pour hérésie. De Priscillien à Étienne Dolet, retour sur ces penseurs sacrifiés à la Renaissance, victimes d’une Inquisition sans pitié.

La liste, bien que non exhaustive, donne le tournis… En préambule de son nouveau livre, Jean-Yves Boriaud égrène les noms des principales victimes de l’Église catholique : de Priscillien évêque d’Ávila décapité à Trèves en 385, au naturaliste Giulio Cesare Vanini, pendu, la langue arrachée, puis brûlé à Toulouse en 1619, tous ont payé de leur vie le prix de leur « hérésie ».

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Léon XIV, pape multiculturel, donc parfait

Les médias rêvaient d’un pape africain. Ou originaire du « Sud global ». En tout cas pas de l’une des grandes puissances. L’élection de Léon XIV à la tête du Vatican dépasse toutes leurs espérances, et l’on se demande si certains ne sont pas sur le point de se convertir face à un tel miracle.

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Et si la vérité était le contraire de l’idée établie ?

Nous ne sommes pas lucifériens. Nous sommes païens. Nonobstant… et si Lucifer ne correspondait pas à l’image hégémonique de noirceur, de Mal, sous laquelle il a été présenté par le christianisme, par le discours et l’iconographie cinématographique, pour pouvoir apparaître par contraste comme le « camp du Bien » ? Ce ne serait pas le seul cas de manipulation des peuples et d’inversion du réel dans ce monde. L’étymologie de Lucifer est connue. Elle est rappelée dans le texte ci-après, entre autres choses, par l’une des grandes figures américaines de la résistance blanche au mondialisme, David Lane. Cela étant, il faut noter que la force de l’empreinte négative sur les esprits installée par deux-mille ans de christianisme à propos de Satan (notion orientale, le Sheitan arabe), est telle qu’il est difficile de se représenter Lucifer comme quelque chose d’autre qu’une force négative. David Lane, qui n’était pas luciférien lui non plus, écrit :

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Orthodoxie et hérésie durant l’Antiquité tardive

La période qui s’étend du IIIe siècle de l’ère chrétienne au 6ème, ce qu’il est convenu d’appeler, depuis les débuts de l’Âge moderne, le passage de l’Antiquité gréco-romaine au Moyen Âge (ou Âges gothiques), fait l’objet, depuis quelques années, d’un intérêt de plus en plus marqué de la part de spécialistes, mais aussi d’amateurs animés par la curiosité des choses rares, ou poussés par des besoins plus impérieux. De nombreux ouvrages ont contribué à jeter des lueurs instructives sur un moment de notre histoire qui avait été négligée, voire méprisée par les historiens. Ainsi avons-nous pu bénéficier, à la suite des travaux d’un Henri-Irénée Marrou, qui avait en son temps réhabilité cette époque prétendument « décadente », des analyses érudites et perspicaces de Pierre Hadot, de Lucien Jerphagnon, de Ramsay MacMullen et d’autres, tandis que les ouvrages indispensable, sur la résistance païenne, de Pierre de Labriolle et d’Alain de Benoist étaient réédités. Polymnia Athanassiadi, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Athènes, a publié, en 2006, aux éditions Les Belles Lettres, une recherche très instructive, La Lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif, que je vais essayer de commenter.

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La prédestination dans le protestantisme

Au rang des aspects frelatés de la pensée chrétienne, abordons aujourd’hui le concept de prédestination défini par Calvin. On ne s’ennuie jamais, avec les délires christiques.

La « grâce » selon la doctrine chrétienne, rappelons-le aux non-connaisseurs, consiste en l’aide surnaturelle accordée par Dieu aux hommes pour faire leur salut, lequel est le fait d’échapper à la damnation éternelle. La pensée protestante, aux XVI/XVIIème siècles, va mener une radicalisation dans la doctrine de la grâce, radicalisation qui veut que sans la grâce un homme est totalement impuissant, sa pensée ayant été tellement faussée par la chute (après le péché originel, cette maladie imaginaire inventée pour vous vendre un remède imaginaire), que même quand il essaiera de toutes ses forces de faire le bien, si la grâce ne lui est pas accordée, de toutes façons, tout en croyant et en s’efforçant de faire le bien, il fera quand même le mal.

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La christianisation fut une régression

Voici quelques exemples de ce que l’Europe a PERDU parce que le christianisme a pris le dessus :

– Les bibliothèques publiques (par exemple à Rome, Alexandrie, Trèves, Carthage) furent détruites ou négligées. De nombreux manuscrits furent perdus à cause de la guerre, de la dégradation ou simplement par manque de copies.

– Béton (béton hydraulique romain, opus caementicium) – La formule et l’utilisation à grande échelle ont été oubliées jusqu’à l’ère moderne.

– Techniques sophistiquées de construction de routes – Les routes romaines tombèrent en désuétude ; la connaissance d’un entretien approprié fut en grande partie perdue.

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