Nos yeux sont tombés sur le propos suivant, d’un commentateur suite au déplacement d’Emmanuel Macron à Washington ce 24 février 2025. Certains de ses passages sont savoureux et non dénués de vérité. Cela étant dit, nous ne sommes pas frappés de naïveté. Nous n’ignorons pas la notion de permanence des intérêts respectifs des nations et la prédominance de ces intérêts sur les « alliances », lesquelles n’ont à l’inverse jamais de caractère définitif et varient au gré des moments dans l’histoire, l’allié d’hier devient l’ennemi de demain, principe de base connu de toute la science diplomatique. Le jugement cru du rédacteur sur l’Amérique est fondé, relativement à ce qu’a été la politique étrangère du pouvoir qui a dirigé ce pays jusqu’en 2024 et l’alignement des gouvernements occidentaux à son service. Mais, cela n’a échappé à personne, le pouvoir vient de changer radicalement aux États-Unis, et si ce nouveau pouvoir maintient logiquement une attention à la prééminence des intérêts américains (chose que ne font pas les dirigeants européistes pour leurs pays), ce nouveau pouvoir opposé à la politique mondialiste de ses prédécesseurs peut apporter beaucoup à la libération des nations d’Europe occidentale, on le voit avec le rôle et les déclarations d’Elon Musk et du nouveau vice-président américain. A moins que les apparences soient trompeuses, le rôle de « larbins des États-Unis que sont Macron, Von der Leyen, Scholz », la « laisse au cou du chien », etc. cités par le rédacteur semblent appartenir davantage aux décennies passées qu’à la nouvelle gouvernance américaine. De même, le rappel qu’il fait du nombre de bases militaires américaines et du rôle de l’OTAN ne colle plus avec les annonces de désengagement des États-Unis sur la sécurité de l’Europe. Le rédacteur étant par ailleurs légitimement opposé à l’Union européenne, et compte tenu de l’influence positive que pourrait avoir le nouveau pouvoir américain pour nous débarrasser de l’UE, il va peut-être vite en besogne dans la poursuite de sa critique des États-Unis, le temps dira si nous tirons profit du vent nouveau qui souffle depuis Washington ou si ce vent nouveau finalement ne varie pas (ce dont on peut douter pour l’instant) de la pratique de la gouvernance américaine passée et que rien ne change pour nous, mais pour l’instant il faut laisser du temps au temps, comme dit l’expression, wait and see.
Nos yeux sont donc tombés sur le propos suivant :
Trois ans de guerre en Ukraine, des millions de morts et de blessés, des milliers de beaux discours et de belles promesses, la destruction de notre compétitivité énergétique, le suicide de notre économie, de nos finances et de notre industrie, des milliers de faillites, une explosion de la pauvreté et de la précarité, pour en arriver à ce dramatique et honteux résultat.
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