Sacrifice et souveraineté : la géopolitique comme épopée théodramatique ou tragédie païenne

Le discours officiel émanant des institutions européennes présente la guerre en Ukraine comme une lutte moralisatrice, presque téléologique : une confrontation lucide et manichéenne entre le bien et le mal, la lumière et les ténèbres, l’innocence et l’agression. Les politiciens, analystes et médias consacrent l’Ukraine comme protagoniste héroïque, tandis qu’ils relèguent la Russie au rôle d’antagoniste maléfique, reproduisant ainsi une structure narrative similaire aux drames moraux théo-dramatiques expliqués par Hans Urs von Balthasar (1988).

Le drame chrétien — exemplifié dans la Divine Comédie de Dante ou dans Le Grand Théâtre du Monde de Calderón — imprègne le mal et la souffrance d’une signification au sein d’une économie de la rédemption, dans laquelle l’action humaine est soumise au jugement moral et à la possibilité de la grâce. Dans ce cadre conceptuel, le conflit se configure comme un jugement éthique, une narration de rédemption et un impératif moral : l’Europe se sent poussée à agir avec droiture, s’efforçant de protéger les opprimés et de réparer un ordre brisé. Cette rhétorique évoque les exhortations collectives des grandes puissances européennes pendant la Première Guerre mondiale, marquées par une narration linéaire et téléologique, investie d’une providence morale projetée sur les réalités géopolitiques (Mosse, 1990). Cependant, sous cette idéalisation morale se cache une réalité brute.

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Le domaine du vice total

Le domaine politique n’est pas un lieu de création de valeur, mais de coercition et de redistribution des ressources d’autrui. Pour qu’un groupe gagne (donc obtienne par exemple un nouveau transfert de richesse ou une réglementation favorable), d’autres groupes doivent perdre (payer l’impôt, se conformer à ladite réglementation, décevoir un électorat côté partis, etc). Ce mécanisme crée une hostilité structurelle en interne, tout en lésant la population.

La finalité de la démocratie est de s’emparer de l’État par la majorité et les moyens importent peu. Il faudra bien convaincre du monde et ralentir nos ennemis dans cette course effrénée. Les incitations perverses ne peuvent alors que se démultiplier à tous les étages. Cela est encore plus vrai quand la situation est dramatique et que la population réclame de l’apaisement, ce que chaque parti estime évidemment pouvoir apporter.

En bref, le processus démocratique décourage en tendance les comportements vertueux et récompense la domination. Il revitalise la barbarie en provoquant l’inversion des bonnes mœurs. Les politiques privilégient donc des outils qui reflètent ces pulsions destructrices (sophismes, slogans, appels aux émotions etc). Écraser l’autre fait partie du deal. L’institution étatique démocratique est bien celle du vice total.

Stockholm syndrom à la française

Au Japon, il suffit que quelques touristes mal élevés harcèlent les Geishas en les photographiant de manière insistante pour faire basculer l’électorat vers un Premier ministre de la droite dure. En France, les délinquants, les violeurs et les meurtriers pullulent, passent aisément entre les mailles d’une justice laxiste, et les moutons crient « Vous n’aurez pas ma haine » tout en continuant à voter pour leurs bourreaux.

L’Occident étouffe la dissidence pour préparer les citoyens à la guerre

La situation actuelle a généré les prémisses dramatiques visant à diffuser une culture de guerre, alimentée par des peurs savamment et artificiellement construites, en inventant des ennemis là où il n’y en a pas.

À notre époque, marquée par des oppositions souvent plus verbales et verbeuses que substantielles, mais toujours dichotomiques, ne laissant aucune place au dialogue, à la confrontation, à l’approfondissement, où l’on véhicule des modèles absolus et absolutistes selon lesquels il n’est pas permis de s’aventurer dans la réflexion mais où il s’agit simplement de prendre parti, presque obligatoirement du côté de la pensée dominante, prélude à toute guerre, la dissidence étant devenue inadmissible, répréhensible, erronée et fausse simplement parce qu’elle a été pensée.

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Les méfaits en cascade du collectivisme

Si la France n’avait pas choisi un système de retraite par répartition communiste après la guerre :

– on aurait 2 000 milliards de dette en moins

– 150 milliards de déficit annuel en moins

– des pensions de retraite plus élevées

– aucun débat sur l’âge de départ car chacun partirait quand il veut en fonction du capital accumulé

– la dette du pays ne serait pas détenue par des investisseurs étrangers mais par des nationaux

– les entreprises françaises seraient mieux capitalisées

– tout le monde serait actionnaire et profiterait des bénéfices

– les salaires seraient 30% plus élevés

La société de contrôle total n’est plus de la science-fiction

En Chine, tous les citoyens sont tenus de posséder des identifiants numériques biométriques liés au vaste réseau de surveillance alimenté par l’IA du pays, qui comprend des centaines de millions de caméras de reconnaissance faciale. Même les aspects les plus triviaux de la vie quotidienne comme monter dans un train ou utiliser un distributeur automatique exigent une vérification d’identité biométrique.

Les citoyens ayant un faible score de crédit social se voient restreindre algorithmiquement la possibilité de voyager, d’accéder aux services financiers, d’inscrire leurs enfants dans certaines écoles, ou même d’acheter des biens et services de base. Si une caméra vous surprend à traverser en dehors des clous, le système d’identité numérique vous condamne automatiquement, prélève l’amende de votre compte bancaire, et fait baisser votre score de crédit social. Un système plus facilement accepté dans ce pays où la discipline et la conscience collective sont importantes dans la population, ce qui n’est pas dans la société occidentale. C’est pourtant le genre de monde dans lequel l’Occident s’engage à l’aveuglette si la mise en place de l’identification numérique obligatoire n’est pas stoppée.

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Cloaque républicain

La vie politique française est une gigantesque fosse à purin dans laquelle s’ébattent une ribambelle de petits étrons qui se chamaillent, s’allient, se trahissent, s’embrassent, se poignardent, se rabibochent, s’enculent, etc, sans jamais penser une seule seconde à la France et aux Français, sauf peut-être en fin de mois quand tombe leur gros chèque…

Abolition de la peine de mort

En quoi la volonté de maintenir des monstres dans le corps social est-elle une manifestation d’élévation de l’intelligence, de la morale, de « l’âme de la République », et de refus de la sauvagerie ? Il est JUSTE et BON que certaines personnes MEURENT. Il est INJUSTE et MAUVAIS que ces personnes restent en vie. Ne pas comprendre cela révèle un dramatique dérèglement de l’esprit.