Pas de droiture, pas de droits !

Un avocat est un technicien du droit qui opère froidement, va chercher des failles dans les textes pour le compte de qui le paie pour faire cela. C’est un mercenaire qui se vend au plus offrant. L’opinion et les leçons de morale des mercenaires qui marchandent leurs services n’ont pas la moindre valeur ni le moindre intérêt. Il faut désacraliser la figure de l’avocat, la disjoindre du romantisme dont cette profession a été entourée notamment à cause du cinéma et des séries qui la montrent la plupart du temps sauver la veuve et l’orphelin. Elle défend aussi les pires crevures, qu’il s’agisse d’assassins ou de fripouilles financières en col blanc. Et là, on se demande s’il existe une profession où la réussite soit plus directement proportionnée à la fourberie de celui qui l’exerce. Et c’est bien là le problème. Dans un monde normal, seules les victimes devraient avoir droit à une assistance juridique. À quel titre faudrait-il apporter une aide au malfaiteur ? Dans quel esprit frelaté est née cette idée établie depuis des siècles et de fait acceptée comme normale ? Le malfaiteur n’a besoin d’aucune aide extérieure lorsqu’il commet son forfait, qu’il se démerde seul pour sa défense devant les juges. D’où le principe qui devrait commander ce sujet : PAS DE DROITURE, PAS DE DROITS !