« Patriote français » devient un oxymore

Historiquement, la République n’a pas de problème à s’associer avec les notions de patrie et de patriotisme. Lorsque la Prusse et l’Autriche font savoir leur intention de porter secours à la famille royale française, la République proclame « la Patrie en danger » par une déclaration de l’Assemblée législative en date du 11 juillet 1792, anticipant de quelques jours le Manifeste de Brunswick, et mobilise pour envoyer des troupes aux frontières de l’Est. La patrie a toujours bonne presse pour la République à l’occasion de la Première Guerre mondiale (l’idée de créer une structure supranationale et de s’y dissoudre n’est pas encore apparue dans les cervelles frelatées qui nous dirigent). Ce n’est que plus tard que les choses perdront une autre tournure. Alors qu’il n’est pas un seul film américain où l’on ne voie pas la bannière étoilée flotter sur la façade d’une maison, expression normale du patriotisme, on a vu en France à l’occasion du mouvement des Gilets Jaunes des policiers arracher des mains de manifestants les trois couleurs du drapeau français, chose complètement dingue, des troupes de maintien de l’ordre reprochant à des citoyens d’exprimer leur attachement à leur pays par le drapeau, comme si ce dernier était une pancarte porteuse de revendications inscrites sur son étoffe ! Un acte policier grotesque, indécent et totalement hors-sujet par rapport aux raisons de la présence de manifestants. C’est d’ailleurs une tendance qui avait cours depuis un certain nombre d’années, brandir le drapeau tricolore est mal vu par le pouvoir, qui s’en réserve l’usage pour ainsi dire exclusif, sur ses bâtiments, et dans le décorum et la pompe du régime. Le drapeau tricolore a perdu de son intérêt pour les autorités parce qu’elles lui préfèrent le drapeau de l’Union européenne, elles attendent le jour où la France ne sera plus qu’une région soumise et privée de pouvoir dans le fédéralisme de Bruxelles, pour le retirer des bâtiments et n’y laisser que le drapeau de l’UE… Mais abandonnons cette digression historique pour en venir au sujet qui nous occupe.

Un certain nombre de Français n’arrivent pas à comprendre que le patriotisme, c’est fini. Car les intérêts de la République divergent de ceux de la nation charnelle. Les intérêts de la République, c’est la société multiraciale à laquelle elle travaille activement à travers la submersion migratoire qui alimente le Grand remplacement. Et la guerre mondialiste contre la Russie. Alors que faire ? (Comme dirait Lénine) :

Pour résister au Grand remplacement, grosso modo il n’y a que deux solutions, et aucune ne passe par les urnes.

1° Faire émerger un régionalisme sédentarisé et résistant : rejeter le libéralisme culturel, se marier tôt, faire 5 enfants, leur nettoyer chaque jour la tête de ce qui leur aura été servi par les programmes scolaires – puisqu’il est difficile de se soustraire à la scolarisation sous le contrôle du régime (ce qui induit la naissance d’une conscience politique chez eux et une culture de la résistance « passive » face à l’enseignant, « penser toujours à rester imperméable à la propagande scolaire, n’en parler jamais », pour paraphraser la formule de Gambetta à propos de la récupération de l’Alsace-Lorraine, une forme de Taqîya empruntée aux musulmans), et fonder des entreprises familiales. Ça demande de déconstruire des décennies d’endoctrinement, et de résister à la force de propagande et de coercition de l’État.

2° S’expatrier et vivre en diaspora solidaire, se constituer en pôle économique, faire des enfants et les éduquer à devenir des élites : d’autres l’ont fait avec succès quand ils étaient menacés. Ça demande de construire un réseau avec succès et négocier avec les accueillants.

Les deux constituent une forme de sécession avec l’État Républicain.

La France ne sera jamais sauvée par les urnes. C’est précisément pour cela que le système républicain maintient les gens dans l’illusion électorale. Aucune des pétaudières d’activisme installées dans la pratique du pouvoir ne concrétisera des espoirs de « remigration » et de « réveil patriote ». En République, quelle que soit l’étiquette du vainqueur des élections, c’est la Franc-Maçonnerie qui gagne. Tant que les gens croient encore au bulletin de vote, ils restent dans le jeu et ne voient pas que la partie est truquée, puisque la machinerie électorale est l’outil de la ploutocratie gouvernante pour conserver le pouvoir. On n’oublie pas les mots d’Alexis de Tocqueville : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira. »