Apprentissage du français : c’est pire que l’imaginable

Toutes les copies sont bourrées de fautes. Les copies en fac sont bourrées de fautes. Ces gens, on les a détruits […] On ne leur a jamais enseigné plus de 500 mots. Mon chien en a davantage !

— Jean-Paul Brighelli (agrégé de lettres et enseignant, auteur en 2005 du succès de librairie La Fabrique du crétin : la mort programmée de l’école, éditions Jean-Claude Gawsewitch)

Dans la notation passée, on perdait un point par faute d’orthographe faite. Au début des années 2000, nous avons rencontré un professeur de français correcteur des copies du baccalauréat. Il relatait que les consignes alors données par le ministère de l’Éducation nationale français : ne pas retirer plus de deux points pour l’orthographe QUEL QUE SOIT LE NOMBRE DE FAUTES dans la copie. Depuis vingt-cinq ans, sur instruction ministérielle, les élèves n’ont pas été corrigés de leurs fautes. Cinquante fautes, cent : deux point soustraits. Un choix de nivellement par le bas égalitariste (woke avant l’heure) des petits Français pour ne pas que les contingents importés et incapables de suivre, se sentent en infériorité. Pour ceux qui souhaitent avoir l’histoirique de ce saccage, il y a nos articles de la thématique Ecole, Enseignement, dont Petite histoire résumée du saccage de l’enseignement en France.