La démocratie a un problème structurel. Les personnes qui font avancer un pays – celles qui créent, investissent, prennent des risques, créent des emplois, travaillent dur et paient net des impôts – sont en minorité. C’est la majorité qui « décide » électoralement. Et la majorité, que la gouvernance maintient à dessein dans une insuffisance de revenus (on sait combien les salaires sont bas en France), a intéret à ce que rien ne change parce qu’elle vit à la gamelle de ce qu’elle reçoit du Système. Elle élit donc ceux qui promettent de prendre aux porteurs de performance et de redistribuer. Encore et encore.
C’est pourquoi les démocraties finissent inévitablement dans le socialisme. Les porteurs de performance sont expropriés pas à pas – fiscalement, réglementairement, moralement. Jusqu’à ce que la minorité perde tout incitatif à créer de la valeur ajoutée pour tous. Jusqu’à ce que de moins en moins créent. De moins en moins investissent. De moins en moins prennent des risques. De moins en moins travaillent. Jusqu’à ce que tous tendent la la main.
En France, en 1850 déjà, l’économiste Frédéric Bastiat, honni par le système socialiste au point qu’il n’est ni évoqué ni enseigné dans ce pays, fait comprendre les effets pervers de la spoliation sous le slogan partageur. Il note : « Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice. »
Jusqu’à ce que tous tendent la main…
Pour sortir de ce cercle infernal, il faut que la majorité, dont la cervelle est confite dans le socialisme et l’esprit d’assistanat, trouve le courage de rompre le cordon ombilical de la gamelle, d’élire des hommes qui mettront en oeuvre une politique qui améliorera ses revenus salariés – de façon à être moins dépendante de la perfusion étatique socialiste – tout en étant favorables à l’esprit d’entreprise. Ni l’un, ce courage, ni l’autre, ces hommes (en position d’être élus), n’existent à ce jour en France.
