Définition limpide

Ce que nous appelons national-socialisme est le résultat de la trahison bourgeoise de l’idée nationale et de la trahison marxiste de l’idée socialiste.

— Joseph Goebbels

Elle mérite que l’on s’y arrête, parce qu’elle n’énonce que des évidences. D’une part, il est de notoriété publique et historiquement constaté que la bourgeoisie est davantage sensible au capital, à la rente, aux affaires, qu’à l’idée nationale, parce que les affaires sont aussi transfrontalières, et nécessitent pour cela une disposition à placer la nation à un rang secondaire, la bourgeoisie à qui le mondialisme profite est davantage apatride que nationaliste, parce qu’elle en a les moyens elle est des voyages et de la vie dans les aéroports, ces lieux privilégiés du tableau cosmopolite, la bourgeoisie fait davantage partie des « anywhere », des nomades, que des « somewhere », des gens enracinés (selon la partition décrite par David Goodhart). D’autre part, les évènements ont montré très tôt, dès l’après révolution bolchevique et à l’occasion de la projection du communisme à travers le monde, que le socialisme marxiste qui prétendait apporter le bonheur a fait l’exact contraire, à l’époque où Goebbels s’exprime le communisme n’a pas encore fait les 100 millions de morts qu’on lui connaît désormais au cours du XXe siècle, mais il n’était pas difficile pour les esprits clairvoyans et bien informés de savoir qu’il était dans la pratique une trahison de l’idée d’apporter le bonheur au peuple. Les paroles de Joseph Goebbels se révèlent en définitive simple vérité, le national-socialisme s’étant donné pour but de réaliser le contraire des deux trahisons évoquées.