Nous avons rarement vu sur le web plus sinistre, mais réelle, évocation de la situation de la France, quoiqu’extrêmement partielle tant le nombre choses anormales et scandaleuses y est important, inépuisable. Mais selon la célèbre citation de Khalil Gibran, « Votre douleur est la rupture de la coquille qui emprisonne votre entendement. Elle est le remède amer par lequel le médecin qui est en vous soigne votre être malade. » :
- Déficit a plus de 5% du PIB, dette record de près de 3 500 milliards d’euros, dépense publique hors de contrôle.
- Approvisionnement en énergie complètement incertain ; prix à la pompe au plus haut historique
- Interdiction des transactions en cash au-dessus de 10 000 € et vérification KYC obligatoire au-dessus de 3 000 €.
- Lancement de l’euro numérique et tentative de contrôle total sur la population selon le modèle chinois.
- Loi pour permettre au gouvernement de geler unilatéralement les avoirs financiers de quiconque sous couvert « d’incitation à la haine/discrimination ».
- Vérification KYC pour naviguer sur Internet et tentative de généralisation des portes dérobés dans tous les services web pour une surveillance généralisée.
- Explosion de la violence, laxisme judiciaire à son plus haut, forces de l’ordre démunies et démobilisées (le régalien est en implosion).
- Distribution du patrimoine entre les tranches d’âge 2 à 3 fois plus déséquilibrée que sur la moyenne du siècle précédent.
- Ratio actifs/inactifs le plus élevé au monde et de l’histoire du pays.
- Marché de l’immobilier (qui représente 50-70% de l’épargne des ménages) qui se retourne après 40 années de hausse (ce qui va durer puisque tout cela est lié à la hausse des taux d’intérêt, elle-même conduite par le surendettement).
- Le reste de l’épargne liquide des ménages est captif et investi de manière forcée dans la dette d’un État au bord de la faillite.
- La dette privée est parmi les plus hautes et le coût de service de la dette sont parmi les plus élevés parmi les pays de l’OCDE (ce qui veut dire que, si par miracle on arrivait à se développer économiquement malgré tous les autres points, de toute manière ça servirait juste à ne pas sauter, sans même parler de se désendetter).
- Multiplication exponentielle des attaques informatiques et explosion réglementaire : les autorités font porter au secteur privé le coût d’une régulation folle dans le numérique, tout en étant quand même plus vulnérables que nos voisins.
- Asymétrie attaque-défense à l’ère des LLM (langages à grand nombre de paramètres) qui rend tous les systèmes existants vulnérables, et aucune prise de conscience de la situation.
- Fuite des cerveaux et déclassement dans tous les domaines stratégiques (IA, Bitcoin, Énergie, HPC, etc.).
- Niveau de surrégulation, de bureaucratie, et de prélèvement obligatoire qui rend impossible tout développement économique.
Tous ces facteurs s’entrainent et se renforcent pour former une spirale de déclassement/effondrement qu’il est peut-être déjà trop tard pour l’enrayer.
La France est au bord de la ruine, à l’aube de l’effondrement de sa puissance, de la disparition de son État de droit ; la vassalisation totale du pays est imminente et la perte des libertés fondamentales garantie par un agenda à moins de 18 mois.
Et les Français, ensorcelés par les médias et collectivement renforcés dans leur ignorance crasse, se passionnent pour l’élection présidentielle à venir et les excès de France Télévision dont le budget total représente moins d’une semaine du déficit actuel.
Voilà l’œuvre cumulée sur cinquante ans de gens qui sont convaincus d’avoir tout bon, qui vous toisent avec mépris si vous suggérez que ce n’est pas le cas, qui refusent de changer quoi que ce soit de leur modèle, et qui refusent de lâcher le pouvoir. Cela donne l’impression d’être à bord d’une fusée manœuvrée par des nouveau-nés aveugles sous acide. La question n’est même plus « est-ce qu’on va se crasher » mais « est-ce qu’on peut faire ça vite pour écourter le supplice de l’attente fatidique ».
Ce serait absolument fascinant si ça n’était pas totalement désespérant. François Brigneau disait en 1971 « Vous regardez votre pays, et vous vous demandez de quel cauchemar vous êtes la victime ». Il n’avait encore rien vu.
