Le procès des baby-boomers français doit être fait

Nous évoquerons ici les « Générations Destruction », la figure du boomer, incontournable pour la compréhension du temps présent, en portant le propos spécifiquement sur leur contingent de gauche, « progressiste » bon teint, social-démocrate, petit bourgeois centriste et de la pseudo-droite, contingent qui se sera avéré avoir une terrible importance dans l’orientation funeste donnée à la France.

Les boomers ce sont ces générations d’enfants nés durant le baby-boom d’après-guerre, nés à partir de 1946 et jusqu’à la fin des années 1950, qui ont donc aujourd’hui entre 77 et 65 ans environ. Ils ont été les générations au pouvoir, dans la politique, dans l’économie, dans les médias, du milieu des années 1970 à nos jours, après avoir été maoïstes, trotskistes, marxistes, en mai 68. Ils se sont crus tout permis, notamment en matière sexuelle avec les enfants, sur le fondement du « Il est interdit d’interdire » soixante-huitard et des délires de la psychanalyse freudienne. La France en décomposition dans laquelle nous vivons actuellement leur doit beaucoup, l’héritage qu’ils nous ont laissé. Si l’on n’a pas ces éléments à l’esprit, on pourrait se demander ce qui a poussé ces gens à agir comme ils l’ont fait, à adhérer aux idéaux qui ont été les leurs. Qu’a-t-on donné à téter à ces générations ? Elles ont tout simplement baigné dans une époque où depuis 1945 le marxisme culturel était triomphant, les communistes tenaient avec la complaisance de De Gaulle le milieu universitaire (ils le tiennent encore, situation aggravée aujourd’hui avec l’apparition de l’influence woke et islamiste), l’édition littéraire (par le Comité national des écrivains, Les Lettres françaises, délivrant les certificats de conformité idéologique ou de condamnation), la presse dans son édition et son circuit de distribution aux kiosques, l’enseignement, des pans entiers de l’activité nationale (SNCF, EDF, les ports et l’activité de dockers…). Les boomers ont été les fruits de leur jeunesse, de leur époque. Élevés par le système idéologique des vainqueurs de 1945 dans la « religion de la Shoah », les boomers ont fait un syndrome de Nuremberg, un TSPT (syndrome post trauma) mémoriel d’autant plus surprenant qu’ils ne l’ont vécu que par procuration.

Ils ont vécu les meilleures années, dans l’insouciance, la croissance économique qui succède à toute guerre. Puis l’embourgeoisement venant, après avoir craché sur « l’argent-roi » en levant le poing dans leur jeunesse, ils ont fini par bien changer, et devenir les parfaits vecteurs de la société de consommation capitaliste. Et surtout, qu’ils aient été conscients ou non de ce que seraient les résultats futurs de leur parcours de vie, ils ont donc produit le temps présent. On les dit avoir vécu en égoïstes, indifférents à l’avenir, sans se soucier de ce qu’ils laisseraient derrière eux pour les générations à venir. Et en effet, il y a du vrai là-dedans. Déjà en septembre 2006, paraissait un essai intitulé Nos enfants nous haïront, signé de deux grands noms de la presse, qui faisaient le bilan de ces générations nées entre 1945 et 1960, celles des Trente Glorieuses qui ont en définitive gravement hypothéqué l’avenir de ce pays. L’ouvrage dénonçait, mais bien tard, le mensonge et le clientélisme des politiciens de ces générations avec ce commentaire : « La France est, depuis trente ans, le paradis de la démagogie » ; les auteurs s’exprimaient ainsi : « Nous sommes (les baby-boomers) la première génération qui laissera moins à la suivante que ce qu’elle a reçu de la précédente. Et c’est le pire qu’on puisse faire à ses enfants : leur léguer des dettes. Autant dire que nous avons fabriqué un schisme dans notre corps social qui peut se traduire par un affaissement de notre pays. C’est ainsi que meurent les civilisations : quand le poids de l’héritage devient si lourd que la société ne peut plus le supporter et s’effondre ». A part partouzer, demander la légalisation et l’acceptation de la pédophilie et avoir fait du pays un enfer en devenant ensuite des grosses merdes capitalistes, matérialistes, qui ont endetté les quatre générations suivantes et importé des foules de cultures inassimilables, ils ont poussé les femmes à se « libérer sexuellement », ils ont défilé à poil dans des manifestations de jouisseurs immatures, ils ont testé toutes les drogues possibles, fait Mai-68, tué le père et poussé l’enfant à défier ses parents. C’est, entre autres, parce que l’on paie aujourd’hui le prix de leurs singeries nihilistes, pornocratiques et iconoclastes, que notre devoir est maintenant non de les remercier mais de les maudire. Ils sont la génération qui, dans l’histoire, a le plus rapidement, le plus éhontément, le plus dispendieusement dilapidé l’héritage de leurs pères et abîmé le joyau civilisationnel de notre pays. 

Le contingent des boomers fait des catholiques de gauche, des marxistes culturels embourgeoisés, des centristes et des modérés de la droite molle, a été l’électorat principal d’Emmanuel Macron, et ils continuent d’adhérer à la politique d’accueil inconditionnel des vagues de migrants qui sont en train de dénaturer l’identité de la France, ils sont dans les associations militantes qui les prennent en charge et les installent jusque dans les villages, partout où la machinerie préfectorale en lien avec les maires et ces associations, trouve l’opportunité de les placer, selon les vœux de « transition démographique » du pays évoquée par l’enfant de boomers qui dirige la France.

Mais pour autant les boomers français semblent ne pas être heureux. Une des choses les plus frappantes dans les pays d’Europe de l’Est est la bonne humeur des personnes âgées, ce qui contraste énormément avec la France. Comme si ces boomers destructeurs du pays et de la civilisation qui leur ont donné le jour tirent la gueule car ils sont tourmentés en permanence par l’idée que les peuples européens puissent leur survivre. Mais à toute chose malheur est bon, et là où croît le danger croît aussi ce qui sauve dit Hölderlin. La situation qu’ils nous ont laissé est tellement calamiteuse, suffocante, révoltante, menaçante, infecte, qu’ils ont fait naître le réveil identitaire et le rejet du monde hérité de 1945, seuls gages de notre possible sauvetage dans ce siècle naissant. Leur temps s’achève, il faut souhaiter que ceux qui se chargent de perpétuer leurs idées seront désormais moins nombreux que ceux qui se mobiliseront pour nettoyer les écuries d’Augias. Time will tell.