La démocratie est-elle un principe sain ?

Imaginons un pays vivant sous l’apparence de la démocratie, malmené à outrance durant cinquante ans de la façon la plus improbable qui puisse être, et voyons quel pourrait être le moyen de mettre un terme à son calvaire.

Le normie français est tellement habitué au système démocratique qui lui a été vendu dès les bancs de l’école comme la panacée que, malgré les résultats catastrophiques et la difficulté de vie que lui apporte ce système, l’hypothèse d’un changement de régime lui apparaît comme une énormité, un non-sens absolu, un délire de gens pas sérieux, pas raisonnables. C’est qu’il est très con, le normie, et pour que dans son cerveau de couillon la pensée fasse un tour comme l’a dit Louis-Ferdinand Céline, il faut qu’il lui arrive beaucoup de choses, et des bien cruelles. Alors répondons à la question faisant office de titre. Et osons mettre les pieds dans le plat :

La démocratie pourrait être un principe sain dans un monde où les gens en compétition électorale seraient tous vertueux et qu’aucun tort pour le pays ne découlerait de leur élection. Mais voilà, ce monde n’existe pas, et le peuple est une entité qui n’est pas fiable. Une part de celui-ci est faite de gens capables d’adhérer aux projets politiques et aux personnages les plus malfaisants pour l’ensemble. Et dès lors, dans ce contexte, donner par la démocratie l’occasion à des formations politiques malfaisantes d’accéder au pouvoir devient un énorme problème. 

Savoir par déduction quels sont les partis et les personnels politiques malfaisants est chose aisée. Face à une situation catastrophique, il s’agit bien évidemment de tous ceux, et uniquement ceux, qui ont participé à la direction du pays.

En conséquence, il va de soi par simple logique élémentaire que dans l’hypothèse où un pouvoir neuf, vierge de responsabilité (car on ne réparer pas les dégâts avec ceux qui les ont commis), parviendrait à chasser les architectes et auteurs du désastre, dans ce monde imparfait où la moitié du peuple est faite d’idiots capables d’adhérer aux projets politiques et aux personnages les plus malfaisants, il serait absolument impératif de faire en sorte que les malfaisants ne puissent pas avoir l’occasion de revenir au pouvoir, puisque les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils rapporteraient avec eux la certitude de recommencer à méfaire. Cela veut dire qu’à partir du moment où un projet politique sain et des hommes bienveillants sont parvenus au pouvoir, mettre fin au principe démocratique devient une obligation de bon sens, pour empêcher la moitié de l’électorat crétin de rétablir sa malfaisance. Excessif ? Abusif ? Non vous pouvez tourner la question dans tous les sens, c’est la seule façon d’éviter le problème.

Si cette étape est un préalable fondamental pour assainir le cloaque, elle n’est pas suffisante. Il faut évidemment purger le dispositif de tous les servants des idées qui ont mené au désastre, dans tous les domaines d’activité. Ces gens ne peuvent pas pouvoir avoir la possibilité de poursuivre leur action d’orientation de la politique menée et d’influence de l’opinion. Par exemple, fermer France Inter n’est pas suffisant. Car ce n’est que la partie émergée de l’iceberg : tout l’audiovisuel public, financé à hauteur de 4 milliards par an, est pourri et noyauté par une gauche hypocrite et sournoise. Il faut supprimer tout ce système, renvoyer ces journalistes qui n’en sont plus et surtout changer de directeur. Aux dernières nouvelles, Delphine Ernotte n’entend pas sanctionner Patrick Cohen. « Un choix idéologique assumé » selon son entourage. Elle rajoute un scandale au scandale. Ils doivent tous dégager.

D’aucuns nous objecteront que nous décrivons un système totalitaire, de pensée unique obligatoire, et le normie est effrayé par la perspective d’un régime ouvertement non-démocrate, alors qu’il est inconscient qu’il vit déjà dans un système totalitaire non avoué. N’est-ce pas ce que les destructeurs du pays n’ont pas hésité à nous imposer depuis cinquante ans ? Imposture démocratique, persécution et censure du discours réfractaire, obligation d’avaler leur politique et de subir leur action ? Si c’est un système totalitaire qui doit régir le fonctionnement d’un pays, nous préférons que soit un système porteur d’idées saines, soucieux de notre identité, de notre liberté, vertueux dans la dépense publique, respectueux de l’ordre naturel et de l’enfance, plutôt qu’un système au service de la destruction. Dans le cas contraire, les conséquences sont trop graves. Refuser ces deux étapes que sont le fait d’empêcher la possibilité de retour des partis malfaisants par l’adoption d’un régime en complète rupture, et le fait de purger le système, c’est se condamner au risque de leur retour, puisque le peuple dans sa totalité n’est pas une entité fiable.