L’ennemi intérieur est nombreux

La société actuelle, étape vers celle dans laquelle on veut nous mener, où notre identité aura été détruite par la submersion migratoire extra-européenne et le métissage, est le résultat voulu des vainqueurs occidentaux de la Deuxième Guerre mondiale et de leurs héritiers idéologiques gouvernant toujours nos pays. Ils y ont ajouté la dénaturation psychiatrique des genres et des relations entre les sexes, ainsi que la dictature homosexuelle. C’est le modèle historique américain du melting pot évoqué dans la pièce de théâtre éponyme signée Israel Zangwill, appliqué plus récemment par les britanniques, qui réalise chez nous le « Grand Remplacement » désormais bien identifié, et que refusent légitimement la Russie et le monde multipolaire. Face à ce projet occidental de société dégénérée, décadente et métissée (cf. le discours de Sarkozy à Polytechnique en 2008), on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi existe-t-il une telle perméabilité de ce qui fait office de cerveau chez un trop grand nombre de nos concitoyens, une perméabilité à l’influence empoisonnée qui est celle de la classe politique et de ses relais médias… Et pourquoi une telle force d’inertie dans la population légitime de ce pays ? Cinquante ans, si l’on s’en tient à ce que fut l’étape suivant 1945, à savoir Mai 68, cela fait cinquante ans que ça dure, que ça s’aggrave, et que ça ne bouge pas.

Dans son livre La société ouverte et ses nouveaux ennemis, paru en octobre 2008 aux éditions Belles Lettres, le philosophe Alain Laurent tentait d’imaginer les réactions d’un Français tombé dans le coma en 1978 et se réveillant en 2008. L’auteur s’inspire ici du film Goodbye Lénine. Qu’aurait-il eu à ajouter à son ouvrage s’il publiait aujourd’hui ? Nous savons comment les choses ont empiré depuis sa parution.

Voici comment l’auteur décrit la surprise de ce Français redécouvrant son pays 30 ans plus tard.

  • Il est devenu un « Gaulois », terme dont il ne gardait qu’un vague et folklorique souvenir datant de ses jeunes années à l’école primaire.
  • Il lui est devenu presque impossible de retourner, si ce n’est à ses risques et périls, dans certains quartiers de banlieue qu’il a connus paisibles et accueillants, et métamorphosés aujourd’hui en enclaves où des bandes encapuchonnées font régner la loi de la jungle en toute impunité, où les taxis n’osent plus s’aventurer…
  • Il se scandalise d’avoir à payer, outre ses impôts, les largesses de l’État-providence, le gouffre financier de la « Politique de la ville », la réparation des dégâts d’un vandalisme devenu sport de masse, ou bien le coût des dépenses de sécurité supplémentaires.
  • Il réalise qu’écoles et hôpitaux, autrefois considérés comme des sanctuaires, sont devenus le théâtre de violences contre les enseignants, les médecins, les infirmières…, commises par des groupes de voyous ou des fanatiques religieux.
  • Il se résigne au fait que des pans entiers de son pays se sont tiers-mondisés. 
  • Il contemple, dans des quartiers qualifiés de « sensibles », des fantômes vêtus de noir des pieds à la tête, des incendies de voiture devenus si courants qu’ils ne sont plus rapportés par la presse, des policiers qui tirent en l’air pour se dégager d’embuscades (du jamais vu même en mai 1968), des centres-villes mis à sac, des bus ou des métros attaqués comme les diligences de l’Ouest américain…
  • Son mode de vie est rejeté et moqué : il se fait traiter de Céfran, de sale Français.
  • Se souvenant que d’autres immigrés sont déjà venus s’installer en France, sans être aidés en permanence, sans prétendre changer les usages du pays, tout en faisant l’effort de s’assimiler, il se pose la question : « en quoi les immigrés actuels sont-ils différents » ?
  • Il réalise péniblement que la France est entrée dans une ère de guérilla civile larvée, dont les autorités nient l’ampleur, mais dont la réalité est confirmée quotidiennement.
  • Il souffre de devoir endurer sans mot dire le comportement insultant, la violence, la susceptibilité maladive et le machisme de certains jeunes hexagonaux qui vomissent tout ce qui de près ou de loin rappelle la France.

D’une telle énumération, Alain Laurent déduisait que l’opinion selon laquelle il y a trop d’immigrés, ou encore que le désir de revivre en paix et de voir préserver l’identité culturelle de sa patrie n’est ni une tare, ni une maladie, ni une déviance. Selon lui, cette opinion relève du « sens commun ». Il s’insurgeait en conclusion contre la démonisation et l’humiliation publique infligées à tous les Français qui assument cette opinion.

Il consacrait un chapitre à ce qu’il appelle Le nouvel ennemi majeur et autochtone. Il désignait ainsi ceux qui favorisent l’immigration de masse incontrôlée dans le but de déstabiliser la société française. Voici la liste de ces « ennemis intérieurs » dressée par l’auteur :

  • Toute une nébuleuse d’associations se donnant pour vocation de défendre les droits de l’homme et les causes « humanitaires ».
  • La plupart des organisations syndicales.
  • Une fraction notable de la magistrature syndiquée.
  • La grande majorité des enseignants (dont l’engagement peut se traduire dans les cours : cf. le livre Élèves sous influence de Barbara Lefebvre) et leurs syndicats.
  • L’essentiel du haut et bas clergé de l’establishment intellectuel (en tête, les grands administrateurs de leçon de morale à la terre entière et des sociologues idéologiquement stipendiés).
  • La presse.
  • Les « people » du show-biz friands de pétitions et d’exhibitionnisme militant.
  • Bien des membres des hautes instances de la République : « observatoires », comités et instituts divers, conseils censés rappeler le droit ou « hautes autorités ».
  • Le monde de l’entreprise (soucieux de donner des gages de bonnes mœurs afin de restaurer son image auprès des jeunes générations), qui adhère de manière croissante à l’ardente obligation morale de promouvoir la « diversité », voire la « fierté d’appartenance » comme s’en enorgueillit l’une d’elles, en pratiquant la discrimination positive.
  • Une virulente extrême gauche radicale (d’obédience principalement trotskiste et altermondialiste.
  • Une gauche « humaniste » qui privilégie l’action psychologique et morale : l’indignation vertueuse, la protestation accusatrice, la culpabilisation qui joue sur les registres du compassionnel et de la mauvaise conscience.
  • Une droite républicaine qui s’est convertie aux mots d’ordre de la bien-pensance par peur de passer pour « raciste ».
  • Au sommet, des chefs d’État passés experts dans le maniement de la langue de bois du « dialogue des cultures », et dans la promotion de la société multiraciale métissée.

Et Alain Laurent de conclure très lucidement que le « sabordage » de la société française continuera tant que ces « ennemis autochtones » seront laissés dans la possibilité d’agir. Deux éléments essentiels ne sont cependant pas cités dans son inventaire, d’une part la franc-maçonnerie, qui a fait le régime et qui est dans son ADN, qui oriente toute l’action de la machine, présente de près ou de loin dans tous ces corps de sabordeurs ; et d’autre part les Français démobilisés, indifférents, non engagés dans les corps d’activistes ennemis égrenés ci-dessus, mais qui par conformisme ont participé à la majorité électorale qui a reconduit sans discontinuer aux postes de gouvernance à tous les échelons du dispositif les fripouilles et les partis responsables de ce massacre du pays et de notre asphyxie.