Europe, par Renaud Camus

La société dans laquelle nous vivons est le fruit des événements du XXe siècle siècle, plus particulièrement de ceux ayant eu cours durant la Deuxième Guerre mondiale. Cette société a été bâtie par les vainqueurs de ce conflit, en recherchant à rendre impossible ce qui s’y était passé. Il fallait une société castrée, décervelée et sans conscience. Sacrifier notre continent pour ne plus revivre ce qui avait été, sous le pilotage de l’Union européenne érigée en empire. Et la chose s’est faite sous l’anesthésie de la société de consommation. Les lucides le savent, ils ont fait cette analyse et ce constat. Mais c’est ce que rappelle brillamment avec évidence Renaud Camus à travers ce texte, description terrible d’une réalité dont il est inconcevable que notre continent et ses peuples ne se libèrent pas un jour…

Europe

Il y avait, au bout d’un continent, sur une péninsule aux contours échancrés, avec ses propres péninsules, ses îles, ses golfes, ses détroits, un empire populeux que l’on nommait Europe.

Europe avait connu, du temps que ses vieillards étaient enfants, des guerres, des massacres, des exterminations même, et des destructions inouïes. De ces abominations, les victimes et les coupables étaient bien distincts, évidemment. Toutefois l’empire lui-même, comme beaucoup de ses sujets, se sentait appartenir successivement, si ce n’est en même temps, à ces deux catégories. Il ne savait pas bien laquelle était la plus désagréable à vivre. Plus jamais ça, tel était en tout cas la ferme résolution d’Europe, pour un empire où l’on ne vivrait ce que l’on avait déjà vécu. Or, afin d’être tout à fait sûr que l’horreur ne se reproduirait pas, que les heures les plus sombres ne seraient pas revécues, que l’éternel retour serait enrayé à jamais, les maîtres d’Europe n’avaient trouvé qu’un seul moyen. Il fallait, mais sans le dire, car le déclarer constituait un événement historique, une contradiction immédiate, et donc un mauvais début pour l’ère nouvelle : il fallait sortir de l’Histoire.

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Pharaonisme asiatique : ou le communisme en langage plus clair

Je crois en l’homme blanc, non parce qu’il a créé les machines et les banques, mais parce qu’il a proclamé que le courage et la loyauté étaient les plus grandes qualités de l’homme. Tout ce qui favorise et exalte les qualités viriles et chevaleresques de l’homme s’appelle civilisation ; tout ce qui les dégrade et les ravale s’appelle décadence. Tout homme, tout événement, toute situation qui aide l’homme d’Occident à être le juge entre les hommes est bon. Tout homme, tout événement, toute situation qui diminuent le pouvoir de l’homme d’Occident est un malheur. De ces principes, les esprits logiques ont pu tirer les conséquences humaines. La défaite de l’Allemagne en 1945 est la plus grande catastrophe des temps modernes. L’abandon volontaire de la moitié de l’Europe à un pharaonisme asiatique fondé sur l’esclavage et la terreur est un crime politique. L’institution de la dissidence et de la rébellion comme principes de la légitimité politique ne peuvent amener dans l’avenir que d’autres dissidences et d’autres rébellions. La campagne systématique de calomnies et de haine contre l’énergie, la discipline, le désintéressement est un attentat contre les valeurs les plus précieuses de la civilisation d’Occident. L’exaltation systématique des races étrangères à l’esprit de la civilisation occidentale et la prétention de leur confier un rôle important dans la politique mondiale est un danger grave pour l’Occident et en même temps pour ces races mêmes qui sont incapables d’assumer le rôle qu’on leur destine.

Maurice Bardèche

L’Anneau des Nibelungen

Au triple point de vue biographique, thématique et esthétique, la Tétralogie de Richard Wagner (ses quatre opéras L’Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried, le Crépuscule des Dieux formant Der Ring des Nibelungen) occupe une position centrale dans l’univers wagnérien. Patiemment élaborée, au milieu de bien des traverses, pendant trente ans, l’œuvre fut, au dire même de son auteur, « le poème de ma vie, l’expression de tout ce que je suis et de tout ce que je sens… », c’est elle qui lui suggéra l’idée du théâtre idéal de Bayreuth et qui, comme les doigts de la main autour de la paume, lui suggéra le thème et la forme de ses œuvres ultérieures.

En cet été 1847, Richard Wagner a trente-quatre ans, et se trouve à Dresde, chef d’orchestre du Grand-Théâtre et maître de chapelle, en une brève époque heureuse qui tranche sur cette longue période d’épreuves et de nomadisme qui s’étend de sa vingtième à sa cinquantième année ; Wurtzbourg, Magdebour, Koenigsberg, Riga l’ont vu promener sa malchance besogneuse d’où sont nés les Fées, la Défense d’aimer et Rienzi. A Paris, pendant deux terribles années et demi, au cours desquelles il a côtoyé plusieurs fois avec sa première femme, la mort par misère et inanition, il a composé le Vaisseau Fantôme, où sont apparus les thèmes mystiques et désormais envahissants de Chute, de Rédemption, et de Salut, de même qu’il s’est plongé dans les poèmes allemands légendaires d’où sont nés Tannhaüser et Lohengrin. Le Vaisseau Fantôme et Tannhaüser ont été représentés à Dresde en 1843 et 1845 ; il commence les Maîtres Chanteurs, humoristique réponse à Tannhaüser. Ces quelques années heureuses de Dresde vont être brisées lorsqu’en mai 1849 il participera à la révolution, et que, proscrit, il devra se réfugier en Suisse.

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Démocratie et dictature selon l’inversion des normes

Dans sa dernière vidéo en date, vue ce 27 février sur les réseaux sociaux, le poisson pilote communautaire de tous les présidents français depuis Vercingétorix, Jacques Attali, celui qui selon ses propres dire a « fabriqué » Emmanuel Macron, expose sans la moindre vergogne la pensée putride et inversée de l’oligarchie européiste. Selon lui, les États-Unis sont une dictature parce que la parole y est libre, et l’Union européenne la démocratie parce que la parole y est contrôlée, limitée, persécutée au pénal. On n’en peut plus de cette engeance.

De la CECA à l’Union totalitaire contre les peuples d’Europe

Tout le monde peut constater le changement de nature qui a été celui d’une organisation créée pour être commerciale en matière d’énergie et de métallurgie, la Communauté économique du charbon et de l’acier, CECA, devenue une organisation antidémocratique, dictatoriale, l’Union européenne, qui veut transformer nos pays en sociétés multiraciales et métissées, en faire des reproductions miniatures du contenu de la planète en important sur nos terres ancestrales et historiques par dizaines de millions (et en vérité sans limites déterminées) des populations aux cultures, moeurs, religions dissonantes empêchant une coexistence harmonieuse, dans la réalisation du melting-pot théorisé et promu par la pensée juive avec Israël Zangwill (sa pièce de théâtre The Melting Pot en 1908, publiée en 1920) et les idéaux de la Franc-Maçonnerie, melting-pot réalisé initialement dans les deux pays les plus engagés dans cette pensée, Royaume-Uni et États-Unis d’Amérique*, avec les énormes problèmes que ce modèle de corps social génère, problèmes dont nous n’avons aucun besoin et qu’il est fou de s’infliger sciemment à soi-même. La question ne quitte pas ma pensée : comment certains peuvent s’être laissés convaincre qu’il faut préférer les emmerdes et les drames à une vie paisible !?! Un esprit sain ne peut adopter ce modèle de société. Lire notre autre article La loi naturelle contre le melting-pot, répertorié dans la thématique Société multiraciale.

Union européenne qui a viré effectivement en une réplique méthodologique de nature soviétoïde, et qui considère aujourd’hui que la « démocratie » c’est uniquement la préservation de son pouvoir à travers les partis qui ont son approbation et non pas la volonté des peuples, UE qui prétend restreindre la liberté d’expression à sa seule parole afin que personne ne puisse entraver son action. Au point où nous en sommes, l’Union européenne peut directement fournir la liste des candidats qu’elle autorise à gagner les élections sur le continent. Pays par pays. Ça ira plus vite. Que faut-il encore aux peuples pour comprendre que l’UE est une tunique de Nessus et qu’ils doivent au plus vite chasser du pouvoir ceux qui en sont partisans !

*Même si le nouveau pouvoir américain s’écarte heureusement de ce que fait l’oligarchie de l’UE, il ne rompt pas avec son propre modèle de société multiraciale, il ne peut le faire, les USA sont définitivement marqués par ce type de société. Toute l’histoire du XXe siècle des Etats-Unis, depuis leur entreprise de « Ellis Island », est celle de l’opposition conflictuelle entre les différentes communautés (parce que les gens ne se mélangent pas contrairement aux utopies de l’idéologie, il y a un instinct invincible, « Qui se ressemble s’assemble », c’est la loi naturelle pourtant bien connue), avec leurs quartiers respectifs, Irlandais, Polonais, Juifs, Blacks, Chinatown, Little Armenia, etc. bien vulgarisée par le cinéma. Le spécialiste des sciences politiques américain de Harvard, Robert Putnam, rappelait dans une conférence de presse en Angleterre le 9 octobre 2006 que la « diversité ethnique » est source de « méfiance » entre les individus. L’idéal universaliste de la Franc-Maçonnerie de société cosmopolite sans limites sous lequel l’oligarchie fait vivre nos pays est un idéal frelaté dans son essence même, parce que contre-nature. Et forcer à aller contre la loi naturelle ne provoque que des catastrophes. Il faut sans cesse rappeler les paroles de bon sens de Guillaume Faye, « Le vivre-ensemble bienveillant n’est possible qu’entre des populations apparentées, biologiquement et culturellement. Tout le reste n’est que fumisterie. »

Quand la guerre mène au melting-pot multiracial

En effet. C’est le sort qui pourrait bien s’abattre sur l’Ukraine consécutivement à l’entreprise d’ingérence, de déstabilisation et de provocation menée par les britanniques, l’OTAN et le précédent pouvoir américain contre la Russie : la société multiraciale mondialiste. Tous les moyens sont bons aux enragés de la société multiraciale pour imposer celle-ci à notre continent de Brest à Vladivostok et dénaturer les peuples historiques, que ce soit en « douceur » par l’action des gouvernements contre leurs peuples comme en France et ailleurs dans toute l’Europe occidentale, ou contre toute attente par la guerre. Ayant été de façon machiavélique instrumentalisée et menée au désastre contre la Russie par les Occidentaux et leurs manigances dans la région, l’Ukraine aura été le grand perdant de cette affaire, territoires, ressources primordiales, économie ravagée, énorme moisson de vies humaines, et pour couronner le tout le gain de la société putride imposée aux pays occidentaux.

Après trois années de guerre, une solution de paix semble se rapprocher en Ukraine, mais le prix à payer est élevé : le pays fait face à un problème démographique de grande ampleur. Des centaines de milliers de soldats sont tombés ou ont été blessés, et des millions d’Ukrainiens vivent à l’étranger, dont beaucoup ne désirent pas revenir.

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Ikki Kita, idéologue du nationalisme japonais

Le Japon est souvent associé à la frappe atomique et à une armée autrefois redoutable. Cependant, les événements historiques qui ont conduit à ces associations et les personnages influents qui les ont précédés sont souvent négligés. C’est le cas d’Ikki Kita, reconnu comme le « père du fascisme japonais », dont l’héritage est entouré de controverses et d’incompréhensions. En tant que penseur politique, il envisageait un Japon radicalement restructuré.

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La parole à l’invité du jour

Nos yeux sont tombés sur le propos suivant, d’un commentateur suite au déplacement d’Emmanuel Macron à Washington ce 24 février 2025. Certains de ses passages sont savoureux et non dénués de vérité. Cela étant dit, nous ne sommes pas frappés de naïveté. Nous n’ignorons pas la notion de permanence des intérêts respectifs des nations et la prédominance de ces intérêts sur les « alliances », lesquelles n’ont à l’inverse jamais de caractère définitif et varient au gré des moments dans l’histoire, l’allié d’hier devient l’ennemi de demain, principe de base connu de toute la science diplomatique. Le jugement cru du rédacteur sur l’Amérique est fondé, relativement à ce qu’a été la politique étrangère du pouvoir qui a dirigé ce pays jusqu’en 2024 et l’alignement des gouvernements occidentaux à son service. Mais, cela n’a échappé à personne, le pouvoir vient de changer radicalement aux États-Unis, et si ce nouveau pouvoir maintient logiquement une attention à la prééminence des intérêts américains (chose que ne font pas les dirigeants européistes pour leurs pays), ce nouveau pouvoir opposé à la politique mondialiste de ses prédécesseurs peut apporter beaucoup à la libération des nations d’Europe occidentale, on le voit avec le rôle et les déclarations d’Elon Musk et du nouveau vice-président américain. A moins que les apparences soient trompeuses, le rôle de « larbins des États-Unis que sont Macron, Von der Leyen, Scholz », la « laisse au cou du chien », etc. cités par le rédacteur semblent appartenir davantage aux décennies passées qu’à la nouvelle gouvernance américaine. De même, le rappel qu’il fait du nombre de bases militaires américaines et du rôle de l’OTAN ne colle plus avec les annonces de désengagement des États-Unis sur la sécurité de l’Europe. Le rédacteur étant par ailleurs légitimement opposé à l’Union européenne, et compte tenu de l’influence positive que pourrait avoir le nouveau pouvoir américain pour nous débarrasser de l’UE, il va peut-être vite en besogne dans la poursuite de sa critique des États-Unis, le temps dira si nous tirons profit du vent nouveau qui souffle depuis Washington ou si ce vent nouveau finalement ne varie pas (ce dont on peut douter pour l’instant) de la pratique de la gouvernance américaine passée et que rien ne change pour nous, mais pour l’instant il faut laisser du temps au temps, comme dit l’expression, wait and see.

Nos yeux sont donc tombés sur le propos suivant :

Trois ans de guerre en Ukraine, des millions de morts et de blessés, des milliers de beaux discours et de belles promesses, la destruction de notre compétitivité énergétique, le suicide de notre économie, de nos finances et de notre industrie, des milliers de faillites, une explosion de la pauvreté et de la précarité, pour en arriver à ce dramatique et honteux résultat.

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