Elle n’est pas au centre de l’idéologie de gauche, contrairement à l’idée que cette dernière a pu ancrer dans certaines cervelles et qu’il convient de détromper. Non, ce que les idéologies de gauche ont en commun, c’est un sens subverti de la liberté. La France, d’ailleurs, par son étatisme et sa bureaucratie, contrairement à son affirmation présente sur tous les frontons des mairies et empruntée à la devise du Grand Orient de France (Liberté, Égalité, Fraternité), la France a une véritable haine de la liberté. Il n’est pas une seule chose élémentaire que l’on puisse faire dans ce pays et qui ne soit pas soumise à autorisation ou à déclaration préalable. Et cette haine lui est particulière.
Le fait est parfaitement illustré par la différence de constitution entre la République française et les États-Unis d’Amérique. Les francs-maçons qui fondent la République en 1789 vont vouloir imposer à tous de façon totalitaire le mode de vie qu’ils ont choisi, et ceux qui ne sont pas d’accord devront être exterminés, comme ce fut le cas des insurgés Vendéens voulant conserver le catholicisme. A l’inverse, les francs-maçons qui avec George Washington fondent les États-Unis adoptent pour principe la liberté de conscience de chacun. Les Mormons, les Amish, vivent selon leurs choix sans que l’on vienne les emmerder. Les fondateurs des États-Unis sont de vrais partisans du principe de Liberté contrairement aux Français qui ont prétendu apporter la liberté contre la « tyrannie royale », pour se comporter instantanément en tyrans. La différence de comportement entre des gens qui avaient pourtant la même philosophie, et l’orientation particulière totalitaire des francs-maçons français à l’époque, reste une question sans réponse. Pourquoi ce sol français a-t-il donné le jour à cette intolérance particulière contrairement aux Américains ?
L’idéologie de gauche méprisant les notions de bien et de mal (ce qui est précisément visible de nos jours et dans la bouche des commentateurs d’actualité s’agissant du comportement de la jeunesse – immigrée – et de la violence dont elle fait preuve dans ses agressions, sans considération nous dit-on des notions de bien et de mal, fruit pourri de décennies de politique d’inspiration gauchiste infligée à la France), cette idéologie de gauche avec comme prophètes Robespierre, Saint-Just (« pas de liberté pour les ennemis de la liberté »), Bakounine, Marx, conduit évidemment à un sens frelaté de la « liberté-révolte » ; non pas la légitime révolte d’Antigone contre l’oppression, l’injustice, mais la révolte contre la loi naturelle, les grandes lois de la vie et de la mort des sociétés, les lois de la création et les lois du Créateur. Elle se traduit fondamentalement dans la non-soumission au réel, pour préférer prétendre tordre ce dernier afin de tenter de le faire correspondre aux utopies qu’elle véhicule. De là tous les maux et dérives qui nous sont infligés. Comme le proclame un slogan des générations de boomers ayant fait Mai-68, il faut prendre tous ses désirs et tous ses rêves pour des réalités. D’où par exemple le caprice de la parentalité chez les couples homosexuels. Ces rêves tournent souvent au cauchemar. Car la gauche revendique un sens jouisseur individualiste de la vie et le refus du sacrifice pour l’intérêt général. En fait elle ne respecte ni la vie innocente de l’enfant à naître ni la vie et la continuité de la société dans l’harmonie de ses lois à laquelle le bien commun lié à l’identité peut impliquer le nécessaire sacrifice de la vie au service de la vie, du protecteur, du pompier, du soldat…
L’idéologie de gauche est anarchiste dans sa revendication et totalitaire dans sa réalisation. Car de l’affirmation d’un individualisme sans frein, sans contrainte familiale, morale ni sociale, elle déborde sur le conglomérat collectiviste et sur l’État Léviathan. Il ne saurait en effet y avoir dans sa perspective de loi morale permanente au-dessus des lois de circonstance censées satisfaire la volonté générale et les appétits de la masse des individus en fait manipulée par les adeptes de la liberté affranchie de tout respect du réel et du vrai.
C’est pour les opposants au marxisme culturel, dont la doctrine est celle de la reconnaissance du réel, de l’expérience, de la distinction du bien et du mal, que la liberté est la plus grande des valeurs.
