Le crypto-communiste Jacques Chirac, en 1996, accorda aux survivants des Brigades internationales en France les droits des anciens combattants de l’armée française ! Mais quoi d’étonnant, ce pays est coutumier du scandale. Il avait été précédé dans sa décision par la campagne en 1992 du député socialiste d’Indre et Loire Jean Proveux, qui n’hésita pas à qualifier les brigadistes rouges de « héros d’une force multinationale d’un genre spécial ». Très spécial en effet. Les Brigades internationales formées de volontaires partis se battre avec les communistes espagnols contre les nationalistes du général Franco, ont été le bras armé, sous contrôle sans partage du NKVD (le FSB de l’époque), de cette stratégie entièrement conçue et conduite à Moscou, ce qui explique que si Jean Proveux souhaitait disposer du fichier complet des brigadistes, il aurait pu le trouver à l’Institut ex-marxiste-léniniste. Ce qui explique aussi que les archives s’ouvrant à Moscou, des journalistes de la télévision catalane aient pu établir avec certitude que le ministre de la Justice de la République de Catalogne en 1937 Andreu Nin, dissident d’avec le trotskisme et fondateur du célèbre POUM (le Parti ouvrier d’unification marxiste), avait été assassiné par deux agents des services secrets soviétiques, avec la complicité de trois militants du Parti communiste espagnol. Déclinant sur le terrain la rivalité au sommet de l’appareil soviétique, la guerre faisait rage en effet au sein des « rouges », entre staliniens, trotskistes, et anarchistes.
S’agissant des volontaires français, ils étaient dès leur arrivée en Espagne directement transférés au poste de commandement d’André Marty situé à Albacete, à 250 km au sud-est de Madrid. Franc-maçon, véritable commissaire politique, Marty, député de la Seine, dirigeant du Parti communiste français, scrutait d’un oeil vigilant le pédigrée stalinien des postulants à combattre dans la brigade française. Et malheur à ceux dont le curriculum vitae relevait le moindre « flirt » trotskiste. Marty restera particulièrement connu pour la brutalité dont il fit preuve durant la Guerre d’Espagne contre les anarchistes et les propres membres des Brigades internationales. Surnommé « le boucher d’Albacete », Marty obéissait aveuglément aux ordres du funeste Yagoda, l’homme des procès de Moscou, à qui Staline avait confié la direction des opérations en Espagne.
Beaucoup d’idéalistes embrigadés, dont George Orwell, furent atterrés devant la barbarie sanguinaire de ces brigades par ailleurs pitoyables sur le plan militaire. L’expérience leur fit ouvrir les yeux sur le totalitarisme communiste.
La constitution des brigades internationales communistes ayant participé à la Guerre d’Espagne fut un moment clé de l’Histoire du communisme européen et même euro-américain. A ce titre, bien d’autres épisodes ultérieurs de cette même Histoire y trouvent leur source. On ne saurait donc en sous-estimer l’importance. Mais c’est fausser l’intelligence des choses que d’en faire une composante originale de la défense française. Si l’on considère que ces gens n’étaient pas des militaires français, et si l’on considère de surcroît les crimes et les massacres de ces brigadistes, on ne peut que constater le degré de forfaiture qui animait Jacques Chirac.
Le camp d’en face a lui aussi eu ses volontaires internationaux, qui s’engagèrent aux côtés des Allemands pour faire barrage à la propagation du bolchevisme en Europe, Anglais, Belges, Français, Italiens, Suisses, Hollandais, Danois, Suédois, Norvégiens, Finlandais, Ukrainiens, Hongrois, Lettons, Lituaniens, Croates, Polonais, Tchèques, Slovaques, Roumains, Autrichiens, Espagnols. Nous les préférons à ceux qui vinrent appuyer la tentative de conquête de l’Espagne par les communistes « républicains » qui vendaient du « saucisson de nonne » fait à partir de porcs qu’ils avaient nourris avec des religieuses tuées lors de leurs expéditions dans les couvents, tandis que, comme on peut le vérifier en feuilletant le remarquable album de photos sur la révolution bolchevique publié aux Éditions Eric Baschet sous le titre La révolution est là par l’historien André Kaspi, les famines génocidaires organisées par les bolcheviques en URSS et en Ukraine donnèrent lieu à des atrocités telles que la vente d’enfants coupés en morceaux sur des étals de boucherie. Communistes heureusement stoppés et vaincus dans leur entreprise en Espagne par le camp national du général Franco, ce qui ne sera pas le cas dans le reste de l’Europe grâce à la coalition étant parvenue à vaincre l’Allemagne. Quand on sait tout cela, et les 100 millions de morts produits par le communisme au XXe siècle, on se demande comment ce dernier peut encore avoir droit de cité en France, avec un parti qui en porte toujours le nom, son marxisme dans les officines LFI et écologistes, et un électorat pour tout ce beau monde.
