Il est évident que gens de droite et socialistes, lorsque l’on confronte leurs prises de position sur un certain nombre de sujets fondamentaux, comme l’immigration, comme l’indépendance nationale, comme une lutte réelle contre le capitalisme, se retrouvent en fait sur le fond d’accord. Et cela pose un problème grave parce que le mot « Socialisme » est ainsi aujourd’hui totalement dévalué, alors que c’est un mot qui a sa noblesse dans la mesure où le Socialisme c’est d’abord et avant tout, ce devrait être, et cela a été pendant longtemps, la volonté d’une justice sociale, d’une lutte contre l’exploitation des travailleurs, au bénéfice du grand Capital. Ce vocabulaire peut paraître un peu désuet aujourd’hui. Il n’empêche qu’il a correspondu et qu’il correspond encore à des réalités, parce que quand des libéraux nous explique que la lutte de classes aujourd’hui n’existe plus, il suffit de regarder autour de soi pour savoir qu’elle existe encore bel et bien, d’autant plus qu’il y a un phénomène aujourd’hui qui est majeur sur le plan sociologique, socio-économique en France, c’est la prolétarisation progressive des classes moyennes, et le fait que des gens qui se croyaient pendant longtemps à l’abri en quelque sorte de la prolétarisation se retrouvent bel et bien dans une situation qui est celle d’un prolétariat.
Lire la suite « Pour un véritable socialisme »Mois : octobre 2023
Macron et le référendum : sincérité ou escroquerie ?
Un référendum sur l’immigration est réclamé avec force depuis plusieurs années. Ce à quoi la réponse assénée est que ce n’est pas possible à cause de l’article 11 de la constitution qu’il faudrait pour cela préalablement réformer. Or, divers observateurs et constitutionnalistes disent au contraire que la constitution telle qu’elle est actuellement permettrait un tel usage du référendum, preuve en étant que De Gaulle ne s’est pas privé d’en faire usage. L’occupant de l’Élysée prétend vouloir élargir le domaine référendaire pour que l’on puisse poser davantage de questions aux Français, allant donc à contre-courant de la démarche qui jusqu’à présent consiste à dire « non, pas sur ça » à chaque sujet que les Français voudraient voir traité, au prétexte qu’il y aurait des sujets « trop passionnels » et qu’il vaut mieux interroger les Français sur des sujets leurre sans importance. Mais cette réforme et ce libre usage du référendum par les Français tel qu’il devrait être dans un pays d’adultes responsables, n’ont pas la moindre chance de se concrétiser. On est là dans la communication politique trompeuse, méthode de gouvernement érigée ici en norme. Pas la moindre chance d’aboutir. Pourquoi ? :
Lire la suite « Macron et le référendum : sincérité ou escroquerie ? »Petite tambouille jacobine
Transition… le mot est partout depuis 2017, avec un ministère de la « transition » énergétique, un autre de la transition écologique, avec la « transition démographique » (en clair le changement de population annoncé sans vergogne par l’occupant de l’Élysée et mis en œuvre désormais par l’installation jusque dans les villages de nos campagnes de fournées de migrants extra-européens), avec la transition de genre chez ces malades mentaux qui prétendent changer de sexe à coups de charcutages chirurgicaux et de gavage aux hormones. Inclusion est un autre mot de la novlangue martelée depuis 2017, avec ses dérivés (inclusif…). En 1789, le mot à la mode, dans l’air du temps, c’est « Régénérer ». Il est dans tous les discours, toutes les bouches, y compris dans celle de Louis XVI qui en mai 1789, sans doute par suivisme crétin de la tendance du moment dans les salons et les écrits des penseurs, pour faire « in » parle lui aussi de participer à la régénération du royaume. Sans doute ne soupçonnait-il pas à ce moment-là de quelle manière ses interlocuteurs « progressistes » et révolutionnaires entendaient le faire participer à cette « régénération », sous la lame de la guillotine, mais c’est là un autre sujet. Et le vocabulaire trahit une tendance, il trahit toute une ambition, la volonté à cette époque de donner naissance à une France nouvelle nourrie de principes abstraits, d’une idéologie dont on pense que la mise en œuvre permettra d’apporter à tous le bonheur dès ici-bas.
Lire la suite « Petite tambouille jacobine »Un fasciste juge Vichy
J’avais quitté Vichy au bout de deux mois, à l’automne 1940, écœuré par les intrigues de cette cour ridiculement balnéaire, par le gaullisme qu’y affichaient en toute impunité maints hauts personnages, par les inspecteurs des finances et les gens du Comité des Forges aussitôt installés aux postes de commande pour bloquer toute velléité de révolution. Le contraste était encore plus exaspérant maintenant entre les gigantesques événements de l’Est et les petitesses de cette pseudo-capitale, les méandres mesquins de son double jeu, son cléricalisme, les bricolages futiles sous les plus graves aspects de ces officiers du SR, dont j’avais mesuré, en mai 1940, quand je travaillais à leurs côtés, l’indigence intellectuelle et militaire. Bref, le tableau complet de la pire réaction.
Lire la suite « Un fasciste juge Vichy »Proudhon l’éveilleur…
Étrangement, dirons-nous avec ironie, on n’entend jamais Proudhon cité par la gauche « institutionnelle » du système en place qui campe dans les médias, LFI, Parti communiste, Parti socialiste, NPA, EELV… Proudhon ne fait pas partie de leurs références. Et pour cause. Il a été délaissé par la gauche française qui on le sait lui a préféré les auteurs russes et allemands, dont bien sûr Marx et Engels (sur la nature de cette gauche, nous renvoyons le lecteur à notre article La gauche lutte-t-elle vraiment contre le capital ?). Marx développera d’ailleurs une rancune envers Proudhon parce que ce dernier refusa de devenir son correspondant français dans une sorte d’internationale de philosophes allemands, anglais et français qu’il souhaitait créer. D’aucuns y verront la mégalomanie vindicative du « peuple élu » auquel rien ne saurait être refusé. En réponse à Philosophie de la misère de Proudhon qui parait en 1846, Marx écrit alors Misère de la philosophie, où il prétend démontrer « la crasse ignorance » de Proudhon en économie. Deux ans plus tard, Marx et Engels écrivent le Manifeste du Parti communiste (1848) dans lequel ils s’emploient à ridiculiser Proudhon et, de façon générale, tous les courants « socialistes » en dehors bien sûr de leur socialisme à eux, du communisme marxiste. Proudhon qui était jugé suffisamment intéressant par Marx pour que ce dernier l’ait invité à faire partie de cette sorte d’internationale de philosophes, était subitement devenu un incompétent après son refus. Rien d’étonnant donc à ce que cette gauche marxiste, trotskiste, établie dans le jeu politique français ignore superbement Proudhon, qui à leurs yeux doit avoir de surcroît deux autres défauts :
- celui d’être un philosophe Français issu de milieu ouvrier et non un membre de la bourgeoisie juive d’Europe centrale qui a fait le Bund.
- et une parenté de vues sur le prolétaire, le paysan, le capitalisme, avec celles que porteront au XXe siècle le fascisme mussolinien, le Phalange espagnole de Jose Antonio Primo de Rivera, la British union of fascists d’Oswald Mosley, et le National-Socialisme hitlérien, quatre mouvements dont le véritable souci pour le peuple et les prolétaires est ignoré de ceux qui restent dans la matrice de l’histoire officielle, et qui du fait de ce que l’on vient de rappeler sont donc logiquement détestés par cette gauche trotsko-marxiste française maternée par les vainqueurs de 1945.
Pour toutes ces raisons, il est utile de lire l’analyse de Pierre Vial sur Proudhon.
Lire la suite « Proudhon l’éveilleur… »Le droit d’asile dévoyé
A Angers, en juillet 2022, un Soudanais qui avait bénéficié du droit d’asile, a tué trois personnes à l’arme blanche, après avoir été accusé de deux agressions sexuelles. Il est évident qu’il y a parfois corrélation entre demandeurs d’asile et criminalité. L’asile, qui a toujours été considéré comme un droit sacré par toutes les civilisations, est devenu aujourd’hui une autoroute pour la régularisation de ceux qui entrent illégalement sur le territoire national. Il a été peu à peu détourné de ses fonctions pour devenir une filière d’immigration massive. Comment ?
Pour rentrer légalement en France, si l’on n’appartient pas à un pays de l’espace Schengen, il faut disposer d’un visa. Or, l’immense majorité des demandeurs d’asile viennent en France on le sait de manière irrégulière. Et lorsqu’ils se dévoilent en sollicitant l’asile, l’État leur remet une attestation de demande d’asile, comme une autorisation provisoire de séjour, et par cette simple demande leur séjour perd son caractère illégal, est régularisé, première aberration qui constitue un appel d’air considérable pour ceux qui sont amenés sur le territoire national soit par des passeurs, soit par des associations militantes. Il y a donc dès le départ un détournement procédural administratif en faveur du demandeur.
Lire la suite « Le droit d’asile dévoyé »Jouer avec les Russes
Bismarck était un homme qui en savait beaucoup. En politique internationale, mais pas seulement. Le vieux chancelier de fer comprenait les hommes. Et il comprenait les peuples. Et il disait qu’il valait toujours mieux éviter de « jouer » avec les Russes. Même lorsque vous les voyez (ou les croyez) faibles. Car, tôt ou tard, les Russes reviennent en force. Et ils viennent pour reprendre tout ce qui leur appartient. Et pour les autres, c’est la souffrance. Alors, il vaut toujours mieux jouer la carte de la discrétion. Et le chancelier de conclure : maintenez l’accord.
C’est ce qui se passe aujourd’hui. La Russie, après l’effondrement de l’URSS, a connu une longue période de faiblesse. Elle était à terre. Son empire se désintégrait. À Moscou, avec Eltsine, des oligarques étaient au pouvoir qui ne pensaient qu’à piller le pays. Et à le vendre. Le peuple était littéralement affamé. Les gens mouraient dans les rues.
Lire la suite « Jouer avec les Russes »Celui qu’on veut duper, on le flatte
Avoir fait croire au peuple, pour le flatter perfidement, qu’il est souverain, qu’il détient l’autorité, mais qu’il est normal qu’il délègue celle-ci à des représentants, est probablement la plus formidable escroquerie qui ait été forgée dans l’Histoire. C’est ce qu’ont fait les penseurs des « Lumières » et les théoriciens de la Révolution de 1789. De là toutes ces fadaises sur la « volonté générale », sur la démocratie « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (Abraham Lincoln), ou inscrites dans la Constitution, pour faire vrai, aux articles 3, 6, le concept abstrait de « nation » évoqué par Sieyès, etc. Flatterie avons-nous dit. Montesquieu dans L’Esprit des lois déclare : « le peuple est admirable [rien que ça !] pour choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité ». Il ajoute même que le peuple « a assez de capacité pour se faire rendre compte de la gestion des autres ». On voit à longueur de journée en effet comment et combien la caste politique rend compte de ses actions à ses mandants, décide de tout en les ayant préalablement consultés. On le sait, toute la dépense de l’argent public, les milliards envoyés en Afrique, est faite arbitrairement sans le moindre égard pour le contribuable. Ce sera encore le cas pour reconstruire ce que six jours d’émeutes ont détruit suite à cette affaire « Nahel ». C’est le fait du prince, en réalité totalement affranchi de toute obligation de se justifier devant ce peuple dont la souveraineté n’est qu’une cruelle chimère qu’on lui a collé sur les yeux pour l’empêcher de voir. Le peuple est souverain, tellement souverain que le Conseil constitutionnel refusait même récemment qu’il s’exprime par référendum et que l’on fait miroiter cette possibilité au peuple à la condition qu’elle ne porte que sur des sujets sans véritable importance. On doit bien rigoler dans les années du pouvoir.
Lire la suite « Celui qu’on veut duper, on le flatte »L’individuité est païenne
L’individualisme exacerbé s’oppose à la cohérence de toute communauté constituée de vivants et de morts et structurée par le principe de filiation, ou de lignée… Alors quoi, peut-on se demander, faut-il donc le proscrire ?
Il semble bien évident que le paganisme est une spiritualité d’abord et avant tout communautaire, dans laquelle un individualisme forcené n’a pas vraiment sa place. Mais la question reste de savoir si l’on doit disparaître dans la masse ? Il convient de rester méfiants devant la notion de collectif. Car l’effacement d’un individu devant la collectivité, est la définition même du collectivisme, que nous refusons au profit du « solidaire ».
Lire la suite « L’individuité est païenne »Cette imagination au service de la dégradation…
Nicolas Sarkozy a mis un terme à l’expulsion des étrangers après qu’ils aient purgé une peine de prison, leur donnant ainsi un droit perpétuel à récidiver. François Hollande a aboli le fait qu’être présent sur le territoire sans y être autorisé soit un délit, rendant l’expulsion sans objet. Deux exemples parmi une liste sans fin de décision funestes prises depuis 1974. Tous, d’une façon ou d’une autre dans tel ou tel domaine, ont participé activement au pourrissement de la France. D’où leur vient ce génie pour trouver toujours de quoi aggraver les choses ?
