L’Ahnenerbe (« Héritage des ancêtres, Société pour l’étude de l’histoire des idées »), fut fondé en 1933 et rattaché à la SS en 1935 auquel avait été assignée la mission de « rechercher l’espace, l’esprit, les actes et l’héritage de la race nordique indo-germanique, et communiquer au peuple les résultats de ces recherches sous une forme intéressante ». Ainsi donc la préhistoire faisait bon ménage avec la géopolitique et avec la philosophie.
Himmler envoya des membres de l’Ahnenerbe dans huit expéditions ou voyages de recherches à l’étranger avant la guerre.
Ainsi Herman Wirth, un néerlandais, historien des anciennes religions et des symboles alla en Suède déchiffrer les pierres gravées du Bohuslän qu’il pensait être le plus ancien système de caractères au monde : une écriture aryenne perdue.
Yrjö von Grönhagen, jeune aristocrate finlandais passionné par le Kalevala parcourut les recoins de l’est de la Finlande pour étudier la sorcellerie de la Carélie et filmer des rites magiques, chants, incantations qu’il pensait être des rituels aryens transmis à travers les siècles.
L’historien de l’Antiquité Franz Altheim et sa collaboratrice et maîtresse, la photographe Erika Trautmann se rendirent d’abord en Croatie et en Serbie puis en Irak pour étudier la présence d’Aryens blonds dans l’Empire romain et la probabilité d’une migration nordique notamment suggérée par la similitude des gravures de Val Camonica avec d’autres gravures de l’âge du bronze étudiées en Suède.
Le préhistorien néerlandais Assien Bohmers, géologue et archéologue chercha des indices sur les origines d’un culte d’origine aryenne dans les grottes du sud de la France en soutenant que l’homme de Cro-Magnon venait tout droit de la toundra désolée de l’Allemagne de l’ère glaciaire.
Ernst Schäfer et Bruno Beger allèrent jusqu’au Tibet pour découvrir des preuves de la conquête de l’Himalaya par les Aryens, sur les pas de la race des « seigneurs aux cheveux dorés ».
Enfin, l’archéologue Herbert Jankuhn et une petite équipe cherchèrent après l’opération Barberousse en 1941, les traces d’un ancien empire germanique en Crimée.
C’est cette grande entreprise scientifique d’ethnologie que le cinéma hollywoodien, tenu comme chacun sait par les fils du Sinaï, a pris pour sujet de critique et de moquerie dans ses films face à l’héroïque Indiana Jones, en répétant ce propos largement répandu de pillage perpétré par l’Allemagne, par rapacité et/ou pour obtenir on ne sait quel pouvoir paranormal, surnaturel, mégalomane, sous couvert d’on ne sait quel artefact. Comme si par ailleurs le pillage était un acte que seule l’Allemagne aurait pu commettre ! Il faut un sacré culot quand tout un chacun peut voir et sait que tous les musées occidentaux recèlent des objets qui ont été arrachés à leurs zones géographiques d’origine, et en attendant la frise du Parthénon d’Athènes est toujours au British Museum et l’Obélisque de Louxor sur la Place de la Concorde à Paris.
Caricaturer et ridiculiser l’ennemi, prescrit Lord Arthur Ponsonby en 1928 parmi ses six préceptes de propagande exposés dans son Falsehood in wartime.

L’emblème de l’Ahnenerbe
