Des gens à la cervelle en putréfaction

La marque de notre époque est incontestablement le dérèglement des esprits. Et en ce millésime 2023, les enragés de la déconstruction de la famille sont puissamment mobilisés. On l’a encore vu récemment, la Fête des Mères n’est pas en odeur de sainteté systémique. Pensez-vous, une fête intégrée dans le calendrier par le Maréchal Pétain en 1941 ! On la voit donc de moins en moins célébrée dans les écoles en ces temps de wokisme psychiatrique (pléonasme), pour une raison qui se veut généreuse puisqu’à l’heure de la famille aujourd’hui « plurielle » elle serait excluante et discriminatoire. Petit tour d’horizon du délire ambiant…

Au nom de « l’inclusion » on aime exclure, au nom de la « diversité » on aime abolir, et donc au nom de tous les enfants qui ne vivent pas nécessairement avec une mère de genre biologique féminin véritable, qui se trouvent dans une famille homoparentale, à la parentalité trouble pluripartagée, la Fête des Mères c’est blessant pour ceux qui n’en auraient pas une à la maison. Donc il va falloir l’abolir. A bien y regarder, on comprend avec le discours à l’œuvre actuellement chez les activistes du « progressisme », que c’est tout simplement le concept même de mère qu’il faudrait faire tomber. La cible aujourd’hui, c’est la mère. Le quotidien Libération a publié à cet effet le 2 juin 2023 un papier signé Lola Lafon. Extraits : « Que fait-on lorsqu’on célèbre les mères ? Une fonction biologique ? Une fonction sociale ? Est-ce un savoir-faire qu’on leur reconnaît ? Un encouragement à procréer tout à fait politique ? La reconnaissance d’un service rendu à un État soucieux de sa natalité ? (…) Sommes-nous comme le clamait la marque Marionnaud en 2016 par essence toutes born to be a beautiful maman ? Quid de celles qui ne sont pas mères, faudrait-il les considérer comme des déserteuses de la féminité, des évadées de la norme qui tourneraient le dos à un quelconque destin biologique ? » La chose essentielle qu’il faut noter d’emblée dans ce propos de Lola Lafon, c’est l’absence totale de la notion d’amour réciproque entre l’enfant et sa mère et de la joie que ressentent l’un et l’autre à l’occasion de cette fête. Cette négation est l’élément clé révélateur de la stérilité de pensée et de cœur de ces gens. La figure de la mère est donc une figure discriminatoire aujourd’hui, peut-être doit-on la laisser de côté d’autant que nous savons désormais grâce au Planning familial qu’un homme peut être « enceint », et que si vous n’êtes pas d’accord avec cette contre-vérité vous êtes un transphobe. 

Mais au-delà de cette fête, c’est également l’instinct maternel qui se trouve contesté, nié, par des gens qui dans une société normale n’auraient tout simplement pas le droit à la parole. Et là, le temple du militantisme gauchiste radiophonique, France Inter, a encore frappé plus loin, avec le 1er juin 2023 un texte ayant pour titre « L’instinct maternel : une vaste supercherie finalement assez récente ». Avec ce papier où chaque grande époque de l’histoire est considérée, on retourne tout d’abord à la Préhistoire, en se demandant s’il est vrai que les hommes étaient des chasseurs cueilleurs globalement tandis que les femmes élevaient les enfants dans les cavernes ? Pas vraiment. C’est une fiction. Il y a eu directement, nous dit France Inter, une vision sexiste et non scientifique de l’homme préhistorique, avec une manière d’invisibiliser les femmes. Les femmes chassaient, c’est vrai pour certaines, mais la norme à ce qu’on en sait, c’est que c’était l’homme qui partait à la « chasse au mammouth » et la femme qui s’occupait des tâches du foyer. Plus, à l’époque il n’y avait pas vraiment de différence physique entre les uns et les autres. Donc pourquoi l’homme se serait-il occupé de la chasse et la femme de la maison puisqu’il n’y avait pas de différence physique ? Le propos n’est pas sans rappeler cet anthropologue célébré il y a quelques années qui avait dit qu’à l’origine de la domination masculine il y avait une « conspiration sur la consommation de viande », les hommes au début ont pris la viande pour eux et ont laissé les myrtilles aux femmes, pour s’assurer qu’elles ne grandiront pas tandis que le mâle deviendra puissant. France Inter se fout que l’on ait pu trouver plutôt des squelettes d’hommes en extérieur sur les scènes de chasse et plutôt des squelettes de femmes autour des foyers. Vient ensuite le Moyen-Âge, où la fonction maternelle existe, mais elle aurait été « fragmentée », divisée (allez comprendre !?). Dès lors, le sentiment maternel aurait été plutôt absent, pas naturel, pas très présent. Par quelle rage faut-il être habité pour écrire de pareilles conneries, contre les faits, contre le souvenir des familles de générations en générations !? Ces deux premières étapes pour arriver au cœur de la « conspiration », la révolution industrielle au cours de laquelle nous dit ce phare radiophonique il y avait beaucoup de frustration dans les usines, le travail y était pénible. Dès lors, pour calmer les revendications des ouvriers, on a accepté de libérer partiellement les femmes du travail en usine, en augmentant le salaire des hommes en contrepartie, tout en servant à ces derniers qu’ils allaient être « chefs de famille ». Et c’est de là seulement que vient l’idée du chef de famille, auparavant ça n’existait pas. France Inter nous le dit. Ces doctes charlatans n’ont semble-t-il jamais entendu parler du Pater familias du droit romain de l’Antiquité ! L’instinct maternel est donc une conspiration capitaliste pour favoriser la répression des revendications sociales ouvrières. La Fête des Mères devient une manière de sacraliser la femme dans l’espace domestique, on veut la chasser de l’espace public. Et ce n’est pas tout. Dans la famille contemporaine figure un système d’inégalité sexuelle au profit de l’homme et au désavantage de la femme. Et au cœur de cela il y a la survalorisation de la fonction maternelle pour faire en sorte que les femmes puissent s’y émanciper en renonçant à s’inscrire dans la Cité.

Derrière la Fête des Mères il y a la mère, et derrière la mère il y a une conspiration pour faire croire que les femmes ont un instinct maternel, mais tout cela est faux et France Inter nous le révèle ! La chose nous rappelle à quel point les sciences sociales aujourd’hui répondent à l’univers de Lyssenko, elles fabriquent du faux en prétendant que c’est du « sur-vrai » servi grâce à l’argent du contribuable qui paye pour se faire expliquer par des journalistes commissaires politiques, que l’instinct maternel est « une vaste supercherie finalement assez récente ». Oui, France Inter vous le dit. 

On n’en peut plus de vivre sous l’empire de ces conneries ne pouvant germer que chez des gens à la cervelle en putréfaction, mus par une pulsion d’extinction.

Pour notre part, on préfèrera l’illustration philatélique autrichienne de l’amour maternel