
« La Commission vous attend comme une araignée dans sa toile. […] Des sommes gigantesques vont s’accumuler, qu’on va confier à qui ? À des gens nommés par les gouvernements, mais qui prêtent serment de n’en recevoir aucune instruction, donc qui ne sont responsables devant personne. On va inventer un pouvoir absolument arbitraire, technocratique, avec un argent fou ! Et pour le contrôler, on va mettre en place une institution aussi artificielle que l’Assemblée de Strasbourg : une amicale de parlementaires sans mandat, sans comptes à rendre à personne. Avant de faire une institution, nationale ou supranationale, il faut savoir qui commande, sur quoi, et devant qui il est responsable. »
Charles De Gaulle cité dans C’était De Gaulle, tome 2, page 267, éd. Fayard
De Gaulle, lucide dans sa défiance à l’égard d’une Europe des commissaires, avait pressenti très tôt que la construction européenne, si elle s’affranchissait des peuples et de la responsabilité démocratique, deviendrait une entité technocratique opaque, gouvernée par des individus nommés, non élus, non contrôlés, non responsables devant les nations. C’est ce qui est arrivé avec la Commission, l’un des trois appareils forgés dans le cadre de cette construction (les deux autres étant le Parlement, théâtre fait pour donner l’illusion de la représentation démocratique, et le Conseil européen composé des félons chefs d’États et de gouvernement nationaux partie prenante à cette entreprise).
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