
À moins de quinze mois de la fin de son second mandat, Emmanuel Macron accélère le placement de ses fidèles dans des institutions réputées indépendantes mais dotées de postes quasi inamovibles, afin de garder le contrôle administratif en cas de défaite électorale. Deux mouvements récents illustrent cette stratégie bien rodée : la nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes et l’annonce du départ anticipé du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Derrière ces décisions apparemment techniques se dessine un calcul politique classique : assurer une influence durable au-delà de 2027, date à laquelle le président sera constitutionnellement empêché de se représenter immédiatement.
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