La « droite » piégée

Pouvant avoir des lecteurs de tous âges, nous destinerons ce bref article au novice en politique, encore immergé dans le système scolaire ou récemment sorti de celui-ci, et encore marqué de la croyance que droite et gauche constituent une opposition réciproque dans le « jeu démocratique ». Nous allons lui faire gagner du temps dans la compréhension des choses. La droite, tout du moins ce que l’on nomme faussement et abusivement ainsi en France (d’où les guillemets s’imposant dans le titre), est piégée. Le système républicain, dans son code génétique, est essentiellement un régime de gauche. La droite ne peut donc pas y faire épanouir ses valeurs. 

Lire la suite « La « droite » piégée »

L’offre politique dans la démocratie française

Les manuels de droit constitutionnel sont formels : c’est dans l’urne, en déplaçant leurs votes, que les citoyens manifestent leur volonté. Encore faut-il que les choix proposés permettent aux nouveaux courants de se manifester, qu’ils ne reflètent pas seulement la situation antérieure. 

Que se passe-t-il lorsque les électeurs se voient toujours proposer le même menu ? ou que tout est fait pour les écarter d’un nouveau menu ? Comment peuvent-ils dire « Nous souhaiterions que vous changiez de cuisine » ? 

Lire la suite « L’offre politique dans la démocratie française »

Le socialisme contre la gauche

On peut dater le divorce entre les classes populaires et le Parti socialiste à 1983, avec le ralliement effectué par la gouvernance Mitterrand au libéralisme économique. C’est là que la gauche entreprend progressivement un virage qui la fait s’éloigner lentement des classes populaires ouvrières, avec en conséquence ces dernières qui se sentant trahies délaissent les partis de gauche, que ce soit le PS ou le PCF, pour aller se droitiser voire voter pour le FN puis le RN.

Lire la suite « Le socialisme contre la gauche »

La mère des décisions fait défaut

Ceux qui porteraient au pouvoir le Rassemblement national en 2027 sans s’être penchés sur son programme, iraient au-devant de grandes désillusions.

Nous avons entendu Jordan Bardella interviewé ce 30 novembre 2025 sur CNEWS. À la question de savoir quelle serait sa première mesure de ses cent premiers jours s’il accédait au pouvoir, il a dit que ce serait la mise en place d’un référendum sur l’immigration. Réponse et position du parti totalement idiotes, et ce pour deux raisons : d’abord parce qu’un parti qui vient d’être élu a toute la légitimité pou appliquer des mesures – en l’occurrence celles contre la submersion migratoire – qu’il a par ailleurs pu exposer dans son programme de campagne, inutile d’en passer par l’initiative démagogique d’un référendum ; ensuite parce que l’immigration est un sujet tellement sensible et l’électorat n’étant pas fiable, il peut se retourner en une semaine, c’est prendre le risque d’être finalement désavoué sur cette question, même au lendemain de la présidentielle.

Lire la suite « La mère des décisions fait défaut »

Directoire et Macronisme : un parallèle historique saisissant !

Une crise interminable — et, disons-le, minable — éteint peu à peu les lumières de l’Europe réelle. On assiste aujourd’hui à une fragmentation esthétique et morale qui n’est pas sans rappeler la période du Directoire (1795-1799), entre chapeaux à plumes et déclarations de guerre opportunes. Nous allons voir comment une oligarchie irréformable génère toujours des dérivatifs.

Alors que la corruption et la délinquance gangrènent la France d’alors, l’expédition d’Égypte sert le régime. L’UE de Macron et de von der Leyen, quant à elle, désigne aujourd’hui la Russie comme l’ennemi du genre humain. Une faute qui risque de coûter cher au peuple, éternel dindon de la farce.

Lire la suite « Directoire et Macronisme : un parallèle historique saisissant ! »

Ces insupportables rebelles de la 25ème heure !

« …Vous avez des contrôleurs, des coordinateurs, des inspecteurs, des comités de suivi, c’est un truc de dingue. On était un pays de producteurs, d’ingénieurs, d’agriculteurs, de médecins, un pays de créateurs, et on est devenu un pays d’inspecteurs, de contrôleurs, de conseillers d’État. Même chez vous, vous aves l’Arcom qui vous suit à la minute près. On a même une commission de contrôle des sondages ! On a changé de monde. Vous savez, quand dans un pays ce sont les contrôleurs, les inspecteurs, qui ont fini par prendre le pouvoir, ce pays est mort. »

– Jean-Louis Borloo au Grand Débat sur LCI, ex-ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, ex-ministre de l’écologie sous le mandat du funeste Sarkozy.

Borloo… un de ces sinistres tartuffes qui ont allègrement participé à la destruction de la France et qui après avoir joui de la « grandeur »de la fonction, des privilèges qui lui sont associés, miraculeusement retrouvent la lucidité et leurs couilles quand ils ne sont plus aux manettes !

Sommes-nous en démocratie ?

Bien évidemment non. Et il est temps d’ouvrir les yeux sur cette tromperie. Cela surprendra évidemment ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de sortir des belles fables que les programmes scolaires et l’oligarchie politico-médiatique ont implanté et ne cessent d’entretenir dans leurs têtes, mais nous n’avons jamais été en démocratie en France. La « représentation » nationale républicaine parlementaire établie à la Révolution n’est qu’une escroquerie, nous allons le démontrer, conçue comme telle dès ses origines. En attestent deux éléments, dont la connaissance n’est pas évidente puisque la plupart des gens ne se penchent pas sur le droit constitutionnel, mais qu’aucun esprit honnête ne peut contester. Le premier très explicite, le second demandant un peu d’éclairage. La Révolution elle-même a été une entreprise d’escrocs, un coup d’Etat que George Sand a très lucidement qualifié de simple « changement de propriétaire ».

Lire la suite « Sommes-nous en démocratie ? »

Démocratie ou Démocrassie ?

Nous avons suffisamment de recul sur la démocratie et son fonctionnement pour pouvoir en tirer quelques observations. A l’épreuve des faits, il apparait que la démocratie, c’est le despotisme de la masse et la tyrannie de la médiocrité. Elle est née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. Dans sa pratique moderne, elle se résume à un exercice clientéliste de corrupteurs et de vendus, d’escrocs et de cocus perpétuels. Sa conception de la majorité à 50 % + 1 voix aggrave le constat puisque la minorité électorale, si importante soit-elle, se trouve obligée de subir ce que lui impose l’autre partie. Et la majorité n’est en rien un gage d’intelligence, le contraire se saurait. Qui peut prétendre se satisfaire d’un pareil système ?

Lire la suite « Démocratie ou Démocrassie ? »

Survivre au lieu de vivre

« Un homme maléfique brûlera sa propre nation pour régner sur les cendres »

— Sun Tzu

La société française a atteint un tel niveau de démobilisation, de cupidité et de lâcheté que tous les organes sensés éviter de telles dérives ne fonctionnent pas. Pire, ils se retournent contre le peuple et persécutent ceux qui, éveillés, défendent les plus élémentaires libertés. La fonction publique est devenue l’ennemie du peuple, comme le montre encore cette taxe folle pondue par les cerveaux malades de Bercy sur l’équipement élémentaire des logements (baignoire, wc, eau courante, électricité) soudain qualifiés « éléments de confort », pour augmenter la taxe foncière. Les partis politiques sont tellement corrompus que l’intérêt de leurs membres l’emporte sur la défense du peuple et l’intérêt supérieur de la Nation, y compris les partis de l’opposition pourtant majoritaires à l’Assemblée nationale. Il reste le peuple qui souffre et qui tente de survivre au lieu de vivre.