La liberté et l’indépendance d’action n’ont pas de prix. Rien au monde, pour l’esprit normalement constitué, ne vaut que l’on abandonne sa liberté. C’est pourtant ce à quoi ont été amenés les Français, au prétexte de bénéficier de « droits ».
Parlons histoire constitutionnelle. Jusqu’en 1848, l’État se contentait d’assumer les fonctions régaliennes, d’imposer aux citoyens certaines contributions à la vie collective (impôts, défense du territoire, etc.) et de garantir les droits fondamentaux (liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression) : ces droits fondamentaux, c’étaient les droits « de ». Mais la constitution de 1848 a amené une nouveauté, une distinction sémantique qui sera largement reprise dans celle de 1946 et qui aura d’importantes conséquences : les droits « à ».
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