Qu’est-ce que le peuple ?

Merveilleux allié que le peuple pour nos beaux démocrates, on se sert de lui, et on ne lui doit rien. Machiavel dit du peuple qu’on le met facilement en mouvement par des espérances séduisantes et des promesses magnifiques. Machiavel est le livre de chevet de toutes ces crevures qui font profession de malhonnêteté intellectuelle en politique. Et ils ont bien assimilé ses conseils, appliqués à la lettre.

Mais qu’est-ce que le peuple ?

– Le premier sens du mot est ethnique, faire partie d’un peuple c’est surtout avoir une patrie, celle de ses ancêtres.

– Le second est « psycho-social », le peuple c’est « la foule, la masse » par opposition à ceux qui se pensent être « l’élite » parce qu’ils tiennent la place. C’est la plèbe que Machiavel manipule aisément : « les peuples ne voient point les pièges que l’on couvre du voile des promesses les plus séduisantes ». C’est selon Montesquieu le « petit peuple », donc les « sans-dents » de François Hollande, les « gens qui ne sont rien » d’Emmanuel Macron, on n’en est jamais sorti de ce mépris de classe bourgeois, petit peuple qui, poursuit Montesquieu, doit être « éclairé et contenu par la gravité de certains personnages ». C’est aussi le peuple méprisé des « grands » et adulé par toutes les idéologies révolutionnaires, certaines l’instrumentalisant en idiot utile, et d’autres agissant pour son bien.

Les peuples sont toujours responsables de leur destin, en démocratie plus qu’ailleurs ! Nos élus sont les petites mains œuvrant à la démolition de la France, certes, mais c’est le peuple, du moins une partie de celui-ci, qui les porte au pouvoir, scrutin après scrutin, cette partie du peuple est martyrisée comme l’autre, mais elle est faite de froussards qui préfèrent un malheur connu (ça les rassure) à un possible bonheur inconnu.

Passion ou Raison : qui dirige ?

Selon Pierre Dupuis-Boissel (Le choc des idéologies, éditions Godefroy de Bouillon), l’origine des maux et des dysfonctionnements de nos sociétés découlent d’une évolution inachevée de l’espèce humaine. Sa théorie est que la structure cérébrale la plus récente, ou néocortex, reste inféodée aux structures primitives qui l’ont engendrée, générant une emprise des pôles pulsionnel et affectif (ou émotionnel) sur l’intellect. Il revient sur Platon qui, dans son Phèdre, exposait sa conception opposant raison et passion, défendait et développait l’idée selon laquelle chez l’être humain la raison guidait et dominait les passions de la même façon que le cocher guide et maîtrise les chevaux fougueux de son équipage, que l’intellect du fait de sa supériorité domine forcément l’affect. Or, c’est tout le contraire que l’on peut en réalité observer. Chez l’homme réel, l’image de Platon doit être diamétralement inversée car ce n’est pas la raison mais les passions déchaînées qui siègent à la place du cocher, guidant autant que faire se peut une raison harnachée et asservie.

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Sur le triomphe de la stupidité

Dans son dernier essai, El triunfo de la estupidez (publié chez Plaza y Janés), Jano García aborde une question politique épineuse, à savoir l’intronisation par tout dirigeant malin de la stupidité humaine comme mortier sur lequel fonder son pouvoir. Cette intronisation de la stupidité atteint son paroxysme, selon l’auteur, dans la démocratie, où les masses sont flattées comme dans aucune autre forme d’organisation politique, car le dirigeant a besoin de leur soutien pour rester au pouvoir, et où les passions viles sont élevées au rang de vertus publiques, en particulier l’envie. En fait, en établissant ce lien entre l’envie et la démocratie, Jano García ne va pas plus loin que ce contre quoi de nombreux penseurs et observateurs nous ont déjà mis en garde de longue date.

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Cellule de soutien psychologique

Vous vous branchez sur l’information, et vous entendez, à propos du meurtre de la petite Louise, collégienne à Epinay-sur-Orge (Essonne) qu’une « cellule de soutien psychologique » a été ouverte sur place. Depuis des années maintenant, en copie de ce qui se fait ailleurs en Occident, cette initiative et son annonce dans les médias sont systématiques non seulement à l’occasion de chaque agression, meurtre, etc. mais de chaque reportage ou commentaire sur lesdits faits, jusqu’à l’overdose. Une telle systématicité dans la bouche des journalistes laisse penser que cette annonce dans de telles circonstances leur est présentée comme obligatoire lors de leur formation dans les écoles de journalisme, exigée par les autorités, et rappelée comme telle par leurs employeurs. On imagine mal qu’ils le fassent tous systématiquement d’initiative. C’est un exercice imposé. La cellule de soutien psychologique révèle surtout le placement volontaire de la France sous l’empire de la domination psychanalytique, dont le Système occidental a fait une religion, et qui fabrique in fine un corps social de larves, de faibles, élevés dans la faiblesse, incapables d’encaisser l’annonce d’un drame alors qu’ils ne sont même pas liés aux familles des victimes, mais qui doivent venir verser leur parole de « traumatisés artificiels » dans la communion des pleurnicheries sous déballage de peluches, bougies, bouquets, ballons et « marches blanches », jusqu’au prochain meurtre, et ainsi de suite. C’est pathétique. Les victimes tombent les unes après les autres jour après jour, et au lieu de fermer le robinet du crime le pouvoir dégaine la cellule de soutien psychologique. L’ensemble est aussi une soupape de décompression perfide instaurée pour détourner les gens de la colère qu’ils devraient exprimer contre les politiques à ces occasions, interdisant la « récupération ». Que sont devenus les gens, des sacs de son, des chochottes, sans dureté, incapables de résister à celui qui se présentera sans inhibition pour les dévorer, des agneaux offerts aux bêtes. Les Elois face aux Morlocks. Cette époque me révulse et me fait honte.

Tout découle de la négation ou de la reconnaissance des réalités

La négation du réel, pilier fondamental de la pensée gauchiste et source de tous nos maux, écarte les faits. En linguistique, le signifiant c’est le mot, le signifié c’est la chose que décrit le mot. Certains philosophes estiment de façon anormale que l’idée est plus importante que la réalité. C’est ce que pense la gauche. Il y a un texte de Jean-Jacques Rousseau formidable de nullité dans sa théorie de la connaissance, qui dit en postulat « commençons par écarter les faits ». Terrible aberration. Rousseau a posé l’idée que l’homme est naturellement bon, que cette hypothèse se vérifie selon tel et tel argument, et quelques pages plus loin l’hypothèse se mue en « réalité » sous la plume de l’auteur : l’homme est naturellement bon. Que voilà un merveilleux procédé ! Rabelais dit « si les signes vous fâchent, ô quand vous fâcheront les choses signifiées !? ». D’autres, à droite, pensent au contraire, que le réel importe, et ils pensent bien, parce qu’écarter les faits c’est bien évidemment se condamner à ne pas tirer les leçons de ce que l’on fait, les conséquences de décisions basées uniquement sur un imaginaire, une utopie. Et c’est ce que nous vivons depuis cinquante ans, parce que la gauche nie les réalités qu’elle fabrique, et que la fausse droite n’a fait que la suivre dans cet aveuglement. Dans un monde normal, des gens identifiés comme refusant de reconnaître les réalités devraient être purement et simplement interdites d’accéder à l’exercice d’un pouvoir quel qu’il soit compte tenu des dégâts qu’ils occasionnent.

De l’attribution des droits

Abordons succinctement un sujet que nous classons en Psychologie sociale et politique, mais qui relève aussi de la philosophie. 

Dans la société des hommes, la notion de droits est fondamentalement liée à celles du Bien et du Mal. Les grands textes constitutionnels proclament que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Mais qu’est-ce qu’un droit ? Les temps sont devenus tellement troublés qu’il faut revenir sur l’évocation des évidences. Un droit, c’est une faveur, une gentillesse, qui se traduit par une possibilité, un bénéfice, qu’un groupe d’hommes constitué en société accorde, reconnaît à un individu, membre dudit groupe ou extérieur à celui-ci. Preuve que c’est une faveur accordée, les textes sanctionnant les mauvais comportements, le code pénal, prévoient une « privation de droits », droit à la liberté, droits civiques.

Or, la Nature et les comportements choisis font que les hommes ne sont pas tous de la même qualité. Certains sont des idiots et d’autres des gens sensés. Certains choisissent en pleine conscience, par l’exercice du libre-arbitre dont l’homme est doté (à l’exception de ceux qui ne savent plus ce qu’ils font parce qu’ils sont devenus déments) de se comporter de façon malfaisante lésant autrui, et d’autres pas. Dès lors, une fois ces différences de nature et de comportement identifiées, faut-il leur accorder à tous les mêmes droits ? Faut-il accorder une faveur, une gentillesse, à quelqu’un qui montre ne pas les mériter ? De nombreux problèmes et maux découlent du fait que certains doctrinaires et idéologues au cerveau dérangé, frappés d’un excès d’humanisme et davantage préoccupés par le sort du malfaiteur que par celui de la victime ou par les intérêts du corps social, ont un jour échafaudé anormalement de répondre par l’affirmative à cette interrogation. C’est la tare de l’empire sinistre sous lequel vit notamment la France. De là, parmi d’innombrables exemples, le fait qu’un malfaiteur puisse bénéficier de l’assistance d’un avocat, alors que ce dernier ne devrait être réservé qu’à la victime. Le malfaiteur a-t-il eu besoin d’assistance quand il a choisi de se mal comporter ? Pourquoi lui en faudrait-il un pour s’expliquer sur ses actes face à ses juges ? Il a été assez grand pour faire le Mal tout seul, qu’il se démerde seul pour sa défense.

D’où la seule question qui compte en matière d’attribution des droits. Quand sortirons-nous de cette anormalité, pour revenir à cette formule de bon sens : PAS DE DROITURE, PAS DE DROITS !

L’une des voies par lesquelles se manifeste l’intelligence

« L’État moderne a privé les propriétaires privés du droit d’exclusion impliqué dans le concept même de propriété individuelle. La discrimination est rendue illégale : les employeurs ne peuvent embaucher qui ils veulent. Les propriétaires ne peuvent louer à qui leur plaît. (…) L’État a ainsi volé aux individus une grande partie de ce qui assurait leur protection physique. Ne pas avoir le droit d’exclure les autres signifie ne pas avoir le droit de se protéger. Le résultat de cette érosion des droits de la propriété par l’État démocratique est l’intégration forcée. (…) Les professeurs ne peuvent exclure les étudiants qui se comportent mal ; les employeurs sont condamnés à garder des employés nuls ; les propriétaires sont forcés de garder des locataires invivables ; les banques n’ont pas le droit d’éviter les clients à risque ; les clubs privés doivent accepter des membres contrairement à leurs statuts (…) Et pourtant, exclure quelqu’un de sa propriété est le seul moyen d’éviter des ennuis qui réduiraient la valeur de cette propriété. L’intégration forcée subventionne le mauvais comportement ; dans une société civilisée, le prix à payer pour un mauvais comportement est l’expulsion ; les individus pourris sont mis à l’écart pour protéger les individus honnêtes.

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L’esclavage par les « droits »

La liberté et l’indépendance d’action n’ont pas de prix. Rien au monde, pour l’esprit normalement constitué, ne vaut que l’on abandonne sa liberté. C’est pourtant ce à quoi ont été amenés les Français, au prétexte de bénéficier de « droits ».

Parlons histoire constitutionnelle. Jusqu’en 1848, l’État se contentait d’assumer les fonctions régaliennes, d’imposer aux citoyens certaines contributions à la vie collective (impôts, défense du territoire, etc.) et de garantir les droits fondamentaux (liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression) : ces droits fondamentaux, c’étaient les droits « de ». Mais la constitution de 1848 a amené une nouveauté, une distinction sémantique qui sera largement reprise dans celle de 1946 et qui aura d’importantes conséquences : les droits « à ».

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Le Temps de Cassandre

Elle est le symbole de la contemporanéité. C’est elle, porteuse de vérité, qui, pour n’avoir pas succombé aux désirs d’Apollon, a été condamnée à ne pas être entendue. C’est la prophétesse qui a prédit les malheurs des Troyens, avant d’être violée et tuée après la confirmation de ses présages.

Si l’on combine ce symbole de l’aveuglement collectif avec l’habitude actuelle de la rhétorique, on obtient l’atmosphère de brouillard cognitif et de faiblesse décisionnelle qui fait progressivement dériver notre société déjà précaire.

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No sex till 2028 !

L’un des aspects les plus intéressants de la victoire de Donald Trump aux élections américaines est le fait qu’une campagne a immédiatement été lancée dans laquelle des femmes du « camp du progrès » se rasent la tête et ont promis d’entamer une « grève du sexe », ne plus avoir de relations sexuelles pendant toute la durée du mandat de Trump. Elles menacent même désormais, en supplément, de se faire stériliser. Ce n’est pas nous qui les en dissuaderons.

Cette grève se veut une revanche contre les « hommes blancs » qui auraient voté et donné la victoire à Trump, un candidat qui, dans l’esprit malade de ces femmes, les dépouillera de tous leurs droits.

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