La France n’aime plus ses enfants. La tendance « no kids » qui frappe l’occident est un fléau qui avec l’ethnomasochisme et le désir de submersion migratoire révèle une terrible pulsion de mort. Cette tendance n’existe que parce que l’État est omniprésent.
Dans une société saine, les aînés ont besoin des jeunes pour subsister. En contrepartie, les aînés accompagnent les jeunes et leur transmettent leur sagesse. L’entraide intergénérationnelle familiale est le ciment d’une société saine.
L’État a remplacé la famille et a créé des adultes égoïstes. La chose a été théorisée dès l’époque des Lumières (voir notre article Philosophie des Lumières, Acte III : des citoyens isolés et inorganisés, répertorié dans la thématique Philosophie politique fondamentale). Plus besoin de personne à part l’État (retraite, santé, aide en tout genre, jusqu’à finir dans l’un de ses Ehpad). L’économiste français Frédéric Bastiat notait déjà en 1850 à propos de la psychologie des Français que « l’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice. »
La philosophie des Lumières, la République, la religion consumériste hédoniste importée avec le Plan Marshall et l’état d’esprit des boomers, cette génération qui est la première à laisser moins à ses descendants que ce qu’elle a reçu, ont créé des individus solitaires, individualistes, forcément mobilisés par leur propre survie, et qui dépendent de l’État comme d’une drogue.
Il faut renverser la table. Et vite.





