Selon Pierre Dupuis-Boissel (Le choc des idéologies, éditions Godefroy de Bouillon), l’origine des maux et des dysfonctionnements de nos sociétés découlent d’une évolution inachevée de l’espèce humaine. Sa théorie est que la structure cérébrale la plus récente, ou néocortex, reste inféodée aux structures primitives qui l’ont engendrée, générant une emprise des pôles pulsionnel et affectif (ou émotionnel) sur l’intellect. Il revient sur Platon qui, dans son Phèdre, exposait sa conception opposant raison et passion, défendait et développait l’idée selon laquelle chez l’être humain la raison guidait et dominait les passions de la même façon que le cocher guide et maîtrise les chevaux fougueux de son équipage, que l’intellect du fait de sa supériorité domine forcément l’affect. Or, c’est tout le contraire que l’on peut en réalité observer. Chez l’homme réel, l’image de Platon doit être diamétralement inversée car ce n’est pas la raison mais les passions déchaînées qui siègent à la place du cocher, guidant autant que faire se peut une raison harnachée et asservie.
Lire la suite « De la passion ou de la raison, laquelle dirige la marionnette humaine ? »Catégorie : Psychologie sociale et politique
La chorale de la honte

Certains auront du mal à trouver les mots pour exprimer le profond malaise qui a saisi tous les gens sains d’esprit à la vue de cette chorale de la honte que le pouvoir est parvenu à constituer avec des survivants et des familles de victimes, et qu’il a fait intervenir ce 13 novembre 2025 dans le cadre de sa « commémoration » du massacre du Bataclan. Le phénomène se résume simplement à ceci : c’est une malsaine inversion des normes, un véritable sida mental auquel est parvenue la classe politique sur une partie des Français. Il faut rappeler ce qu’a été ce massacre, il ne s’est pas fait que « proprement » à l’arme à feu, il y a eu des personnes décapitées, égorgées, éviscérées. Il y a eu des castrations, des mimiques d’actes sexuels sur des femmes et des coups de couteau au niveau des appareils génitaux, pour empêcher cette « race de Français » de se reproduire, les yeux de certaines personnes ont été arrachés, des tortures prolongées ont été possibles parce que le feu vert pour l’intervention de la Police tardait à venir à travers la chaîne hiérarchique. Le parquet, au service du mensonge du pouvoir, a minimisé certaines accusations, invoquant l’absence d’armes blanches, mais les récits des survivants et les enquêtes ont confirmé l’horreur des faits, notamment les viols. La dissimulation officielle initiale visait à préserver la cohésion sociale, mais les preuves persistent. Vingt-six gendarmes qui surveillaient le domicile de Manuel Valls proche des lieux et informés de ce qui se passait ont pris l’initiative de se porter sur place et faire irruption au Bataclan armés de Famas, ils ont extrait un otage, puis ils ont reçu l’ordre de sortir du Bataclan, de cesser d’intervenir. Le GIGN sur place a aussi reçu l’ordre de ne pas intervenir. Et ces gens chantent « vous n’avez pas eu notre haine »… France dégénérée. L’amour n’est pas plus fort que la haine. La haine a tué leur femme, leurs enfants, l’amour ne les ressuscite pas. L’amour, la joie, le bonheur, l’insouciance, sont des luxes que l’on obtient seulement une fois que l’on a ÉCLATÉ ceux qui nous haïssent. Les privilèges ne sont octroyés qu’en temps fastes, en temps de guerre il faut des soldats et des armes.
Lire la suite « La chorale de la honte »Conformisme et Panurgisme
Pour la plupart des gens, il est très difficile de s’opposer à la « bien-pensance » que prétend incarner la pensée de gauche et le narratif officiel. Pourquoi ? D’abord parce qu’ils n’ont pas le caractère assez trempé pour cela. Ensuite parce que la bien-pensance est partagée par un très grand nombre de personnes. Donc elle a une certaine forme de puissance. Elle est pétrie de bons sentiments. Donc quand vous vous opposez à la bien-pensance, vous passez immédiatement pour quelqu’un de critique, de négatif, de déconstructeur, de « réactionnaire », de conservateur. Et enfin, la bien-pensance est une obéissance aux idées et aux injonctions du moment. Et il est très difficile de s’insurger contre une obéissance, surtout quand elle est partagée par le plus grand nombre.
Les marques d’une société défaillante

Lorsqu’on a demandé à l’écrivain russe Anton Tchekhov quelle était la nature des sociétés défaillantes, il a répondu :
« Dans les sociétés défaillantes, il y a mille sots pour chaque esprit éclairé, et mille paroles grossières pour chaque mot conscient. La majorité reste toujours ignorante, et l’homme raisonnable est constamment vaincu. Si vous voyez des sujets futiles dominer les discussions dans une société, et les sots occuper le devant de la scène, alors vous êtes en présence d’une société très défaillante.
Par exemple, les chansons et les paroles vides de sens trouvent des millions de gens pour danser et les répéter, et le chanteur devient célèbre, connu et aimé. Au point que les gens prennent son avis sur les questions de la société et de la vie.
Quant aux écrivains et aux auteurs, personne ne les connaît et personne ne leur accorde de valeur ou de poids. La plupart des gens aiment la futilité et l’anesthésie. Quelqu’un qui nous anesthésie pour nous éloigner de nos pensées, et quelqu’un qui nous fait rire avec des futilités, est meilleur que quelqu’un qui nous réveille à la réalité et nous fait mal en disant la vérité. C’est pourquoi la démocratie ne convient pas aux sociétés ignorantes, car c’est la majorité ignorante qui décidera de votre destin ».
L’enfance en cage
En 4 générations, l’autonomie des enfants s’est effondrée : elle est passée de 10 kilomètres à 300 mètres. L’accroissement de l’insécurité, le manque de confiance que génère la société et la nécessité de prudence parentale qui en découle ont supprimé le monde. L’insouciance qui était la normalité dans le passé, a disparu.
– En 1919, un enfant de 8 ans parcourait 10 kilomètres seul pour aller pêcher.
– En 1950, son petit-fils marchait 1 kilomètre pour rejoindre le bois.
Lire la suite « L’enfance en cage »Instinct de survie
La réelle intelligence, c’est l’intelligence animale, l’instinct, la capacité à se détacher du conformisme et reconnaître une situation de danger parce qu’on la « sent » avant de la penser. Les personnes qui ont échappé au formatage qui mène à l’inhibition des instincts primaires, ont compris qu’il fallait échapper aux injections « vaccinales » contre le Covid-19. Comprennent également ce type de dangers des personnes qui ont soit un héritage familiale de persécution (guerre, génocide, communisme…), soit une expérience personnelle de manipulation ou d’emprise dont ils ont su se libérer, qui leur permettent d’identifier immédiatement le danger. La seule vraie intelligence c’est l’instinct de survie. Tout le reste est de la littérature.
Meurtre de la petite Lola
D’aucuns sont tentés de penser que le drame de la petite Lola illustre avant tout le paradoxe d’un pays capable de contrôler jusqu’au moindre cabanon dans votre jardin, mais qui laisse entrer sur son territoire, sans véritable vérification, des dizaines de milliers d’individus potentiellement dangereux, issus de pays dépourvus de système psychiatrique fonctionnel et livrés à eux-mêmes dans nos rues. Aucun principe de précaution. Rien.
En réalité, cela n’a rien de paradoxal, non. C’est caractéristique d’un État couard et félon. On surveille ceux qui respectent les règles, parce qu’ils sont faciles à atteindre, dociles, prévisibles. On contrôle le pavillon, la haie, la déclaration d’impôts du type qui paie tout au centime, pendant qu’on ferme les yeux sur ceux qu’on ne saurait ni tracer ni contraindre. L’autorité se montre seulement là où elle ne risque rien. Les forts, les violents, les véritables dangers, eux, profitent du vide moral et administratif d’un pouvoir qui n’ose plus se confronter à la brutalité réelle. On préfère humilier les disciplinés que d’affronter les sauvages. Et à force de traquer le citoyen modèle, on finit par le plonger dans la dépression, ou bien, résultat hétérotélique, le forger dans la révolte salutaire.
La gauche psychanalytique
Arrêtez le monde, je veux descendre. Est-ce la vieillesse, ou l’altérité absolue face aux idées dominantes, mais je ne supporte plus les Bons, les Pacifistes, les Belles Âmes. Peut-être dois-je me faire soigner, car tout écart par rapport à la pensée magique progressiste de l’Occident comateux est considéré comme une maladie. Psychique, naturellement. De nouvelles phobies sont inventées chaque matin : xénophobie, homophobie, transphobie, technophobie, islamophobie. Plus on en trouve, mieux c’est. Il y a toujours de la place nouvelle dans l’idéologie gauchiste dévoyée. Si tu n’es pas comme moi, si tu penses différemment, raisonne le bon progressiste qui transpire la bonté par tous les pores, tu es rongé par la haine. Il faut donc punir par la loi un sentiment, selon le critère de la mélasse progressiste indigeste. Dans la mécanique mentale correctionnelle et rééducative, ce sont toujours les autres qui haïssent. Telle est la pédagogie de la normophobie, l’aversion pour tout ce qui est normal.
Lire la suite « La gauche psychanalytique »Regard sur la fenêtre d’Overton
Nous suggérons à ceux qui n’en sont pas familiers de s’intéresser au principe du déplacement de la fenêtre d’Overton.
En se contentant d’accepter le discours déjà dominant sans tenir de discours radical, on ne permet pas à des solutions plus fortes de se répandre dans la société, et surtout d’être envisagées et acceptées par le plus grand nombre. Le meilleur exemple est celui de la remigration. En prônant l’idée d’une remigration massive, qui a effectivement peu de chances d’être acceptée rapidement, on ouvre tout de même la porte (ou, en l’occurrence, la fenêtre) à l’acceptation d’une remigration plus légère qui n’aurait jamais été envisagée autrement. C’est en agissant sur le long terme que l’on déplace progressivement l’opinion publique vers des idées qu’elle n’aurait jamais tolérées auparavant. En se résignant à adopter les solutions déjà mises en lumière par un parti faussement réformateur, on ne fait que suivre l’opinion publique à un instant T. N’oubliez jamais que ce ne sont pas les partis politiques dominants qui créent les idées et qui ont intérêt à faire évoluer les mentalités. Ce travail, c’est le vôtre.
La couardise rend coupable
Selon le psychologue Stanley Milgram, il ne faut pas voir celui qui obéit à l’ordre de l’autorité malveillante comme une victime, mais comme une sorte de complice. De la même façon, il faut moins voir le peuple qui ingurgite la propagande d’un État autoritaire et des médias à sa botte comme une victime, mais davantage comme une masse froussarde acceptant d’être trompée et soumise, et ce, parce qu’elle se moque de la vérité et veut avant tout défendre un récit commun et rassurant.
