Le crépuscule de l’État moderne européen

Une orientation stratégique pour la communauté organique

Dans cette heure crépusculaire du Kali-Yuga, nous sommes confrontés à un combat archétypal: celui du jeune Prahlāda, modèle de fidélité transcendante, élevé contre son père Hiranyakaśipu, titan impie qui, aveuglé par l’hybris, proclame sa souveraineté absolue et nie la sacralité. Fils d’un asura hostile à l’ordre divin, Prahlāda persévère dans sa dévotion inébranlable à Vishnu, résistant stoïquement à toutes sortes de tortures, tourments et supplices. Sa rébellion n’est pas politique, mais numineuse: une insurrection de l’esprit contre la tyrannie de la matière. Finalement, le Dharma se manifeste sous la forme de Narasimha, qui surgit du seuil ontologique pour anéantir l’usurpateur et restaurer l’équilibre cosmique.

Le jeune Européen doit suivre la voie de Prahlāda : embrasser le sacré, le patriarcat, la hiérarchie et la race face à l’impératif qui soutient la modernité, fondée sur la négation, le vide, le gris des principes régissant la politique contemporaine, où se dissout la notion de peuple, de famille et de toute forme de communauté organique.

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La France bloquée

Dans son obsession de la « concentration des pouvoirs » depuis Montesquieu, la France a cultivé à l’excès la séparation de ceux-ci au point qu’elle est aujourd’hui totalement bloquée.

Jean-Louis Borloo, ministre du funeste Jacques Chirac, prend la parole ces derniers jours pour fustiger la situation lamentable dans laquelle se trouve le pays, situation qui ne date pas seulement de la présidence en cours et à propos de laquelle Chirac a une éminente culpabilité à son actif, mais le Borloo collaborateur ministre n’était pas aussi critique à l’époque !

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Démocratie ou Démocrassie ?

Nous avons suffisamment de recul sur la démocratie et son fonctionnement pour pouvoir en tirer quelques observations. A l’épreuve des faits, il apparait que la démocratie, c’est le despotisme de la masse et la tyrannie de la médiocrité. Elle est née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. Dans sa pratique moderne, elle se résume à un exercice clientéliste de corrupteurs et de vendus, d’escrocs et de cocus perpétuels. Sa conception de la majorité à 50 % + 1 voix aggrave le constat puisque la minorité électorale, si importante soit-elle, se trouve obligée de subir ce que lui impose l’autre partie. Et la majorité n’est en rien un gage d’intelligence, le contraire se saurait. Qui peut prétendre se satisfaire d’un pareil système ?

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Les marques d’une société défaillante

Lorsqu’on a demandé à l’écrivain russe Anton Tchekhov quelle était la nature des sociétés défaillantes, il a répondu :

« Dans les sociétés défaillantes, il y a mille sots pour chaque esprit éclairé, et mille paroles grossières pour chaque mot conscient. La majorité reste toujours ignorante, et l’homme raisonnable est constamment vaincu. Si vous voyez des sujets futiles dominer les discussions dans une société, et les sots occuper le devant de la scène, alors vous êtes en présence d’une société très défaillante.

Par exemple, les chansons et les paroles vides de sens trouvent des millions de gens pour danser et les répéter, et le chanteur devient célèbre, connu et aimé. Au point que les gens prennent son avis sur les questions de la société et de la vie.

Quant aux écrivains et aux auteurs, personne ne les connaît et personne ne leur accorde de valeur ou de poids. La plupart des gens aiment la futilité et l’anesthésie. Quelqu’un qui nous anesthésie pour nous éloigner de nos pensées, et quelqu’un qui nous fait rire avec des futilités, est meilleur que quelqu’un qui nous réveille à la réalité et nous fait mal en disant la vérité. C’est pourquoi la démocratie ne convient pas aux sociétés ignorantes, car c’est la majorité ignorante qui décidera de votre destin ».

Vaincre l’immaturité

Il y a quarante ans, je me disais « Mais comment font les gens pour ne pas voir que nous ne sommes pas en démocratie ? » Aujourd’hui je me dis « Mais comment font les gens pour ne pas voir qu’on est dirigé par des monstres ? »

Les choses empirent mais questions et réponse restent identiques : les gens ne veulent pas savoir. Ils jouissent d’un « moi-pensant » immature. Ce moi intérieur présent en chaque enfant et désireux de connaître la vérité est resté chez eux à un stade embryonnaire. Voilà pourquoi la mission première des Hommes est de faire grandir leur moi-pensant, autrement dit leur conscience.

La peste et le choléra

La société communiste est une société de contrainte. Pour être tout à fait exact : il y a dans la société communiste, à tous les niveaux, une obligation de contrainte, de sorte que l’épurateur lui-même finit toujours épuré, tandis que dans la société libéralo-démocratique on aboutit à une obligation de tolérance, dont même les délinquants finissent par bénéficier.

— Giorgio Locchi, Communication au XIIIe Colloque fédéral du GRECE (1978).

Du « contrat social »

Selon sa définition, convention tacite et librement consentie entre les membres du corps social, entre les gouvernés et les gouvernants, entre l’individu et l’État.

Concept apparu au XVIe siècle, il a inspiré des philosophes de la politique dont les plus emblématiques sont Thomas Hobbes (1588-1669), John Locke (1632-1704) et le funeste Jean-Jacques Rousseau (1712-1778). Ce dernier en nommera son ouvrage de 1762.

Or, « contrat social » est un terme mensonger : on ne vous a pas demandé votre consentement, vous n’avez rien signé, vous vous y retrouvez plongé à la naissance. Dans l’absolu, le contrat social ne vaut que pour les adultes qui déclarent y adhérer, leurs enfants à la génération suivante, et à chaque génération, devraient à leur tour exprimer cette adhésion, sans quoi le contrat ne vaut pas pour ceux qui y ont initialement adhéré. À défaut, ce n’est pas un contrat, c’est un système imposé. Le “contrat social” n’a plus rien d’un contrat quand il repose sur la contrainte plutôt que sur le consentement. C’est le genre de contrat sans signature, sans clause de révision, ni de sortie… où on tape sur les récalcitrants… comme la protection de la mafia.

Les limites de la séparation des pouvoirs sont atteintes

Nous ne sommes pas des partisans de Nicolas Sarkozy, très loin de là. Si nous aimerions voir sous les verrous le soldat du mondialisme qui a voulu nous imposer de « relever le défi du métissage », c’est pour d’autres raisons que celles invoquée par la justice pénale française actuelle (voir nos articles Nicolas Sarkozy, rappel partiel de l’itinéraire d’un soldat de l’anti-France, Sarkozy, l’un des plus gros champions de la démolition française, et Sarkozy, point de bascule majeur vers le chaos (tous trois répertoriés dans la thématique France).

Ne soyons pas naïfs, il ne fait guère de doute que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas être au courant de la démarche attribuée à deux de ses collaborateurs seuls en direction de la Libye pour rechercher un financement illégal de sa campagne présidentielle, s’il n’a pas échafaudé lui-même ce projet avec ces deux collaborateurs. Mais il apparaît au final que les magistrats en charge du dossier ne sont pas parvenus à trouver trace de cet argent libyen qui aurait été perçu : pas d’enrichissement personnel, rien dans les comptes du parti. C’est ce qu’on appelle une absence manifeste de preuve. Où que soit passé cet argent, s’il a été perçu, il n’est pas là où les accusateurs prétendent qu’il était. Or la preuve est tout de même l’élément fondamental en droit établissant la culpabilité d’un prévenu.

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