État, Police, et Insécurité

Il faut revenir sur quelques idées reçues : tout d’abord le crime paie, la délinquance est rentable, et c’est même l’une des grandes industries mondiales. Crime et délinquance sont rentables :

•  Pour le délinquant, particulièrement lorsque celui ci jouit d’une certaine impunité. Que l’on pense à tous ces délits qui ne sont même plus réprimés et devenus d’une telle banalité qu’ils sont désormais classés dans les incivilités, et surtout quand un ministre de la justice, Éric Dupont Moretti demande aux magistrats faire disparaître les infractions en classant sans suite les procédures les plus anciennes laissées sans traitement dans les commissariats et brigades de gendarmerie (par insuffisance de personnel policier face à leur nombre, faute de temps…).

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La délinquance est-elle l’alliée de fait du pouvoir ?

Que ressort-il de ces deux nuits de saccage et de chaos dans Paris et d’autres villes de province suite au match PSG/Inter de Milan ?

Le ministre de l’Intérieur réclame la reconnaissance faciale pour reconnaître des voyous qui soit se rendent non identifiables via casquettes et capuches soit sont déjà connus et qui n’hésitent même plus à se filmer eux-mêmes tant ils ont compris que la classe politique et judiciaire cultivent une innocuité trop importante à leur encontre.

Les drones, les flashballs, les véhicules militaires blindés de la Gendarmerie, les peines de prisons ferme, qui ont été utilisés contre d’honnêtes gens, les Gilets jaunes, les anti-pass, les agriculteurs, n’ont pas la même occurrence contre les dealers, les casseurs, les pillards, ou les violents.

Comment dans ces circonstances ne pas se demander si tout ceci n’est pas instrumentalisé qui ne nous est pas bienveillant, pour passer ces mesures dystopiques de charlatans qui ne règleraient rien à la criminalité mais nous feraient basculer dans un état techno-totalitaire contre le peuple ? Relire à cette occasion notre article titré L’insécurité est-elle un moyen de gouvernement ? (thématique Insécurité, Criminalité).

Seules les émeutes de la faim sont un danger

Détail des jugements ayant lieu aujourd’hui à Paris en lien avec les émeutes consécutives à la victoire footballistique du Paris-Saint-Germain. Pour rappel, entre novembre 2018 et novembre 2019, pour les Gilets Jaunes, on a recensé plus de 1000 condamnations à de la prison ferme, dont 400 avec mandat de dépôt (incarcération immédiatement à l’issue de l’audience du tribunal). Des éborgnés, des mains arrachées, des flashballs dans tous les sens, des condamnations féroces (plus de 3000 sur la période) :

Dossier n°1 Profil : Aurélien P. 20 ans. Habite Othis (Seine-et-Marne). Connu pour des délits routiers. En contrat de travail depuis deux mois (déclaratif). Faits reprochés : Nuit du 31 mai au 1er juin Vers 2h du matin Place de la Concorde, à Paris Acquisition et détention de mortiers d’artifice. Tir tendu en direction des forces de l’ordre. En garde à vue : A reconnu les faits et présenté ses excuses. A expliqué avoir acheté des mortiers via Snapchat. Peine encourue : 3 ans de prison + 45 000€ d’amende. Peine requise : 140h de travaux d’intérêt général + sursis + 500€ d’amende (acceptée). Peine prononcée : 3 mois sursis 500€ d’amende.

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« C’est un déséquilibré »

C’est fou, depuis cette explosion des attentats, des attaques au couteau, des destructions par incendie, ce refus volontaire chez les autorités et les médias, de concevoir que quelqu’un puisse faire le mal volontairement et en pleine conscience, comme cela a toujours existé auparavant, que ce soit par simple goût de la malfaisance (n’en déplaise aux rêveurs certains esprits sont véritablement mauvais), ou pour des raisons politiques, et/ou religieuses (le jihad de l’islam). Non, systématiquement depuis la contemporanéité de ces faits que nous mentionnons en introduction, tous ces auteurs sont maintenant des « déséquilibrés » relevant de la psychiatrie ! Nous sommes là encore et toujours avec la communication systémique dans la langue de coton, l’édulcoration du vocabulaire pour cacher le réel, décrites dans notre article La fraude des mots répertorié sous la thématique Désinformation, Manipulation Propagande.

Le squatteur, cet autre petit chéri de nos politiques

Au sein de l’insupportable législation sous laquelle vit la France, on trouve celle bafouant le droit de propriété, pour protéger celui qui s’empare de votre logement durant votre absence et, ce faisant dans certains cas vous met à la rue. Cette folie n’allait pas assez loin. Les « sages » (on ne supporte plus ce qualificatif à leur endroit tant leurs décisions ont tout de la folie) du Conseil constitutionnel en 2023 n’ont fait qu’ajouter au degré d’anormalité, de disparition du bon sens et de la prééminence du droit sous laquelle pourrit ce pays, en validant la pratique déjà consacrée par des tribunaux félons permettant à un squatteur qui se blesse à cause d’un quelconque défaut d’entretien d’un bien qu’il occupe, d’attaquer en justice le propriétaire, obligeant le ce dernier à entretenir les lieux (et bientôt lui remplir le frigo ?). Évidemment, nos grands bourgeois du régime ne sont et ne seront jamais atteints personnellement par les décisions qu’ils imposent à autrui, leur train de vie, la localisation et la nature de leurs propriétés, la présence permanent d’une domesticité dans leurs logements, rend l’accaparement illégal des lieux impossible en ce qui les concerne. Pour ces gens, le droit de propriété sur le fruit d’une vie de labeur ne sera jamais bafoué. Or, par définition un squatteur n’a strictement droit à rien puisqu’il occupe illégalement le bien d’autrui, il n’a droit à rien sinon à être sorti des lieux instantanément, manu militari, et en lui démontant la gueule avant de le coller en cellule. Avant même la sortie de l’Union européenne, avant toute autre mesure, la première chose qui devra être décidée par un nouveau pouvoir s’attelant à la remise à l’endroit de la France, est la suppression du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État, deux structures au fondement et au pouvoir illégitimes (voir notre article Comment en est-on venus au gouvernement des juges ? répertorié dans la thématique République, Démocratie, Vie politique française) structures complices et inféodées à la gouvernance contre les intérêts fondamentaux des citoyens contraints de vivre en permanence sous la crainte et la menace d’être frappé par un sort défavorable dont toutes ces autorités auront facilité le coup. Quand allons-nous sortir de ce cauchemar ?

Robert Badinter, élément majeur du désastre insécuritaire français

Il se vantait d’avoir fait voter l’abolition de la peine de mort contre l’opinion populaire qui lui était favorable aux deux tiers. Ce n’était donc pas un démocrate mais très exactement un républicain en ce sens qu’il se prenait pour un homme dont l’opinion individuelle surpassait en qualité celles cumulées de 20 millions de Français.

Il a fait partie de cette petite élite littéralement oligarchique qui, depuis des décennies, gouverne au nom du peuple mais contre lui en réalité.

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Le maître mot de leur action, c’est l’inversion

Soins du visage, massages, yoga, et danse country… c’est le programme qui est annoncé à la maison d’arrêt de Toulouse, révélé à l’occasion de la Saint-Valentin ce 14 février 2025, qui indigne tous les gens de bon sens, parce seuls des cerveaux frelatés peuvent imaginer et accepter d’apporter à des malfaiteurs des plaisirs et des attentions que beaucoup de gens honnêtes, qui font l’effort de rester honnêtes, qui font l’effort de ne pas basculer dans la malfaisance et l’argent facile malgré les difficultés de leur vie, n’ont pas les moyens de se payer.

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La mystique des peines courtes

Les peines courtes d’emprisonnement sont le nouveau gadget, la nouvelle illusion d’un pouvoir qui ne sait plus quoi inventer pour prétendre lutter contre une délinquance qu’il refuse de combattre comme il le faudrait, et le nouveau mantra répété dans les médias, au prétexte que « ça marche ailleurs », aux Pays-Bas donnés en exemple ou on ne sait où, pays dont les autorités ne sont pas plus fiables dans la présentation de leurs méthodes et de leurs résultats que les françaises et tout autant décrédibilisées puisqu’elles ont, sous la même idéologie de mansuétude en matière pénale, mis leurs pays dans la même merde. Alors réfléchissons deux secondes pour tous ces perroquets médiatiques qui semblent incapables de le faire.

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De l’exécution réelle des peines de prison en France

L’Institut pour la Justice, association se chargeant de la défense des victimes pénales en France, publiait en janvier 2023 une étude portant sur les années 2016-2020 et intitulée Peines de prison, quelle exécution, comment délinquants et criminels peuvent éviter l’incarcération ? Bien évidemment, cette étude ne repose que sur des éléments factuels officiels. On y apprenait notamment que :

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L’insécurité est-elle un moyen de gouvernement ?

Nous vous livrons ici les considérations de Eric Werner sur le sujet, dans son ouvrage De l’extermination, éditions Thael – 1993. L’auteur est un philosophe suisse, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur ès Lettres et ancien professeur de philosophie politique à l’université de Genève. Auteur de plusieurs essais sur le système politique contemporain et la religion. Au vu de ce que produit le modèle « social-démocrate humaniste » en la matière, comment ne pas préférer une société d’Ordre et de droiture où la racaille et la canaille sont impitoyablement dissuadées, éliminées, société qui ne peut évidemment convenir à la gouvernance malhonnête et philocriminelle en place :

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