Un système maléfique gouverne

On ne mesure pas à quel point il était vicieux de panthéoniser Robert Badinter, c’est-à-dire de le glorifier, de l’imposer comme démiurge du nouvel ordre moral compatissant et humaniste… quelques jours seulement avant l’ouverture du procès de Dahbia Benkired, la sorcière algérienne qui a massacré notre Lola, en sachant qu’inévitablement l’ouverture de ce procès ferait remonter ce souvenir atroce, que la presse dévoilerait des détails sordides devant lesquels la seule réaction possible, normale, humaine, est de souhaiter ardemment que l’on place le démon sous le couperet de la guillotine.

Lire la suite « Un système maléfique gouverne »

Affaire Jubillard : un pays et une Justice à la dérive

Nous touchons à la fin du procès de l’affaire Jubillard. Or il faut rappeler une évidence grosse comme un éléphant, que personne parmi les chroniqueurs et journalistes ne vient critiquer, c’est qu’un procès pour meurtre puisse se tenir alors que l’on n’a pas retrouvé le corps de la présumée victime. L’absence du corps est bien mentionnée dans le cadre de cette affaire, mais personne ne vient critiquer le fait qu’un procès se tienne malgré l’absence de cet élément matériel fondamental. Au prétexte de vouloir condamner un présumé auteur à tout prix, la Justice bafoue ce principe élémentaire depuis toujours dans le droit pénal : PAS DE CORPS, PAS DE MEURTRE. Face à cet élément indispensable, tout le reste, les déclarations, les témoignages de tel ou tel, tout cela n’a aucun poids. Cédric Jubillard a peut-être tué sa femme, mais peut-être qu’il ne l’a pas fait. Et en l’absence de corps, il est impossible d’établir que la personne que l’on ne retrouve pas n’est plus vivante. Elle peut tout aussi bien se trouver bien en vie quelque part, en Argentine ou dans les steppes mongoles. Chaque année, quantité de gens « disparaissent », coupent de façon inattendue avec leur vie passée, et font l’objet de « recherches dans l’intérêt des familles » selon la terminologie juridique. Condamner quelqu’un en l’absence du corps de la victime qu’on lui impute, c’est prendre le risque de condamner un innocent, c’est une entorse incroyable au bon sens. Ce pays et sa Justice sont dans une dérive folle. C’est sidérant.

Quand la France aura été libérée…

Ce jour-là, le Panthéon devra être vidé de ses cénotaphes et reconverti en Musée des Crimes de la République. Joséphine Baker et les Manouchian n’ont rien à faire au Panthéon, mais leur entrée dans ce lieu sinistre n’a pas le degré de putréfaction morale de celle de Simone Veil avec son cortège d’enfants tués dans le ventre de leurs mères, et de l’éructant Badinter. Mais on dépanthéonisera.

Robert Badinter a été un accompagnateur du désastre

Il se vantait d’avoir fait voter l’abolition de la peine de mort contre l’opinion populaire qui lui était favorable aux deux tiers. Ce n’était donc pas un démocrate mais très exactement un républicain en ce sens qu’il se prenait pour un homme dont l’opinion individuelle surpassait en qualité celles cumulées de 20 millions de Français.

Il a fait partie de cette petite élite littéralement oligarchique qui, depuis des décennies, gouverne au nom du peuple mais contre lui en réalité.

Lire la suite « Robert Badinter a été un accompagnateur du désastre »

Demi-dieux et pleins démons

Tu abolis la peine de mort, tu détruis le système pénal français. Tu régales des générations de criminels et de délinquants. Les conséquences de ta politique pénale détruit des vies, des familles, des couples, épuise les forces de l’ordre et engorge notre système judiciaire de multi-récidivistes, mais 40 ans plus tard, tu finis au Panthéon. En fait, les socialistes en France, sont des demi-dieux dans ce régime.

— Baudouin Wisselmann, Rédacteur en chef de Frontières+

Quand allons-nous sortir de cette folie ?

La République est une sorte d’église au service d’une religion bizarre où les valeurs sont inversées. Elle fait entrer Badinter au Panthéon comme on canonise un saint homme, peu importe les cris et les râles des victimes de l’insécurité, simples victimes sacrificielles qui, elles, n’ont pas le droit au devoir de mémoire.

Driss Ghali

Palmarès d’un malfaisant glorifié par la pensée frelatée qui dirige la France

De 1981 à 1986, Robert Badinter a tout simplement mis en œuvre la politique d’extrême-gauche du Syndicat de la Magistrature :

– libération de 15-25% des détenus à l’été 81 ;

– suppression de la Cour de sûreté de l’État ;

– abrogation de la loi « anticasseurs » ;

– suppression des peines minimales dans le code pénal ;

– abrogation de la loi Sécurité-Liberté d’Alain Peyrefitte ;

– fin des Quartiers de haute sécurité (que Darmanin remet aujourd’hui)

– et évidemment abolition de la peine de mort.

La vérité, c’est que la Justice française ne s’est jamais remise de son passage comme ministre. Notamment, car la droite n’a jamais eu le courage de revenir sur l’essentiel de ses réformes…

Pierre-Marie Sève, Directeur de l’Institut pour la Justice

La gauche, le summum de l’ordure mentale

Rappel d’une histoire oubliée : Philippe Maurice, le dernier condamné à mort français, avait tué trois personnes (dont deux policiers), puis blessé grièvement un gardien de prison après sa condamnation. Après avoir été gracié par François Mitterrand quatre jours après son investiture dans l’élan de l’abolition de la peine de mort portée par le funeste Badinter qui lui rend visite en cellule le lendemain de l’élection présidentielle, Philippe Maurice a organisé deux mutineries carcérales avec prise d’otage. Pour le récompenser, la gauche lui a offert un poste de chargé de recherche au CNRS après sa remise en liberté.