Paris vainqueur mais Budapest vaincue

L’insurrection nationale hongroise fut la première révolution antitotalitaire de l’après-guerre. Cette révolution ne fut pas préparée mais spontanée. C’est en effet le discours d’un dirigeant hongrois qui a provoqué ce grand soulèvement. D’un seul coup, le peuple tout entier des grandes villes et de toutes les provinces se leva le 23 octobre 1956. Le gouvernement, pris de panique fit alors appel aux troupes et aux chars soviétiques. Ce fut le carnage sans que le monde libre n’intervint d’aucune manière. Le Parti Communiste « français » approuvait sans réserve l’intervention soviétique ; la Hongrie ne connut que quatre jours de liberté.

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La mort en face

Le procès de Robert Brasillach

Commencé le 19 janvier à 13 heures, le procès s’est terminé à 18 heures. Il n’a comporté aucun témoin à charge ou à décharge. Malgré l’éloquence de son défenseur, Me Jacques Isorni, l’écrivain-journaliste a été reconnu coupable d’intelligences avec l’ennemi et condamné à mort. De ces cinq heures qui ont vu se jouer la vie d’un homme, tout le monde va retenir 1’intensité. Par la hauteur de ses longues déclarations, l’accusé, contrairement à d’autres, a fait face avec cran. Chacun pressent que malgré sa condamnation et l’exécution probable, il vient de triompher du temps.

Figure des lettres françaises, Brasillach n’est pas un « collabo » ordinaire. Romancier et publiciste, ce condisciple de Thierry Maulnier appartient à la brillante cohorte des normaliens fous de littérature. Nourri de Giraudoux et de Morand comme son aîné Paul Nizan, écrire a été longtemps sa seule passion. Il a 35 ans. Il n’en avait que 20 lorsque Charles Maurras 1′ invitait à remplacer Jacques de Montbrial pour tenir le feuilleton littéraire de l’Action Française. Le choc du 6 février 1934 a déterminé les engagements politiques de ce fils d’officier mort pour la France. Le romantisme du fascisme « immense et rouge » lui a fait prendre ensuite des distances avec Maurras. Il a rejoint l’équipe de Je Suis Partout, dont il est devenu le rédacteur en chef en 1937 (1). La plume talentueuse de ce Méridional est vive et ardente. La passion politique lui a donné souvent de redoutables inflexions polémiques.

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Petite tambouille jacobine

Transition… le mot est partout depuis 2017, avec un ministère de la « transition » énergétique, un autre de la transition écologique, avec la « transition démographique » (en clair le changement de population annoncé sans vergogne par l’occupant de l’Élysée et mis en œuvre désormais par l’installation jusque dans les villages de nos campagnes de fournées de migrants extra-européens), avec la transition de genre chez ces malades mentaux qui prétendent changer de sexe à coups de charcutages chirurgicaux et de gavage aux hormones. Inclusion est un autre mot de la novlangue martelée depuis 2017, avec ses dérivés (inclusif…). En 1789, le mot à la mode, dans l’air du temps, c’est « Régénérer ». Il est dans tous les discours, toutes les bouches, y compris dans celle de Louis XVI qui en mai 1789, sans doute par suivisme crétin de la tendance du moment dans les salons et les écrits des penseurs, pour faire « in » parle lui aussi de participer à la régénération du royaume. Sans doute ne soupçonnait-il pas à ce moment-là de quelle manière ses interlocuteurs « progressistes » et révolutionnaires entendaient le faire participer à cette « régénération », sous la lame de la guillotine, mais c’est là un autre sujet. Et le vocabulaire trahit une tendance, il trahit toute une ambition, la volonté à cette époque de donner naissance à une France nouvelle nourrie de principes abstraits, d’une idéologie dont on pense que la mise en œuvre permettra d’apporter à tous le bonheur dès ici-bas. 

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Un fasciste juge Vichy

J’avais quitté Vichy au bout de deux mois, à l’automne 1940, écœuré par les intrigues de cette cour ridiculement balnéaire, par le gaullisme qu’y affichaient en toute impunité maints hauts personnages, par les inspecteurs des finances et les gens du Comité des Forges aussitôt installés aux postes de commande pour bloquer toute velléité de révolution. Le contraste était encore plus exaspérant maintenant entre les gigantesques événements de l’Est et les petitesses de cette pseudo-capitale, les méandres mesquins de son double jeu, son cléricalisme, les bricolages futiles sous les plus graves aspects de ces officiers du SR, dont j’avais mesuré, en mai 1940, quand je travaillais à leurs côtés, l’indigence intellectuelle et militaire. Bref, le tableau complet de la pire réaction.

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La charrue trace le sillon, l’épée le défend

Comment donc les définir ces fascistes ? Ils furent de droite et de gauche, sans être ni de droite, ni de gauche.

Ils étaient pragmatiques ; non pas dans ce sens ignoble que ce terme a pris aujourd’hui, parce qu’utilisé improprement pour atténuer le manque de points de repères et de cohérence des politiciens de tout bord, mais plus précisément, dans le sens d’une prédominance de la pratique sur la théorie. Il est certainement exact de les définir comme des réactionnaires, parce qu’ils réagirent : contre les indignités et contre les injustices. 

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Une simple Quête de leurs origines

L’Ahnenerbe (« Héritage des ancêtres, Société pour l’étude de l’histoire des idées »), fut fondé en 1933 et rattaché à la SS en 1935 auquel avait été assignée la mission de « rechercher l’espace, l’esprit, les actes et l’héritage de la race nordique indo-germanique, et communiquer au peuple les résultats de ces recherches sous une forme intéressante ». Ainsi donc la préhistoire faisait bon ménage avec la géopolitique et avec la philosophie.

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La gauche lutte-t-elle vraiment contre le capital ?

Les syndicats institutionnels et les partis de gauche ne sont pas tout à fait ce qu’ils disent être, et les Français de 2023 n’ont plus la mémoire de certains aspects de mai 68. Rappel nécessaire. Pourquoi l’immigration aujourd’hui prend-elle une telle place ? Il faut revenir en 1968-1969, moment d’une tendance révolutionnaire qui traverse toute l’Europe. Il faut mettre de côté la comédie du carnaval estudiantin qui est une gigantesque chimère pour mondialiser et mettre en marche la marchandisation du sexe, avec effectivement une révolution des mœurs. Toute la couillonnerie de 1968 est dans la révolution des mœurs dont le capital a besoin pour marchandiser le sexe, marchandiser l’émotion, marchandiser nos âmes, nos spiritualités. Mais il y a en même temps autre chose à cette époque, ce sont les 10 à 12 millions de grévistes qui deviennent incontrôlables, ingérables, parce qu’ils ont compris que les syndicats qui tiennent cette position de « seuls défenseurs autorisés des intérêts ouvriers », ces syndicats dits représentatifs depuis 1945 sur la base de critères cousus main pour leur assurer le monopole en la matière et empêcher l’émergence d’autres organisations, ces syndicats sont là pour co-gérer les conflits sociaux avec le pouvoir et les patrons en restant dans le cadre du système qui leur procure leur rente de situation.

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Du christianisme au wokisme

Le christianisme est marqué d’une tendance qui a d’abord été orthodoxe durant quelques siècles et qui va devenir ensuite hétérodoxe, à vouloir établir le « paradis sur Terre » pour un règne de mille ans, ce fameux règne terrestre de mille ans du Christ, qui est cité dans le texte de l’Apocalypse. Au Moyen-Âge, cette espérance du règne de mille ans du Christ va devenir exclusivement hérétique, l’Église à partir de Saint-Augustin rejette cette attente, et seuls les mouvements hérétiques s’en réclament. Et à travers le Moyen-Âge, les mouvements hérétiques qui de temps en temps fomentent une « éruption millénariste » vont identifier le règne de mille ans de Jésus avec une conception de la vie qui ne porte pas encore son nom moderne bien sûr mais qui est ce que l’on nommera le communisme. Le millénarisme chrétien du Moyen-Âge est en fait la forme archaïque du communisme que nous connaissons. Engels voyait comme ancêtre du communisme Thomas Müntzer qui était l’un de ces prophètes millénaristes du XVIe siècle. Müntzer avait été précédé par les Taborites (secte proto-protestante du hussitisme au XVᵉ siècle), par les Fraticelles (partisans extrêmes du mépris absolu des richesses), par Joachim de Flore. Et Oswald Spengler en observateur lucide sur la nature du christianisme en a dit qu’il était la grand-mère du bolchevisme. Ces sectes millénaristes, sous la conduite de leurs prophètes, se considèrent toujours composées de « saints », ils sont les saints des derniers jours (sous-entendu avant l’avènement du règne de mille ans de Jésus, formule qui est d’ailleurs présente dans le nom complet et officiel des Mormons). Et ils ont la conviction que le moment venu ils vont régner avec le Christ, qu’ils seront récompensés par des positions matérielles importantes, qu’ils ne mourront pas, et qu’ils vivront mille ans de bonheur… le paradis sur Terre. 

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La politique juive des anglo-américains

Ces passages signés Aymeric Chauprade dans sa Géopolitique, Constantes et changements dans l’histoire, montrent que la politique actuelle de l’Otan en Ukraine instrumentalisant Zelensky contre la Russie n’est que la continuation de celle poursuivie de longue date par l’Angleterre utilisant les Juifs pour maintenir sa domination économique et diplomatique sur notre continent. Et tant qu’il y aura des européens félons vendus aux intérêts extra-continentaux de l’Europe, comme c’est le cas de la présidence française actuelle… (qui vient d’acter ce 11 juillet 2023, seul, arbitrairement, sans vote parlementaire sur des décisions aussi graves, de fournir des missiles de longue portée au Levantin Zelensky).

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1789 : avant/après, conséquences économiques

Il est maintenant suffisamment établi de longue date que la Révolution française n’a pas été conçue et menée par des gens « éclairés », comme ils se sont qualifiés eux-mêmes, mais par de parfaits crétins malfaisants, dont la descendance est toujours à l’œuvre. Et dans ce cadre de stupidité accédant au pouvoir, quelles ont été les conséquences générales de la révolution sur l’économie française et ses outils commerciaux ? Négatives.

Avant 1789, l’industrie française se développait plus rapidement que celle de l’Angleterre. Les dégâts économiques de la Révolution et l’effondrement de la monnaie française furent si importants que les manufactures françaises ne retrouvèrent leur taux de production de 1789 que vers 1810, tandis que sur la même période l’industrie anglaise eut un taux de croissance de 23 %, puis de 39 % entre 1810 et 1820, au moment où la France se retrouvait ruinée. Le commerce français était prospère avant 1789.

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