Un régime ne meurt jamais sans sauvagerie…

La condamnation judiciaire de Marine Le Pen a apporté la preuve, à ceux qui en doutaient encore, y compris dans les rangs du Rassemblement national, que son entreprise de « dédiabolisation », à travers laquelle le parti a perdu son âme, pensant qu’il serait ainsi accepté à la table de ceux qui se partagent le pouvoir, sera éternellement insuffisante. Chaque fois que le Système a besoin de rediaboliser ce parti, il le fait.

La machine juridique derrière laquelle se barricade l’oligarchie européiste, son sacro-saint « État de droit », connaît partout en Occident, une forme claire et assumée de dérive autoritaire. Cette conduite autoritaire, que cette oligarchie de tartuffes n’a eu de cesse de reprocher au fascisme, alors qu’elle a toujours été pratiquée dans l’histoire ici ou là au gré des circonstances et quel que soit le personnel politique se trouvant alors en place lorsque celui-ci se sent menacé par une situation de crise, elle la pratique à son tour. Mais parce que ce sont eux, ces tartuffes, ce serait pour la bonne cause, pour « sauver la démocratie », contre des partis accusés d’être populistes, qui selon eux instrumentaliseraient les méthodes de la démocratie contre l’esprit de la démocratie, il serait dès lors nécessaire de les frapper. Cela a été dit maintes fois, ces mauvais joueurs n’acceptent de jouer à la compétition électorale qu’à la condition qu’ils soient toujours les gagnants. A défaut ils renversent le plateau de jeu. Dès lors, « l’Etat de droit » n’est plus seulement un encadrement juridique du politique, c’est une idéologie dans les faits qui fonctionne à la criminalisation d’à peu près tous les propos qui entrent en contradiction avec son idéologie dominante.

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Les vertus même du nationalisme

La devise de Vichy n’en fait pas pour autant un des hauts-lieux du fascisme. Combattre la démagogie, la facilité, l’esprit de jouissance n’est que la partie négative du fascisme, celle qui est commune au fascisme et à d’autres doctrines qui ont analysé correctement l’esprit démocratique et qui en souhaitent la disparition. On n’est pas fasciste par le seul fait qu’on réclame la disparition de la comédie parlementaire. J’approuve aussi ces vertus que le régime de Vichy recommandait, l’épargne*, le travail, la patience, vertus paysannes, vertus sérieuses. Ce sont les vertus de la sagesse et de la santé. Et elles ne valent pas seulement par le sérieux qu’elles mettent dans la vie nationale, mais encore parce qu’elles repoussent et excluent : le clinquant, la publicité, la vanité tapageuse, la spéculation, enflure et parade du monde moderne, qui déguisent mal la prostitution et le dessein de vivre du travail d’autrui. Ces vertus robustes sont le fond de la tapisserie antidémocratique. Elles font partie du fascisme comme le refus du marchandage parlementaire et de toutes les autres formes de la bassesse et de la tricherie. Mais elles ne sont pas davantage le propre du fascisme. Ce sont, en réalité, les vertus mêmes du nationalisme. Et toute doctrine fondée sur le respect de la nation et le refus de l’hypocrisie moderne peut aussi les revendiquer. On n’est pas fasciste par le seul fait qu’on aime l’honnêteté.

  • Maurice Bardèche, Qu’est-ce que le fascisme ? (1961)

*Commentaire : cette vertu de l’épargne que l’on reproche à Vichy, que Guy Konopnicki reproche avec mépris aux Français qui « stockent des patates », La Place de la nation, Editions O.Orban, 1983 (voir notre article Le cosmopolitisme jusqu’à la nausée, répertorié dans la thématique Mondialisme, Cosmopolitisme), ses détracteurs étrangement n’y trouvent rien à redire lorsqu’elle était vantée aux Anglais par Churchill : « Économisez les petites pièces, les billets s’économiseront d’eux-mêmes ». Nous vivons sous la domination d’une pensée de tartuffes malhonnêtes.

Différenciations sexuées

Durant des centaines de millénaires, à travers leurs lointains ancêtres, les hommes de toutes races ont été façonnés par la chasse, activité nourricière principale, nécessaire à la survie. Contraint de poursuivre ses proies mais aussi de se défendre contre plus fort et mieux armé que lui, le chasseur primitif a développé des qualités spécifiques qui sont entrées dans le capital génétique de l’espèce. Avant que n’intervienne la guerre, la chasse a fait du mâle un solitaire, même dans les actions concertées avec ses congénères au sein du clan. Pour ce « singe nu », moins rapide à la course que le renne ou le lièvre, moins armé que le loup ou le chacal, la chasse exige de la réflexion, de la ruse, du silence. Il en est resté quelque chose dans le comportement masculin.

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Il naît tous les jours des gens de droite

Utilisons les termes gauche et droite par convention pour faciliter le propos, les réalités doctrinales n’étant pas aussi simples (par exemple un fasciste, même s’il est aussi autre chose, est un socialiste).

Les gens de gauche basculent à droite, quand ils s’indignent soudain du désordre ou se découvrent des racines. Cette démarche peut être liée à l’avancée en âge, mais c’est loin d’être une règle, la prise de conscience peut être plus précoce, selon les individus. Le processus inverse, passer de la droite à la gauche, est beaucoup moins évident et beaucoup moins fréquent. Pourquoi ? Parce que l’homme qui commence à droite n’est pas, comme le considère la gauche, une feuille vierge, un sujet autonome qui ne doit rien à des racines, à une hérédité, une culture, ou une histoire. L’homme qui démarre à droite est porteur de ces éléments réfutés par la gauche, et dès lors passer à une idéologie qui les rejette constituerait une forfaiture, une trahison de soi-même. La chose est donc beaucoup moins répandue.

Quoi qu’il en soit, les gens de gauche qui basculent à droite ne doivent pas craindre de l’assumer au grand jour, parce que l’exemple du courage est un moteur pour autrui.

De la notion d’élite dans un régime politique

L’élite représente ce qu’il y a de meilleur dans le peuple parce qu’elle regroupe les éléments physiquement les plus sains, moralement les plus purs, politiquement les plus conscients de l’intérêt de la nation. Étant l’émanation de ce qu’il y a de meilleur et de plus vigoureux dans la nation, cette minorité se substitue au peuple lui-même, c’est-à-dire qu’elle a le pouvoir d’approuver à sa place et de réaliser en son nom. Cette existence d’une élite à laquelle le régime lui-même confère une fonction propre dans l’État est la négation la plus vivante et la plus frappante du credo démocratique fondé sur la toute-puissance du nombre.

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A qui sert la pensée de gauche ?

Comment peut-on être encore marxiste au XXIe siècle ? Le socialisme, le communisme et leurs émanations altermondialistes, écologistes, pourraient-ils exister s’ils n’avaient une fonction précise dans le système idéologique dominant ? Pourquoi la gauche et l’extrême-gauche révolutionnaire sont-elles l’objet de tant de bienveillance de la part des régimes économiquement libéraux ? Ses façades légales ont pignon sur rue dans l’échiquier électoral (Lutte ouvrière, NPA, LFI…), tandis que la droite nationaliste, souverainiste, identitaire, est unanimement diabolisée et condamnée. La réponse est simple :

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Pourquoi il faut partager Polaris média

Dans le droit fil de la malhonnêteté intellectuelle de la pensée gauchiste, Salvador Allende, cet ancien président chilien icône des gauchistes, a dit un jour que pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution. A l’opposé d’Allende, le premier devoir de l’homme de droite véritable, le souverainiste, le nationaliste (ce qui n’empêche pas d’être social), l’identitaire, et non pas le suiveur de ces leurres systémiques rangés depuis Jacques Chirac sous les étiquettes successives RPR/UMP/LR qui ont fait le déclin et le saccage de la France avec les socialistes et les centristes, contre cette situation et pour que le pays puisse un jour être remis à l’endroit, le premier devoir de l’homme de droite est de servir la nécessaire révolution conservatrice, par la vérité. C’est pourquoi la vérité doit circuler. La gauche a perdu son « magistère moral » et son monopole d’imposition de sa pensée. Le temps, qui a gonflé les voiles, nous dit Maurice Bardèche, nous a fait doubler le cap des mensonges. La terre des mensonges s’éloigne dans la brume, les yeux de vingt ans ne la voient plus. Et maintenant, dans le vent qui se lève, il ne faut plus avoir peur des mots. Et c’est pourquoi le lecteur de notre site convaincu par son contenu ne doit pas hésiter à faire connaître nos articles autour de lui, sur ses réseaux sociaux, et vers toute personne de son entourage qu’il estime ouverte, prête (car les gens ne voient que ce qu’ils sont préparés à voir) à entendre une parole de vérité. Le Redressement ne progressera pas si la vérité s’arrête à la position de chacun.

L’égalité est un faux dieu

« Notre religion se veut d’abord culte des héros, des guerriers et des athlètes. Nous célébrons, depuis les Grecs, les hommes différents et inégaux. Notre monde est celui du combat et du choix, non celui de l’égalité. L’univers n’est pas une fin, mais un ordre. La nature diversifie, sépare, hiérarchise. L’individu, libre et volontaire, devient le centre du monde. Sa plus grande vertu reste l’orgueil – péché suprême pour la religion étrangère. Dans notre conception tragique de la vie, la lutte devient la loi suprême. Est un homme véritable, celui qui s’attaque à des entreprises démesurées. »

Jean Mabire, Thulé : le soleil retrouvé des Hyperboréens.

La démocratie est en voie de putréfaction en France

Sur Polaris média, nous sommes suffisamment critiques à propos de la démocratie (voir nos articles rappelés ce 31 mars 2025 sous le titre Ne plus être dupe sur la démocratie et la République, thématique République, Démocratie, Vie politique française) pour qu’il ne soit pas possible de nous ranger parmi ses partisans inconditionnels. Nous invitons d’ailleurs à la lecture de Pourquoi je suis moyennement démocrate, de Vladimir Volkoff, aux Éditions du Rocher. Nonobstant, sans être donc dans une démarche volant à son secours, jouons le jeu. Il est possible de faire les réflexions suivantes.

Nos sociétés sont très imaginatives pour inventer des concepts pour justifier la négation des libertés publiques et de la souveraineté populaire, au nom de la « démocratie ». C’est au nom de la démocratie que l’on piétine la démocratie aujourd’hui. Parmi les motivations du jugement du 31 mars 2025 contre Marine Le Pen, si celle-ci finissait par pouvoir être candidate à la présidentielle, et si elle l’emportait plus encore, il s’agirait d’un « trouble irréparable à l’ordre public démocratique qu’engendrerait le fait qu’elle soit candidate, voire élue… ». C’est très révélateur. On nous dit ainsi qu’il y aurait désormais un concept plus important que la démocratie réelle : l’ordre public « démocratique ». Une forme de morale néo-soviétique des temps présents.

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Gardien du seuil

Gardien du seuil, voilà un terme usité sous des formes diverses depuis l’Antiquité. En principe, on conçoit qu’il s’agit d’une entité ou d’un dieu qui contrôle ou empêche, sous certaines réserves, le défunt de gagner le paradis de sa religion. On peut assimile à ce gardien le nautonier qui fait passer le fleuve à l’âme errante à la recherche des Champs-Élysées, ou à Charon le passeur des Enfers chargé de faire traverser aux âmes l’Achéron (ou le Styx selon les appellations). C’est pourquoi les Grecs, comme d’autres peuple du reste, plaçaient une pièce de monnaie dans la bouche (ou sur les yeux) du défunt pour lui permettre de payer son passage.

On pourrait aussi le comparer avec la figure du célèbre Cerbère, chien à trois têtes (ou cinquante selon Hésiode) et gardien de l’entrée des Enfers. Beaucoup de peuples méditerranéens, asiatiques ou américains ont considéré certains animaux, tels que le cheval ou le chien entre autres, comme « psychopompes » conduisant le défunt jusqu’à la demeure où son destin lui ordonnait de se rendre.

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