Un mécanisme trop souvent ignoré

Le fait pour un groupe social de faire ensemble des choses moralement répréhensibles et pénalement interdites, soude le groupe et garantit la fidélité de ses membres face aux non-membres et aux groupes concurrents.

Voici un phénomène bien documenté par la recherche en sciences sociales : la cohésion par la transgression partagée. Ce mécanisme est très courant dans les cercles de pouvoir ou d’influence et dans les sociétés secrètes.

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Nous avons lu Les Méfaits des intellectuels

Être un intellectuel n’est évidemment pas en soi une tare. Polaris média est une expression intellectuelle et érudite, et ses lecteurs sont des personnes douées d’intelligence. Ce qui est à juste titre moqué et dénoncé par le terme, c’est l’intellectualisme « progressiste » de la gauche. François Mitterrand, fraîchement élu président de la République en 1981, et invité par Margaret Thatcher au Royaume-Uni, demanda à y rencontrer des intellectuels. Les services du 10 Downing Street répondirent avec une savoureuse ironie qu’ils pouvaient trouver des écrivains, des historiens, des philosophes des chercheurs, mais pas d’intellectuels. L’intellectuel est une spécialité « made in France ». Le terme lui-même est hérité des remous de l’affaire Dreyfus. En réalité, il n’y a pas de régimes plus corrompus et totalitaires que ceux où les « Intellectuels » à la française détiennent une place trop considérable.

D’autres auteurs ont noté ce travers systématique des « intellectuels » à embrasser systématiquement les mauvaises causes, dont Daniel dans son essai Les Intellos ou la dérive d’une caste – de Dreyfus à Sarajevo (Éditions L’Âge d’Homme, 1995), dont nous ferons sans doute une présentation. De l’essai de Berth publié en 1914, nous mettons en exergue les pertinents extraits suivants sur divers sujets, ayant emporté notre intérêt :

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Comment l’Église a exécuté les penseurs de la Renaissance au nom de la foi durant l’Inquisition

Entre foi et dogme, l’Église catholique a condamné des dizaines d’intellectuels pour hérésie. De Priscillien à Étienne Dolet, retour sur ces penseurs sacrifiés à la Renaissance, victimes d’une Inquisition sans pitié.

La liste, bien que non exhaustive, donne le tournis… En préambule de son nouveau livre, Jean-Yves Boriaud égrène les noms des principales victimes de l’Église catholique : de Priscillien évêque d’Ávila décapité à Trèves en 385, au naturaliste Giulio Cesare Vanini, pendu, la langue arrachée, puis brûlé à Toulouse en 1619, tous ont payé de leur vie le prix de leur « hérésie ».

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Nouvelles du front

Les gauchistes sont en train de perdre la bataille culturelle, leur monopole de la parole, et leur « magistère moral » usurpé, et ça les rend complètement fous de rage. Depuis qu’Elon Musk a libéré Twitter de leur mafia, ils ont complètement perdu le contrôle du récit et en sont maintenant réduits à assassiner un intellectuel, fervent défenseur de la liberté d’expression, qui se faisait une fierté de débattre et d’échanger publiquement avec tout le monde, arguments contre arguments, toujours de manière respectueuse et constructive. Cela avait pour effet depuis plusieurs années de détourner beaucoup de jeunes de l’idéologie woke inculquée au sein des universités, et cette perte de terrain les gauchistes ne pouvaient plus la supporter.

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Le miroir du destin de nos peuples

Cette photo obsède pas mal de ceux qui ont eu l’occasion de voir la totalité de la vidéo montrant sur les réseaux sociaux le meurtre de la jeune Iryna Zarutska, car bien évidemment les médias mainstream au service des fripouilles qui nous gouvernent et de la vente du monde diversitaire bienheureux n’en disent pas mot. Elle n’est pas seulement le reflet d’un instant : elle est une révélation. Elle est l’âme humaine confrontée à l’abîme, consciente que la fin est là, dans l’abandon et la solitude. La vie s’écoulant à travers les plaies faites à son cou, elle basculera rapidement pour s’effondrer au sol, recroquevillée en position fœtale entre les sièges et le panneau de séparation devant elle. Mais ce visage caché n’est pas seulement celui d’une victime blanche tuée sans raison, par pur racisme, par un délinquant noir multirécidiviste remis en liberté quelques jours avant qu’il ne frappe de nouveau, assis derrière elle, ce visage caché est le miroir du destin de nos peuples. Car ce qui se joue ici dépasse l’individu. C’est la parabole de l’Occident lui-même, livré par ses élites de renégats, immolé comme une victime expiatoire, abandonné aux ténèbres. Cet Occident, jeté en pâture aux divinités infernales, offert en holocauste aux idoles convoquées par les maîtres de nos pays qui ne cherchent qu’à prolonger leur règne du faux. Mais c’est aussi le signe que le temps des illusions touche à sa fin et que l’heure du jugement approche, jugement de cette société infecte, et jugement des hommes qui l’on voulue.

Il y en a qui se réveillent enfin

Suite à tant d’années d’insupportable chienlit et d’insécurité, et à l’enchaînement des évènements récents, casseurs de l’ultra-gauche dans les rues françaises le 10 septembre, meurtre de cette jeune Ukrainienne à Charlotte (États-Unis), assassinat du militant conservateur Charlie Kirk lors d’un meeting à Orem (États-Unis) on voit sur les réseaux sociaux des gens qui jusque là faisaient plutôt partie des normies exprimer leur indignation. C’est très bien, c’est un premier pas. La carapace qui confinait leur compréhension de la réalité vole en éclats, d’où leur réveil douloureux. Ils sortent de la Matrice. Mais cela ne sera pas suffisant, il va leur falloir gagner en radicalité avec les temps qui s’annoncent.

Armin Mohler et la fidélité à un « style » différent

Le style est incarné par ceux qui ont éprouvé en eux-mêmes, dans leur intimité la plus profonde, la faiblesse mortelle de tout mythe ou valeur illuministe, rationaliste et démocratique.

« On est plus fidèle à un style qu’à des idées », écrivait Drieu La Rochelle, et sans aucun doute, on peut dire que c’est là le fil conducteur du court mais dense essai du philosophe et représentant de la Nouvelle Droite, Armin Mohler, intitulé Le style fasciste (éd. it.: Settimo Sigillo, 1987). Mohler, chercheur sur la révolution conservatrice allemande, qui fut déjà secrétaire d’Ernst Jünger durant l’après-guerre et correspondant d’Evola, est, comme nous l’avons déjà mentionné, surtout connu pour le dialogue qu’il a engagé avec la Nouvelle Droite et pour sa virulente critique du libéralisme.

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