En 1991, époque où l’Occident n’a pas encore basculé dans la folie, le petit monde des travestis et des candidats à la transition de genre est clairement perçu et catalogués comme étant des détraqués. Plus personne ne semble se souvenir du film Le Silence des Agneaux, mais c’est ce que montre ce succès cinématographique mondial de l’époque, thriller basé sur le roman éponyme de 1988, avec comme chacun sait Anthony Hopkins dans le rôle du célèbre Hannibal Lecter et Jodie Foster dans celui de l’agent du FBI.
Dans cette histoire, Billy, le tueur psychopathe qui se confectionne des robes avec la peau de ses victimes, est un travesti à téton percé qui se met du gloss (captures d’images ci-après pour ceux qui n’ont pas le film en tête). Dans sa tanière il bichonne un caniche blanc, Bijou… Billy a été refoulé par trois chirurgiens qu’il avait approchés pour obtenir une transition de sexe.
Près de quarante ans plus tard, des lois ont été faites pour nous poursuivre si l’on ose ne pas dire que les travestis et les transsexuels, sont des gens normaux, le rainbow flag et ses dérivés délirants ont été imposés à notre vue jusqu’à l’overdose, des drag queens ont porté la flamme des Jeux Olympiques d’Emmanuel Macron, ils ont une émission télévisée, un acteur espagnol qui s’est bricolé une apparence de femme a obtenu un prix cinématographique féminin, le tout sous la volonté politique de la gouvernance. C’est à ce genre de comparaisons dans le temps que l’on mesure l’ampleur de la subversion qui a été menée et dans laquelle on nous fait vivre aujourd’hui.



