Message du pays réel vu sur les réseaux, et aveu tragique :
Je fais partie de cette génération (Génération X, j’ai 52 ans) qu’on a oubliée entre les boomers triomphants et les milléniaux bruyants. Celle qui n’a jamais fait de vagues, qui n’a jamais défilé pour ses propres intérêts, qui n’a jamais demandé qu’on la plaigne. Celle qui a simplement encaissé, en silence, pendant que les décennies défilaient.
On nous a vendu Mitterrand, la gauche au pouvoir, le progrès social, la France forte, l’Europe radieuse, la mondialisation heureuse. On nous a promis un monde plus juste, plus ouvert, plus prospère. On a eu le chômage de masse, la dette infinie, les délocalisations en cascade et la repentance permanente. On a appris très jeunes que la promesse politique n’engage que ceux qui y croient.
On a travaillé. On a cotisé. On a payé nos impôts sans broncher. On a fermé nos gueules quand il fallait serrer les dents, quand il fallait se taire, quand il fallait « faire des efforts ». Et aujourd’hui, après quarante ans de travail, on nous explique doctement que le problème, finalement, c’est nous. Trop blancs, trop vieux, trop français, trop attachés à un pays qui n’existerait plus.
On a vu arriver l’immigration qu’on n’avait pas le droit de questionner. L’argent magique qu’on n’avait pas le droit de compter. Le wokisme qu’on n’avait pas le droit de critiquer. Trois interdits. Trois tabous. Trois accélérateurs du chaos que nos enfants ramassent aujourd’hui en pleine figure.
Voilà la France de 2026 : on bosse jusqu’à crever pour financer un système qui ne nous protège plus. On s’excuse d’exister dans son propre pays. On regarde ses enfants galérer pour se loger, pour se soigner, pour se projeter, et on se demande ce qu’on leur laisse. Mais tout va bien. Les statistiques sont rassurantes. Les éditorialistes sont confiants. Les ministres sourient à la télé. Dormez, braves gens, dormez.
Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je ne milite pour aucun parti, je ne roule pour personne. Je suis simplement de cette génération qui a compris trop tard. Celle qui a cru aux promesses. Celle qui a joué le jeu jusqu’au bout. Celle qui se réveille un matin dans un pays qu’elle ne reconnaît plus, avec le sentiment étrange d’être devenue étrangère chez elle.
