Les Américains à travers leur cinéma n’ont pas hésité à exposer les conséquencs délétères de leur société multiraciale. Ne serait-ce que par ce truchement, sans devoir aller puiser dans les nombreuses autres sources universitaires et sociologiques explicites sur la question, tout était connu sur ce modèle, sur les chimères de la « mixité raciale heureuse ».
Le film American Me (Sans Rémission en VF) est un de ces nombreux exemples. Il évoque pour sa part les gangs Latinos à Los Angeles dès les années 1940. Dès les premières minutes, le narrateur a ces mots forts et explicites : « En juin 1943 l’Amérique était en guerre, pas seulement outre-mer, sur place aussi, la haine raciale était grande envers tous ceux qui étaient différents ». Pourtant, en dépit de l’avertissement qu’a constitué le tableau cinématographique nord-américain d’une société hétérogène, donc contre-nature, il a fallu qu’il se trouve dans nos pays européens des salopards et des utopistes coupables pour détruire notre homogénéité protectrice en important ici en pleine conscience ce modèle dysfonctionnel générateur de tant de méfaits, de violences et de drames. On ne cessera jamais de hurler la culpabilité de ces gibiers de potence et de leurs organisations politiques. Leurs utopies maçonniques étaient et demeurent plus fortes que les leçons du réel.
