En 1971, dans son discours au Palais des Sports de Paris, François Brigneau a ces mots : « Vous regardez votre pays, et vous vous demandez de quel cauchemar vous êtes la victime ».
Si la situation de la France au sortir de Mai 68 faisait dire cela à François Brigneau, comparativement il n’avait encore rien vu, et n’était évidemment pas en mesure de voir ce que serait la France actuelle, après cinquante ans de patiente démolition dont dix années de Macronisme : submersion migratoire afro-musulmane, zones de non-droit, explosion du trafic de drogue et de la criminalité, dette stratosphérique, ruine économique, mutation de l’Union européenne en un carcan dictatorial (elle a commencé avec la libre circulation et la coopération sur le charbon et l’acier, elle construit désormais, tranche par tranche, l’État de contrôle numérique), énorme restriction des libertés, dont la très proche obligation de s’identifier de façon administrative pour accéder aux réseaux sociaux (données et identité, tout à portée de main immédiate des autorités de l’UE pour une répression plus rapide de la parole jugée hérétique)… Brigneau aujourd’hui aurait les yeux qui saignent.
